City: Bordeaux
Country: FR
Signup Date: 1/6/2008
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Friday, December 04, 2009
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 Ainsi parla le poète...
Une fois de plus, me voilà penchée sur la table, tentant de déceler, dans l’amas de déchirures et de plaies, l’éclat de beauté qui nous pousse. Une fois de plus, debout sur le parapet, j’essaie de crever l’épais brouillard, de faire percer au jour, malgré la nuit des longs couteaux, la fleur délicate. Une fois de plus, bien que mes ongles soient rongés, bien que la fatigue pointe, je m’échine à m’enrager, retrouvant, dans les yeux d’un enfant de deux ans, la fragilité de l’existence. Les malheurs nous viennent en cohortes, clouant nos viscères ; démembrant sans s’encombrer nos fétus d’espérances ; s’ingéniant à poursuivre, jusque dans le sommeil, nos désillusions.
Nous soliloquons, perclus, sans ligne à atteindre ; sans trouver, sous nos pas, la terre vierge où s’affranchir.
Nos peaux s’agglutinent et se frôlent mais la solitude nous engonce, nous tire vers le renoncement et nous soumet à nos habitudes. Le temps où nous rêvions haut, où les citadelles n’étaient pas hantées par les spectres de nos désolations, ce temps-là est encore à portée de mains si l’on consent, presque sans désespoir, à naître pour mourir.
Car malgré cette amertume, le ventre de nos femmes continue de s’arrondir et la vie, bouillonnante et désordonnée, fourmille.
Qui peut alors dire : « Cela ne m’appartient pas. » ? Sans présumer de l’entaille, il nous faut manier l’aiguillon sans relâche, titillant au cœur de notre genre l’espoir fainéant.
Ah ! Oui ! Vraiment ! Tendre nos nerfs à déceler, dans l’amas de déchirures et de plaies, l’éclat de beauté qui nous pousse !
m. pour O.P.A
** Texte diffusé sous Creative Commons. On peut le copier, le diffuser, le dire, l'écrire sur les murs, le chanter, le modifier. Tout sauf le vendre.
Merci de citer vos sources.
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Thursday, December 03, 2009
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 Transmis par Hacktivismes
Pour info et diffusion un reportage photo de Sara Prestianni. Superbe.
****** Reportage photo sur la "vie dans la jungle et au port de Calais" + récit d’Abdul, afghan, recueilli dans la jungle de Calais, le 2 août 2009.
Son histoire est un macabre exemple des tragiques effets des politiques européennes d’immigration : fermeture des frontières, déportations souvent illégales, expulsion, restrictions au droit d’asile, qui provoquent une errance forcée qui se prolonge de plus en plus dans le temps, pendant des mois voire des années et qui nie tout type de protection aux exilés.
Reportage par Sara Prestianni.
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Thursday, December 03, 2009
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 La Dépêche
Publié le 02/12/2009 08:37 par Pierre Challier.
Lannemezan. Condamné pour avoir refusé un prélèvement d'ADN
Justice. Détenu depuis 25 ans, Georges Ibrahim Abdallah a refusé un prélèvement d'ADN à Lannemezan.
Georges I. A. ? Barbe et cheveux poivre et sel, il a désormais un faux air de feu l'écrivain Alain Robbe-Grillet, blanchi sous le harnais. Et paraît en tous les cas plus que ses 58 ans, dans le box, comme emprisonné depuis 25 ans et condamné le 26 janvier 1987 à la prison à perpétuité pour « complicité d'assassinats », il continue à purger sa peine à la centrale de Lannemezan…
Mais un homme qui mobilise encore un déploiement impressionnant des forces de l'ordre, face à la quarantaine de personnes venues le soutenir. Et réclamer de nouveau sa libération, ce mardi après-midi, au tribunal de Tarbes, à l'occasion de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Tarbes, pour cette audience inhabituelle.
Tribune
Ce qui est reproché à l'ancien chef présumé des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises ? à ce détenu « exemplaire » ainsi que le présentait l'administration pénitentiaire en 2004, alors que la Cour d'appel de Pau avait statué en faveur de sa libération conditionnelle, décision finalement réformée par la juridiction nationale, exigeant le maintien en prison de Georges I. A. ?
« Étant condamné, avoir refusé de vous soumettre en juin 2008, à Lannemezan, à un prélèvement génétique alors que votre condamnation prévoit que vous devez vous y soumettre » lui résume la présidente Élizabeth Gadoullet. Qui enchaîne « comment se fait-il que vous ayez refusé ? » La question qui fâche alors d'emblée Georges I. A. Qui profite de la tribune offerte.
Remerciements
Car « je ne m'attendais pas à ce que vous me convoquiez, depuis plus de 25 ans, pour ce genre de raison. C'est pour ça que j'ai dit à mon avocat (Me Vergès ndlr) de ne pas venir
[…] Il se trouve qu'en 2003, un de vos collègues magistrat m'a accordé la libération conditionnelle. Mais juste après le ministère de la justice a fait appel et le procureur s'est opposé à ma libération en disant tout et son contraire, que j'étais communiste et islamiste donc dangereux ! Il m'a envoyé en 2003 au service concerné pour prendre mes empreintes génétiques.
Vous voyez, ce prélèvement, il a déjà été fait » se défend ainsi Georges I. A. Qui poursuit : « Je voudrais vous remercier de m'avoir convoqué. Et je dis aujourd'hui que je regrette énormément de l'avoir fait en 2003, que je n'avais donc aucune raison de le faire en 2008 : mon ADN est déjà dans votre fichier ».
Une position que n'accepte pas la présidente. Pour laquelle le procureur ne peut avoir requis ce prélèvement sans bonne raison et a fortiori s'il a déjà été effectué, ainsi que le prétend le prévenu.
Et de lui expliquer qu'il peut être aussi justifié aux yeux de la justice, pour une actualisation des données du fait des progrès enregistrés en matière d'empreintes génétiques. « Ce n'est pas un argument de justice » tranche Georges I. A. « En tout cas c'est la loi » rétorque la présidente. Qui lâche à présent « si vous persistez dans ce refus, ce que vous encourez, c'est l'annulation des réductions de peines auxquelles vous avez droit ». Menace qui déclenche une première vague de réprobation dans la salle.
Et «propos pas acceptables de la part d'un magistrat car vous êtes censée dire le droit» lance le prévenu. Dont la réplique est également jugée «inacceptable» par la présidente.
Qui passe la parole au ministère public.
Pour lequel «il faudrait qu'on nous prouve ce prélèvement de 2003» et qui rappelant l'objet de la loi sur le fichier national d'empreintes génétiques, souligne que ce n'est pas le premier refus du prévenu s'étant ainsi exposé aux sanctions pénales: «3 à 5 mois d'emprisonnement» réclamés en l'occurrence à son encontre.
Georges proteste.
«Si vous aviez accepté, vous n'en seriez pas là» lui répond la présidente. Qui part délibérer, laissant la salle à son indignation. Et revient. «Ce sera 3 mois d'emprisonnement, voilà».
«Scandaleux !» réagissent spontanément le bâtonnier Bertrand et Me Record, présents en spectateurs.
«Libérez Georges A.» crie le comité. Avant de sortir, calmement. «On va passer à l'appel des autres causes, j'allais dire aux affaires sérieuses», conclut la présidente.
Résumé du dossier terroriste des FARL
Le 23 avril 2005, nous présentions ainsi le dossier Georges I. A. : « 1982, la guerre du Liban fait rage. Le 18 janvier, l'attaché militaire adjoint des Etats-Unis en France, le lieutenant-colonel Ray, est tué à Paris par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL marxistes). En juin, l'armée israélienne déclenche l'opération paix en Galilée et s'installe aussi au Liban.
Le 3 avril 1984, Yacov Barsimentov, diplomate israélien en poste à Paris, est victime d'un attentat des FARL. Aux yeux des FARL, MM Ray et Barsimentov sont deux officiers de renseignement de puissances étrangères occupant leur pays. Se considérant comme une organisation de résistance face à cette occupation, en abattant ces deux hommes, les FARL revendiquent une logique « d'exportation » du conflit libanais.
Logique inacceptable pour la France pour qui il s'agit purement et simplement d'actes terroristes commis sur son territoire et qui retient donc deux assassinats contre les FARL (auxquelles elle impute aussi les attentats meurtriers de 1986, ndlr). Arrêté en 1984 à Lyon pour une affaire de faux papiers, de détention d'armes et d'explosifs, Georges I. A. est condamné dans un premier temps à quatre ans de prison. Le 26 janvier 1987, considéré comme le chef présumé des FARL, il est condamné à perpétuité, mais sans peine de sûreté pour « complicité d'assassinats ». En 2004, la Cour d'appel de Pau avait accepté sa demande de libération conditionnelle. Source : http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/02/728093-Lannemezan-Condamne-pour-avoir-refuse-un-prelevement-d-ADN.html#xtor=EPR-1** Le blog de soutien à Goerges ibrahim Abdallah : http://liberonsgeorges.over-blog.com/
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Thursday, December 03, 2009
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Transmis par Hacktivismes
Le 2 décembre 2009
Nous sommes aujourd'hui une quarantaine de chômeurs, précaires, intermittents à occuper les locaux d'Altedia, propriété d'Adecco, qui entre autre conseille les entreprises dans leurs plans de licenciements, accompagne et contrôle les chômeurs dans leurs recherches obligatoires d'emploi (sous peine de radiation).
Jeu à gain multiple pour Altedia qui palpe le beurre, l'argent du beurre, la vache laitière et tous ses petits veaux : une fois en se faisant rémunérer pour dégraisser une deuxième fois - comme sous traitant de Pôle Emploi - en forçant ces fainéants de licenciés économique à bouger leur cul pour trouver un travail qui n'existe pas, une troisième fois en organisant le travail précaire par le biais de l'intérim.
Nous sommes ici collectifs de précaires, chômeurs, intermittents et autres venus chercher un peu de chaleur dans une action collective pour demander que l'argent versé à Altedia pour nous suivre nous soit plutôt verser directement -on se suivra nous même-.
Nous exigeons :
- de rencontrer la direction d'Adecco, propriétaire d'Altedia, société d'intérim responsable de nombreux accidents liés aux conditions déplorables du travail imposé ;
- de rencontrer Mr Charpy, directeur du Pôle Emploi ;
- la liste des entreprises dont Altedia prépare la restructuration afin d'informer les salariés sur le sort qui les attend ;
- de connaître la somme exacte perçue par Altedia pour chaque chômeur suivi.
Après bientôt quatre heures d'occupation, aucune réponse n'a été apportée à nos exigences.
Cette action s'inscrit dans une campagne nationale d'actions et d'occupations (mairies occupées à Brest, Rennes, Morlaix, Quimper ; Pôles Emplois occupés à Paris, Montreuil, Argenteuil, Rennes, Toulouse, Marseille, Bordeaux...) menée par des chômeurs, précaires, intermittents.
Nous appelons aux différentes manifestations qui auront lieu samedi 5 décembre à Paris, Rennes, Lyon, Marseille, Bordeaux et ailleurs dans une trentaine de villes.
A Paris retrouvons nous à 14h place Stalingrad. ** Le site d'AC! pour les infos sur les manifs du 5 décembre : http://www.ac.eu.org/
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Thursday, December 03, 2009
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 "La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a parlé aujourd'hui de l'immigration clandestine comme d'un "cancer" risquant de se "métastaser" à l'ensemble de la France," ____________________
le centre d'hébergement des Migrants à Bailleul est lancé ! Si l'installation a dû être retardée en raison d'une manifestation d'opposition dirigée par l'extrême droite régionaliste, les bénévoles de l'association Flandre Terre Solidaire ont commencé la mise en place en fin d'après-midi dans la plus grande sérénité. En début de soirée, les 6 premiers Migrants à bénéficier de ce dispositif et des bénévoles de SALAM ont pris le repas sur place en compagnie des bénévoles de Bailleul. Ce soir les Migrants dormiront à l'hôtel, avant de rejoindre le centre Intermed demain.
Nous nous réjouissons du démarrage du centre Intermed qui offre notamment une solution d'hébergement aux Migrants convalescents.
Hébergement Grand Froid
D'un jour à l'autre, en fonction de l'évolution des températures, le dispositif d'hébergement d'urgence Grand Froid pourrait être relancé pour les Migrants, à Calais.
L'an dernier les bénévoles de SALAM avaient ainsi pu mettre à l'abri jusqu'à 300 Migrants dans un gymnase pendant 18 nuits, grâce à un accord entre la Ville et la Région. Le dispositif sera reconduit cette année. Si le pilotage sera encore confié à l'association SALAM, l'association La Belle Etoile a cette année accepté d'y participer.
Nous lançons dès à présent un appel aux dons de couvertures afin de constituer un stock en prévision de l'ouverture du gymnase. Des matelas de camping en mousse seraient également utiles.
Merci à tous les soutiens qui se sont manifestés ces derniers jours pour le centre d'hébergement de Bailleul et bravo aux Bailleulois qui ont su démontrer leur solidarité et le sérieux du projet Intermed.
L'association SALAM Nord/Pas-de-Calais
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Bailleul : les premiers migrants arrivés au camp d'accueil médical dimanche 29.11.2009, 21:46 - La Voix du Nord
Depuis l'aube, à Bailleul, une cinquantaine de membres du collectif Bailleulois en colère bloquait l'entrée du site destiné à accueillir le camp d'accueil médical pour migrants. Toute confrontation entre les bénévoles de l'association Flandre terre solidaire et les opposants au camp a pu être évitée.
Vers 17 h 30, une demi-heure après le déblocage du terrain, la première tente a été installée. Et une heure plus tard, six migrants sont arrivés, accompagnés par l'association calaisienne SALAM. Ils ont entre 19 et 25 ans, sont originaires d'Afghanistan et ont débarqué à Calais il y a plusieurs mois pour certains.
Ce soir, ils dormiront à l'hôtel.
Les bénévoles souhaitent terminer l'installation du camp - trois tentes chauffées - afin de les "accueillir dignement".
***** Installation perturbée d'un camp de soins aux migrants à Bailleul LEMONDE.FR avec AFP | 29.11.09 | 20h15 L'installation d'un lieu d'accueil à Bailleul, dans le Nord, pour dispenser des soins à des migrants "fragilisés" de Calais a été perturbée, dimanche 29 novembre, par des manifestants qui ont bloqué l'accès au site jusqu'en fin d'après-midi. Une trentaine de manifestants, membres d'un collectif appelé "Bailleulois en colère", ont bloqué l'accès au site toute la journée pour manifester leur opposition à cette installation. Pour éviter toute confrontation, les bénévoles de l'association Flandre terre solidaire, à l'origine du projet, ont retardé l'installation du camp jusqu'au départ des manifestants, à la nuit tombée.
Le camp, nommé "Intermed" et composé d'une grande, d'une moyenne et d'une petite tente, a été rapidement mis en place après le départ des manifestants. Il doit accueillir un maximum de quinze à vingt migrants simultanément dans des tentes chauffées.
A 18 h 30, arrivaient déjà six migrants, orientés vers Bailleul par l'association Salam, qui étaient rapidement pris en charge par un médecin, selon l'adjoint aux affaires sociales de la mairie de Bailleul, Joël Decat. "L'important c'est que tout cela se soit passé sans violences, sans agressivité", a déclaré M. Decat.
La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, avait dénoncé vendredi de Bailleul la mise à disposition par le maire UMP de Steenvorde d'un terrain pour l'association Terre d'errance et avait reproché au maire socialiste de Bailleul d'avoir mis ses administrés devant le fait accompli.
La candidate frontiste aux élections régionales avait estimé que le Nord-Pas-de-Calais ne pouvait pas "devenir l'hôpital sans frontières du monde". Elle avait également parlé de l'immigration clandestine comme d'un "cancer" risquant de se "métastaser" à l'ensemble de la France. **** Immigration clandestine : "cancer" (FN) AFP - 27/11/2009
La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a parlé aujourd'hui de l'immigration clandestine comme d'un "cancer" risquant de se "métastaser" à l'ensemble de la France, s'exprimant à Bailleul (Nord) où un lieu d'accueil pour les migrants doit s'ouvrir dimanche.
"Nous sommes dans le symbole de ce que nous dénoncions, le cancer d'une immigration clandestine qui se métastase à l'ensemble du département, puis de la région et demain à l'ensemble de la France", a déclaré Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse. La politique gouvernementale de lutte contre l'immigration clandestine revient, selon Marine Le Pen, à mettre "la poussière sous le tapis": "on fait croire que la disparition de la jungle de Calais va entraîner la disparition de l'immigration clandestine alors qu'on est en train de monter des campements dans l'ensemble de la région".
"Ils vont faire 40 campements de 20 ou 30 migrants en espérant que ça se verra moins que lorsqu'il y en a 800 sur un même territoire", a estimé Marine Le Pen, à propos de la jungle de Calais, qui avait été démantelée en septembre 2009.
La candidate frontiste aux prochaines élections régionales a estimé que le Nord/Pas-de-Calais "ne peut pas devenir l'hôpital sans frontières du monde". La candidate a également dénoncé "la contradiction absolue du message entre l'UMP nationale qui vient dire (...) +Nous luttons contre l'immigration clandestine+ et l'ensemble des élus UMP locaux (...) qui aident à cette immigration clandestine".
Marine Le Pen faisait notamment référence à la mise à disposition par le maire UMP de Steenvorde (Nord) d'un terrain pour l'association Terre d'errance.
L'élue frontiste reproche par ailleurs au maire (PS) de Bailleul d'avoir mis ses administrés devant le fait accompli.
Le camp Intermed, "lieu d'accueil sanitaire et humanitaire", doit accueillir à Bailleul un maximum de quinze à vingt migrants de Calais "fragilisés" auxquels des soins seront prodigués, selon Claire Cleenewerck, présidente de l'association Flandre terre solidaire, à l'origine du projet.
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Wednesday, November 25, 2009
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Wednesday, November 25, 2009
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Yep !
La suite des textes pour la Palestine exposés à Bègles...
m.
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Texte 5
Quand nos fils partent et ne reviennent pas, nous savons maintenant que nous ne devons plus les attendre.
***
Texte 6
En ces temps oubliés où nous n’avions pas de chaînes, quelqu’un avait écrit :
« Voici la terre.
Ici, le ferment de nos origines palpite comme un cœur qui bat et nourrit nos visions.
Comme nos racines nous portent, nous soutenons l’avenir sans préjugé, la poitrine ouverte, prêts au bouleversement.
Nous savons que le sillon est infini, que nous serons le passage et qu’après nous, la descendance, celle-ci, puis celle qui ne saura même plus qu’elle nous ressemble.
Nous entrevoyons des fleurs au larges corolles, embaumant, des oasis tièdes sous la voûte d’un ciel clair, des silences sans pesanteur.
Car voici la terre. »
Mais ces mots avaient été écrits avec de la poussière et du sable et aujourd’hui, dans le sel des larmes se découpent des paysages lunaires, des déserts de nostalgie qui nous soudent.
***
Texte 7
Parfois, des rires d’enfants se faufilaient entre les rues désertes, glissaient sur les pavés sablonneux, couraient le long des rigoles asséchées et venaient éclater sur les murs zébrés des maisons.
Dans ces moments, alors que tout jusqu’alors paraissait figé, le temps semblait reprendre sa course et l’on ouvrait les volets qui étaient restés clos pour se protéger du soleil.
Les femmes, étonnées, sortaient sur le pallier et, mettant leurs mains en jumelle, elles fouillaient l’horizon au plus loin.
Les hommes, convaincus pourtant qu’il ne se passait rien, pointaient le bout de leur nez aux fenêtres, humaient l’air sec à la recherche de senteurs nouvelles puis retournaient d’un pas las se rasseoir dans des fauteuils usés.
Alors, les rires se faufilaient de nouveau, quittaient la ville, abandonnaient l’innocence des heures au vertige de l’immobilité et disparaissaient sans écho.
Il ne restait plus à la nuit qu’à balayer les rues désertes pour que s’en efface, tout à fait, le souvenir des années tendres.
***
Texte 8
Palestine,
Nous avons gravé ton nom dans nos cœurs, au plus profond de notre âme et nous te portons, à chaque pas, dans ce Chaos.
Nous avons rêvé, nous rêvons encore mais à se tendre vers toi, dans ce Chaos, chaque pas devient plus difficile et la poussière et le sable s’accrochent à nos semelles comme du plomb.
Nous avons hélé, appelé jour et nuit, crié jusqu’à perdre la voix mais de l’Occident à l’Orient, c’est le silence.
L’ombre nous recouvre, le néant nous engloutit et nous ne pouvons plus écrire l’Histoire car plus rien ne dépend de nous, car tout nous échappe tandis que l’Ogre dévore nos enfants.
Nous peinons maintenant à t’imaginer, n’ayant presque plus à portée le souvenir que nos pères avaient de tes formes.
Nos colères cloisonnées se disloquent, se dispersent sans efficacité et le destin se moque, s’élabore loin de nous et se décide sans indulgence.
Nous prions un ciel qui semble vide, nous prions.
Et tous les mots que nous lançons vers lui portent en eux notre terre.
Palestine,
Dans nos cœurs, dans le plus profond de nos âmes, à chaque pas dans ce Chaos, nous te portons.
m. pour O.P.A
***
Ces textes, diffusés sous Creative Commons, sont librement copiables, diffusables, criables, chantables... Bref, tout est possible sauf les vendre.
Grand merci de citer vos sources !
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Wednesday, November 25, 2009
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Yep !
Je vous fais part ici des textes sur la Palestine que j'ai exposés à Bègles avec François-Xavier.
Hélas, point de photos, François-Xavier n'ayant pu scanner aucun de ses clichés.
Mais je vous tiens au jus, il parait que l'expo va s'exporter hors de notre département.
En deux coups, pour ne pas lasser, ces poésies dédiées aux frères et soeurs de Palestine.
Dans mon coeur, à jamais !
m.
ps : comme toujours, ces textes, diffusés sous Creative Commons, sont librement copiables, diffusables, criables, chantables... Bref, tout est possible sauf les vendre.
Grand merci de citer vos sources !
***
De la poussière et du sable...
Octobre/novembre 2009
Texte 1
Nous vivons une époque de poussière et de sable dans lesquels nous ne pouvons même plus imprimer l’empreinte de nos êtres pour dire ce que nous fûmes, ici, sur cette terre en don reçue et que nous quittons sans mot dire.
Avant, nous marchions côte à côte, nous rêvions ensemble.
Nous pensions toujours pouvoir fouler de nouveau le sol de la naissance.
Mais au fil du temps, le lien s’est dilué et aujourd’hui, la poussière et le sable recouvrent une mémoire qui se déforme.
Il existera cette légende de la terre natale dont le sein nous a nourris et dont notre âme s’est imprégnée sans savoir.
Aujourd’hui, dans le sel des larmes se découpent des paysages lunaires, des déserts de nostalgie qui nous soudent.
Comme l’oubli semble nous reconnaître et nous appeler, nous scrutons vers l’Occident, vers l’Orient, l’écho.
Mais dans ce temps de poussière et de sable que nous vivons, les heures tombent, le voile s’épaissit et nous voilà rendus au seuil de nos dernières espérances.
***
Texte 2
Si vous passez la première route, vous tomberez sur un amas de pierre, comme une cicatrice, c’est ici.
Jadis, le soleil se levait en face et se couchait juste là, derrière le mur.
Sa course allait du matin au soir sans obstacle, il ne butait sur rien, inondait tout et se plaisait à faire de l’ombre sous les oliviers.
Maintenant, vous verrez, lorsqu’il décline, comme il se heurte, sa lumière se brise avant d’avoir éclaboussé le ciel.
La beauté ne résiste pas aux hommes de granit.
***
Texte 3
Enfant, j’avais cent ans et je faisais semblant d’être un petit garçon.
Parfois, bien sûr, je me prenais à mon propre jeu et je me surprenais à faire comme si de rien n’était, m’amusant sans y penser, comme rendu tout d’un coup à mon âge, proche de ce qui me fuyait.
Mais dans ces moments de répit, la nuit ramenait toujours les peurs anciennes et je me réveillais l’air grave, l’œil noir et le ventre noué.
L’enfance, ce merveilleux jardin, était pour moi un paradis perdu.
Que personne ne s’étonne aujourd’hui si, quand je regarde bien en face, mon regard porte toujours plus loin.
***
Texte 4
Que se passera-t-il une fois que tu auras parcouru de ton regard le parchemin de mon visage ?
Sera-t-il assez fort pour s’imprégner en toi et pour te tourmenter ?
As-tu suffisamment senti, à mes yeux sombres, l’effroi ?
Ai-je l’air assez lasse ?
As-tu pu deviner, en plongeant vers moi, à quel point j’avais soif de t’entendre ?
As-tu vu, au travers de mon être, le tréfonds de mon âme ; as-tu vu ce que même les yeux fermés je ne puis m’empêcher de voir ?
Le parchemin de mon visage retient les souvenirs et les tisse, peuplant mes fondations chancelantes de rêves incertains où je t’appelle encore.
Je t’appelle par tous les noms que je connais, dans toutes les langues que je parle et dans toutes celles que j’invente.
Je t’appelle le jour, la nuit, dans ces rêves incertains, dans ces après-midi de poudre. Dans la quiétude-même des instants de bonheur volés, je sais que je t’appelle encore, par tous les noms que je connais.
Et maintenant, je tiens ton regard dans le mien.
Tu peux me scruter sans délicatesse car dans l’enchevêtrement des souvenirs tissés, il y aura, si tu le veux, une ride qui me ressemble au parchemin de ton visage.
m. pour O.P.A
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Wednesday, November 25, 2009
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Yep ! En attentant ici même la publication des textes...  François-Xavier Lazaro et m. lors du vernissage.
Deux drapeaux ornent la mairie ces jours-ci. L'un,
à l'extérieur, multicolore et barré du mot climat, salue le sommet de
Copenhague. L'autre dans le hall, est aux couleurs palestiniennes. Il
accompagne l'exposition de photographies inaugurée vendredi soir par
Noël Mamère, en ouverture de la deuxième Semaine de la solidarité
internationale. Après le climat la semaine dernière, le Proche-Orient
est à la une. « Il y a déjà des guerres de l'eau », a rappelé
Noël Mamère, pour faire le lien entre les deux volets de ces semaines.
Citant le Darfour, « guerre entre éleveurs et cultivateurs », et le
fleuve Jourdain.
L'exposition est constituée de photographies de
François-Xavier Lazaro, parti l'été dernier en Cisjordanie avec
l'association génération Palestine, partenaire de la mairie de Bègles
durant cette semaine. Des enfants, des murs, des grilles, des barbelés,
des camps de réfugiés... François-Xavier Lazaro évoque « un peuple
soumis à une intolérable pression » et frappé « d'une fatigue fatale ».
Les
images sont accompagnées de beaux textes de Myriam Eckert, poète,
chanteuse et militante bordelaise. Elle écrit : « dans ce temps de
poussière et de sable que nous vivons, les heures tombent, le voile
s'épaissit et nous voilà revenus au seuil de nos dernières espérances
». Ce n'est pas gai. Le sujet ne l'est pas.
Zouina Hammi,
conseillère municipale déléguée à la jeunesse, a rappelé comment la
semaine a été construite avec des Béglais sensibilisés par les «
événements » de Gaza, et avec le service jeunesse et le service
culturel.
Danse, cuisine ou littérature sont au programme. Et
histoire politique, bien sûr, avec le débat intitulé « Deux peuples,
une terre », jeudi à 19 heures au BT25 des Terres Neuves. Même à Bègles
où la municipalité affiche de longue date son soutien au peuple
palestinien, le sujet suscite des approches diverses.
« Les frontières de 1967 »
Ainsi,
quand le représentant de Génération Palestine évoque le boycott de
produits israéliens à l'exemple de celui qui fut mené contre
l'apartheid sud-africain, Noël Mamère se démarque : « il y a d'autres
façons de faire ». « Nous sommes quant à nous en faveur de deux états
pour deux peuples, sur les frontières de 1967 », dit le maire, « Israël
a droit à la sécurité et à la paix ».
En rejetant toute «
identification » entre la situation des jeunes français « même victimes
de discriminations bien réelles », et celle des Palestiniens. Ce qui
situe les débats de la semaine. Au-delà de son objet initial rappelé
par Zouina Hammi : « informer les Béglais, leur donner les moyens de
comprendre ».
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Friday, November 20, 2009
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Yep ! ça nous avait échappé. Le 10 novembre dernier, Nicolas sarkozy a remis la légion d'honneur à Danny Boon, célébrissime acteur/réalisateur bien connu des français et pas que ceux du Nord. Alors il est tout content Sarkozy et croit qu'il a un sens de l'humour à se taper le cul par terre. Ses propos nous ont glacés. Après les dires ostenciblement racistes de son bras droit Hortefeux, tout ce que Sarkozy balance sur Sangatte, sur les origines kabyles de l'acteur est proprement sidérant. Peut-être que cela aurait été différent s'il n'y avait pas en ce moment un nauséabond débat sur l'identité nationale ? Peut-être cela aurait été différent si nous ignorions les rapports cachés entre le gouvernement et le M.I.L (ex SAC) et les rapports visibles entre l'U.M.P et De Villiers ? Lire ici les rapports cachés : http://clap33.over-blog.com/article--repression-quand-les-criminologues-murmurent-a-l-oreille-de-mam--39448968.htmlPeut-être cela aurait été différent si ce n'avait pas été lui, Sarkozy le dictateur ? Ah ? La France, on l'aime ou la quitte ? Vu l'archarnement que Sarkozy met à détruire valeurs, symbôles et acquis sociaux de notre cher pays, il devrait penser à boucler vite fait sa valise. Quant à nous autres, hommes et femmes de bonne volonté, du courage ! l'Orchestre Poétique d'Avant-guerre -O.P.A **** ****
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Tuesday, November 17, 2009
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 Transmis par Didier
AMIRA HASS : "L’OEUVRE DE MA VIE EST UN ÉCHEC" Publié le 11-11-2009 La journaliste du quotidien israélien Haaretz, à laquelle a été décerné le prix 2009 du "Courage en Journalisme" pour "l’oeuvre de sa vie", a tenu a faire savoir qu’elle ressentait celle-ci comme un échec retentissant, l’opinion publique israélienne étant restée influencée par la propagande officielle israélienne.
Ci-dessous sa déclaration, traduite par Tlaxcala.
Intervention d’Amira Hass à la réception de son Prix du Courage en Journalisme 2009
"Permettez-moi de commencer par une correction. Correction ô combien impolie, allez-vous penser à juste titre, mais de toute façon, nous, les Israéliens, nous sommes pardonnés pour bien pire qu’une impolitesse. Ce qui est si généreusement appelé aujourd’hui par la Fondation internationale des femmes dans les médias (IWMF) l’œuvre de ma vie doit être requalifié. Parce que c’est un Echec. Rien de plus qu’un échec. L’échec d’une vie.
Pensez-y, c’est juste cette partie de ma vie qui pose question : après tout, c’est environ un tiers de ma vie, pas plus, que j’ai consacré au journalisme.
Aussi, si cette période de ma « vie » vous donne l’impression que je vais bientôt prendre ma retraite - alors cette impression il faut la dissiper. Je n’envisage pas d’arrêter très vite ce que je fais.
Qu’est-ce que je fais ?
On me définit en général comme journaliste pour les questions palestiniennes. Mais en réalité, mes articles portent sur la société et la politique israéliennes, sur la Domination et ses ivresses. Mes sources ne sont pas des documents secrets ou des comptes rendus divulgués de réunions de personnalités de Pouvoir et au Pouvoir. Mes sources sont les chemins ouverts à tous par lesquels les opprimés sont dépossédés de leurs droits à l’égalité en tant qu’êtres humains.
Il reste tant encore à apprendre sur Israël, sur ma société, et sur les décideurs israéliens qui inventent des restrictions comme interdire aux étudiants de Gaza de s’instruire dans une université palestinienne de Cisjordanie, à quelque 70 kilomètres de chez eux.
Autre interdiction : interdire aux jeunes (de plus de 18 ans) d’aller voir leurs parents à Gaza, pour s’enquérir de leur santé. S’ils venaient à mourir, des responsables israéliens respectueux des ordres permettraient la visite. S’il s’agit de jeunes de moins de 18 ans, la visite serait autorisée. Mais, d’un autre côté, les parents au second degré ne sont pas autorisés à rendre visite à des frères et sœurs mourant ou en bonne santé à Gaza.
C’est une question philosophique curieuse, pas seulement journalistique.
Pensez-y : qu’y a-t-il de si dérangeant pour le système israélien, dans le fait de savoir si des pères ou des mères sont en bonne santé ? Qu’y a-t-il de si dérangeant dans le fait qu’un jeune choisisse et acquiert une meilleure instruction ?
Et ce ne sont-là que deux parmi une longue, longue liste d’interdictions israéliennes.
Et quand j’écris sur le territoire palestinien de Cisjordanie, qui est petit à petit détruit et morcelé, ce n’est pas seulement sur des gens qui ont perdu leurs biens familiaux et leurs moyens de substances ; ce n’est pas seulement sur des opportunités de plus en plus rares pour un peuple coupé de tout dans des enclaves surpeuplées.
J’écris en réalité sur l’habileté des architectes israéliens. C’est une manière de faire savoir comment l’urbanisme israélien sur le terrain contredit les proclamations officielles, un phénomène qui caractérise les actes de tous les gouvernements israéliens, d’autrefois comme d’aujourd’hui.
Bref, il y a tant de choses pour me tenir occupée pendant une autre vie, ou au moins pendant le reste de ma vie. Mais, comme je l’ai dit, la véritable correction est ailleurs. Ce n’est pas d’une réussite dont nous devrions parler, mais d’un échec.
C’est l’échec de ne pas avoir amené l’opinion publique israélienne et internationale à utiliser et à accepter les termes et les mots justes - ceux qui reflètent la réalité. Et non pas le nouveau langage orwélien qui prospère depuis 1993 et qui a été adroitement imposé et propagé par ceux qui y ont intérêt.
La terminologie du processus de paix, qui a dominé, brouille la perception des véritables processus en cours : un mélange particulier d’occupation militaire, de colonialisme, d’apartheid, d’autonomie palestinienne limitée dans des enclaves, et de démocratie pour les juifs.
Ce n’est pas mon rôle en tant que journaliste de faire accepter par les juifs et mes compatriotes israéliens que ces processus sont immoraux et gravement imprudents.
C’est mon rôle, par contre, d’exercer le droit à la liberté de la presse afin de donner les informations et de faire que les gens sachent.
Mais, comme je ne l’ai que trop découvert, le droit de savoir ne signifie pas un devoir de savoir. Des milliers de mes articles et des millions et des millions de mes mots se sont envolés. Ils ne pouvaient rivaliser avec le langage officiel qui a été adopté volontiers par les médias de masse, et qui est utilisé afin de décrire de façon trompeuse la réalité. Un langage officiel qui encourage les gens à ne pas savoir.
En effet, un échec retentissant pour un journaliste."
Amira Hass
**
Rappel
L’israélienne, Amira Hass reçoit le "Prix du Courage en Journalisme 2009" Quatre femmes journalistes, originaires du Belarus, du Cameroun, d’Iran et d’Israël, ont été récompensées cette semaine à New York, pour leur courage dans l’exercice de leur profession, face aux menaces de mort et d’emprisonnement, aux attaques et aux violentes intimidations exercées à leur encontre.
La Fondation internationale des femmes dans les médias (IWMF) a remis le "Prix du Courage en Journalisme 2009" [...] à l’Israélienne Amira Hass, journaliste du quotidien Haaretz, qui décrypte l’actualité politique israélienne et palestinienne depuis 20 ans, basée à l’intérieur des « territoires palestiniens ».
Amira Hass, née en 1956 à Jérusalem.
Elle a étudié l’histoire à Jérusalem et à Tel-Aviv.
Après avoir enseigné, elle a commencé à exercer la profession de journaliste en 1989 à la rédactionde Ha’ar etz. Elle est une journaliste et auteur très connue pour ses colonnes dans le quotidien Ha’aretz. Elle vit en Judée Samarie après avoir habité à Gaza et elle rapporte les événements du conflit israélo-palestinien depuis ces territoires disputés.
Elle a débuté sa carrière à Ha’aretz en 1989, et a commencé à informer depuis les territoires en 1991.
En 2003, elle était la seule journaliste israélienne juive à vivre parmi les Palestiniens, à Gaza depuis 1993 et à Ramallah depuis 1997. Deux ouvrages ont été tirés ses expériences successives : l’essai Boire la mer à Gaza et Correspondante à Ramallah, une compilation de ses articles depuis la Judée Samarie, tous deux parus en France aux éditions La Fabrique.
3 novembre 2009 - Tlaxcala - traduction : JPP
CAPJPO-EuroPalestine
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Tuesday, November 17, 2009
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Transmis par Hacktivismes
Nouvelles d'Italie
Depuis début août les révoltes grondent à l'intérieur et à l'extérieur des centres de rétention italiens, notamment à Milan, Turin et Rome. Ceci faisant suite aux mois de révolte inaugurés au début de l'année par les retenus de l'île de Lampedusa. Cela arrive en réaction au "paquet sécurité" adopté par le gouvernement cet été, qui entre autres munitions sécuritaires porte la durée maximale de la rétention de 2 à 6 mois. Cela arrive contre l'existence même de ces camps d'internement et de stockage d'étrangers indésirables. Voici les dernières nouvelles. 1 Semaine de luttes et de solidarité à Milan Samedi 7 novembre Vers 23h, la police a éteint la lumière et a ordonné aux retenus de rentrer dans les cages, anticipant ainsi sur les horaires habituels et limitant un peu plus la vie sociale des prisonniers. Les retenus ont refusé et la police a fait irruption en frappant avec les matraques et faisant allonger certains prisonniers par terre. Les retenus ont refusé en protestant énergiquement et dans la zone C des matelas ont été brûlés. La police a alors coupé le courant et est entrée dans les cellules, profitant de l'obscurité pour frapper davantage encore. Ensuite, une fois la situation calmée et les ambulances arrivées ils ont pénétré dans la zone B où rien ne s'était produit et ont pris 4 jeunes retenus.. Avant d'être amenés la police les a obligés à se mettre à genoux et à marcher à 4 pattes. Dimanche 8 novembre
Dans la soirée, un groupe de sympathisants est allé sous les murs du centre de la via Corelli, a commencé à faire du bruit en tapant sur les glissières de sécurité de la route jouxtant le centre, puis ils ont illuminé le ciel avec des torches et des feux d'artifice. De l'intérieur les détenus ont répondu, tapé sur les barreaux, hurlé le slogan "Liberta !Liberta !"
Lundi 9 novembre
La Cour a confirmé l'incarcération des garçons arrêtés samedi soir lors de la révolte. L'un d'eux, 24 ans, a dans sa poche un billet de retour vers l'Algérie acheté avec son argent. Le départ était prévu pour mardi. Il ne partira pas, il est maintenant emprisonné à la prison de San Vittore, inculpé de résistance et violences ayant entraîné des dommages. Mardi 10 novembre
De nouveau un groupe se réunit en solidarité sous le centre de la via Corelli et de nouveau les battements pour faire du bruit reprennent, ainsi que les pétards et les feux d'artifice. De l'intérieur la réponse est forte, comme toujours. Au bout de 15 minutes la police en tenue anti-émeute sort et rejoint les militaires qui sont postés à l'entrée. Lorsqu'ils commencent à avancer vers le rassemblement, les manifestants repartent lentement par la route tout en continuant à faire un maximum de bruit. Un peu plus tard, en passant sur la rocade qui surplombe le centre, une pluie de fusées s'abattra dans la cour du bâtiment. Vendredi 13 novembre
A six heures du matin, 5 étudiants ont été arrêtés et accusés de vol qualifié de dommages, car ils sont soupçonnés d'avoir imprimé sans payer quelques centaines de tracts à la librairie universitaire CUSL et d'avoir avec ce butin magnifique bousculé 2 intrépides employés qui essayaient de les arrêter. L'un d'eux est incarcéré à Saint-Victor, les autres sont mis en résidence surveillée. Leurs habitations ont été perquisitionnées, et pour certains même filmées. Si l'accusation se confirmait ils risquent de 4 à 10 ans de prison. Le soir même, près d'une centaine de personnes se rassemblent là où vivent 2 des personnes arrêtées. On débat, confronte et s'informe sur les personnes interpellées, on parle de la disproportion de ce qui s'est passé, de la multiplication de ce genre de répression brutale.
Puis on décide volontairement d'aller en cortège à la prison de S. Vittore, avec une banderole fraichement peinte disant :: "Sid, Paulino, Celo, libres tout de suite ! Sbires infâmes».
Le cortège traverse la Porta Genova, Via Papigno et rejoint ensuite les murs de la prison. Là, bombages, slogans, salutations et pétards la cour de la prison. Les prisonniers répondent en frappant les barreaux et par des cris de joie.
Ensuite, le cortège retourne au point de départ et dévie finalement le trajet vers San Gotard.
Là, quelques poubelles renversées et incendiées. On crie des slogans contre la police, contre les matons, contre les centres de rétention pour les immigrants et en solidarité avec toutes les personnes arrêtées. Une cloche de verre est déplacée et bloque la route.
Samedi 14 novembre
Un 2ème rassemblement sous la prison de San Vittore regroupe environ 200 personnes. Le rassemblement déjà prévu depuis plusieurs jours en solidarité avec les 4 retenus arrêtés la semaine passée via Corelli et dans le cadre de la journée européenne contre les centres de rétention, pour les immigrés, évoque aussi la solidarité envers les étudiants arrêtés.
Sur place, musique, discours et salutations en plusieurs langues, à travers les murs de la prison. Egalement quelques pétards et fumigènes.
Ensuite, le rassemblement envahit la chaussée et bloque la circulation jusqu'à 17h pour se transformer en cortège spontané qui bloque encore quelques carrefours, les flics aux talons, puis rejoint les maisons occupées de la rue ripa ticinese où attend un apéritif autofinancé par un groupe de femmes qui se battent contre les centres de rétention.
Plus tard un cortège de voitures viendra saluer les habitations des étudiants placés en résidence surveillée et le tour se termine sous les murs du centres de rétention. Pour la 3ème fois cette semaine, un rassemblement bruyant mené en commun créera un pont entre dedans et dehors.
Le même jour une grève de la faim de tous les retenus du centre de la via corelli a commencé. 2 Dans la nuit de vendredi à samedi, tentative d'évasion collective et affrontements avec les flics au CIE de Caltanisseta (à côté de Pian del lago).
Les mecs ont défoncé un plafond, se sont servis de tables comme de béliers pour péter les grilles. Ils ont lancé ce qu'ils pouvaient sur les flics qui intervenaient pour pouvoir continuer, ils ont brûlé les matelas et ce qu'il leur tombait sous la main... malheureusement ça a pas marché, personne n'a pu fuir.
Une enquête est lancée pour identifier les « responsables de la révolte » disent les journaux. 3 Plusieurs RDV devant les tribunaux suite aux révoltes qui depuis plusieurs mois embrasent les centres de rétention italiens :
- le 17 novembre au tribunal de Milan pour les 4 inculpés de la révolte qui a eu lieu le samedi 7 novembre à Milan.
- le jeudi 19 novembre au tribunal de Turin, procès des 3 inculpés de la révolte qui a eu lieu le 6 novembre au CIE de la via Brunelleschi à Turin. En fait ils seront 3 devant le juge car l'un d'eux, Adel a été expulsé vendredi.
- le vendredi 21 novembre au tribunal de Turin, procès pour une tentative d'évasion ratée qui avait eu lieu en septembre. Adel faisait également partie des inculpés.
Pour leur écrire (en français, en italien et en arabe, comme vous voulez): Maati Boumesa et Mohammed Ben Alì CIE via Mazzarello, 31 - 10142 Torino
* Karim Zitouni * Toufik Webet * Samai Bernini * Saiffedin Sougidi c/o Carcere di S. Vittore - piazza Filangeri, 2 - 20123 Milano Solidarité avec les retenus de la Via corelli, solidarité avec les inculpés des révoltes pour la liberté !
Fermeture des centres de rétention. Liberté de circulation et d'installation.
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