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Ce blog me permet de m'adonner à une activité dans laquelle je voulais me plonger depuis longtemps car j'aime communiquer. Dire haut et fort des trucs surtout quand il s'agit de faire changer les choses et d'etre dans "l'union fait la force" plutôt que dans le "elle est où la télécommande?"...Et puis au delà d'être un porte voix ça me permet de chercher les mots, de travailler l'écriture, de réfléchir un peu et même parfois je ris seule en écrivant, ça fait partie de ces petits moments de solitude délicieux... ;-)
Pauline

Pauline Gannot


Last Updated: 5/23/2008

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Tuesday, July 08, 2008 


Une chanson planante de Kit Thomas à écouter en fin de soirée ou de nuitée pour un effet planant et dans sa platine en journée. Je ne pourrais plus me passer de son album...
Il a beaucoup de talent, courrez en cavalcade acheter son superbe album et prenez-en pour vos amis, ils vous le rendront bien :-)

Il y a une ambiance "Sciences des rêves" dans ce clip...
Les sons qui sont ajoutés en surimpression sont une vraie trouvaille.
Et dire que ce barbu je l'ai croisé dans certains locaux boulonais....
Sunday, October 07, 2007 


Bon boulot de réal, montage sympa. J'aime les effets sur la présentation du clip à la AH-HA et l'attention portée à l'alliance son/image dans la séquence scratch...
A diffuser !
Thursday, October 04, 2007 
Thursday, September 20, 2007 


Un soir dans un théâtre sympa, un concert trop drole d'Oldelaf...Ces trois-là sont à suivre...
Acheter "L'album de la maturité" en ligne

Ils sont en concerts lundi 24/09 à l'excellente Maroquinerie (rue Boyer, Paris 20ème), pour réserver votre future bonne soirée

Excusez le son crachin de la vidéo, baissez le son de votre ordi...
Saturday, September 01, 2007 
Comité de lecture 2007/2008 de l'IRCAM


Attentifs aux personnalités émergentes de la création musicale d'aujourd'hui, l'Ircam et l'Ensemble intercontemporain organisent conjointement un comité de lecture, qui se réunit tous les deux ans. Ce comité est à l'écoute des multiples courants de la création et marque l'engagement des deux partenaires dans le soutien à la jeune création.

Il a pour mission de sélectionner :

* 8 jeunes compositeurs pour la filière commande Tremplin,
* 25 jeunes compositeurs pour la filière formation Cursus.

Pour de nombreux compositeurs, choisis parmi des centaines de candidatures, ces deux filières ont souvent permis de franchir une nouvelle étape de leur développement artistique et ont constitué le départ d'une reconnaissance internationale.

Date limite de candidature 12 novembre 2007
Friday, August 31, 2007 


Belle mélodie, astucieusement mise en image: à se repasser en boucle!
Thursday, July 19, 2007 
Sur Paris plages, il y a les concerts FNAC en fin de semaine (entrée libre) et c'est pas mal du tout pour peu qu'on soit arrivés assez tôt pour se créer un espace (pas de Patrick Swaizé à l'horizon cependant...). On a loisir de découvrir de nouveaux artistes et connaître un artiste en concert, c'est une expérience unique.




Prog du Festival Indétendances

Pour les feignasses du clic, je copie-colle la prog:

* Vendredi 20 juillet de 17h à 22h

COCOON • BERTRAND BELIN • DAPHNÉ • TÉTÉ • AaRON

* Samedi 21 juillet de 17h à 22h

THOMAS HELLMAN • CHAMPION • DUMAS

* Vendredi 27 juillet de 17h à 22h

SCRATCH MASSIVE • WAX TAILOR • BLACK STROBE

* Samedi 28 juillet de 17h à 22h

IMBERT IMBERT • MELL • PABLO KRANTZ • DAVID LAFORE CINQ TÊTES • BABET

* Samedi 4 août de 17h à 22h

NARROW TERENCE • HEY HEY MY MY • KAOLIN

* Samedi 11 août de 19h à 22h

SUSHEELA RAMAN • PERLE LAMA

* Vendredi 17 août de 17h à 22h

ETE 67 • RADIOSOFA • ADANOWSKY • STUCK IN THE SOUND

* Samedi 18 août de 17h à 22h

IZABO • GALAXIE • LES SUPRÊMES DINDES • MARCEL ET SON ORCHESTRE

Venez, venez.....

PS: oui je sais c'est l'affiche de l'édition 2006, je n'ai pas trouvé celle de l'édition de cette année et je n'ai pas le super logiciel qui enlève tout ce qu'on veut...
Wednesday, July 18, 2007 


Cette danseuse est magique....
Thursday, April 26, 2007 
JJJ She's mine but I'm not hers...



Frissons et oeil humide.
Mon regret de l'année, ce concert...
Merci Isabelle
Tuesday, April 24, 2007 

Mardi 24 avril 2007: ce soir sur France Inter, Eric Lange avait convié un sinologue dans son émission, Allo la Planète.
Un programme revigorant car il permet aux auditeurs des quatre coins du monde de s'exprimer.
Sur le principe de la libre antenne, ils soulèvent des débats qui ouvre l'esprit puisque vu de l'étranger, la prise de recul est bien plus évidente. Et puis, ils apportent des sujets dont on ne parle pas en France comme cet auditeur qui témoignait des nouvelles villes fermées aux Etats-Unis.
Plus tard dans la soirée, Eric Lange a laissé des auditeurs donner leur sentiment sur "Une Vérité qui dérange", le documentaire d'AL Gore en forme de bombe à retardement pour l'avenir de la planète. Eric Lange fustigeait le côté info-spectacle du documentaire et plusieurs auditeurs ont mis en valeur le fait qu'Al Gore livrait malgré les effets de manche des infos belles et bien avérées. La protection de l'environnement est un thème qui revient très régulièrement dans l'émission et c'est tant mieux.

Dans "Allo la planète" y a une dimension de solidarité très assumée: les auditeurs peuvent lancer des bouteilles à la mer reçues très rapidement par d'autres qui joignent le standard de France Inter pour apporter leur témoignage et leur aide. Un soir, le sujet était au problème que rencontre les expatriés nouvellement rentrés en France par rapport aux procurations de vote. Un auditeur souhaitait faire une procuration mais il fallait qu'il puissse demander à une personne encore sur place d'aller à l'ambassade pour mettre le bulletin de vote dans l'urne pour lui. Le présentateur du flash info, ancine habitant de New York avait lui aussi ce problème. Eric Lange a alors demandé qu'un auditeur se propose. Une heure plus tard, c'était réglé.

Ce soir, Eric Lange a interviewé Jean-Luc Domenach, sociologue spécialiste de la Chine qui a parcouru ce pays pendant cinq ans et a tenté d'en comprendre son évolution. Eric Lange a dit avoir lu le livre comme un carnet de voyages, ce qui semble plutôt séduisant pour un ouvrage documenté.
Avec l'arrivée iminente des Jeux Olympiques de Pekin et une croissance économique en pleine expansion, on parle désormais très régulièrement de la Chine. Cet ouvrage parait avoir l'avantage de creuser les choses et de contrer les clichés habituellement véhiculés sur la Chine.

La présentation du livre par l'éditeur est ci-dessous, avis aux amateurs:

"Comprendre la Chine d'aujourd'hui" de Jean-Luc Domenach

La Chine, celle d'hier comme d'aujourd'hui, est le " laboratoire " de Jean-Luc Domenach. Depuis cinq ans, il a pu y travailler à ciel ouvert, en arpentant les rues de Pékin ou celles de Shanghaï, en multipliant les rencontres avec l'homme de la rue, le chef d'entreprise, l'intellectuel ou le responsable politique.

Le sinologue de réputation internationale s'est transformé en chroniqueur du quotidien, en explorateur des arcanes du pouvoir local, en ethnologue d'une société beaucoup moins exotique que nous l'imaginons.

Mais l'érudit et l'expert en relations internationales, pointe toujours les contradictions d'une Chine qui aspire à la grandeur, s'en donne les moyens par un travail forcené et doute du présent.

On s'attend à lire des " choses vues " ; on découvre le film le plus exact, autant que saisissant, d'une Renaissance douloureuse.

Jean-Luc Domenach, directeur de recherche au CERI, chroniqueur régulier pour plusieurs médias écrits et audiovisuels, a notamment publié Où va la Chine ?, et Chine, l'archipel oublié, chez Fayard.
éditeur : Librairie Académique Perrin
parution : 2007


Le livre est en vente sur Amazon
Monday, April 23, 2007 

Current mood:  anxious
Antoine Guiral est l'auteur d'un reportage sidérant effectué alors que Nicolas Sarkozy battait encore le pavé pour son ticket d'entrée à l'Elysée. Un tel manque de sang-froid est extrêmement inquiétant pour un éventuel premier homme de France.

La campagne d'un excité contrarié
En déplacement, l'ex-ministre se maîtrise, mais le naturel ressurgit parfois. Exemple hier à Metz.
Par Antoine GUIRAL
QUOTIDIEN : mercredi 18 avril 2007


Une voix plus basse qu'à l'accoutumée, une démarche souvent ralentie à dessein lorsqu'il est en public... mais d'incessants tics et grimaces dont il n'a pas réussi à se départir. Depuis son entrée en campagne le 14 janvier, Nicolas Sarkozy a tenté de se métamorphoser. «J'ai changé», avait-il lancé lors de son discours d'investiture de la porte de Versailles à Paris. Dès le lendemain, lors d'une visite au Mont-Saint-Michel, il avait parfaitement intégré le nouveau personnage «apaisant» qu'il souhaitait incarner.

Dans l'autocontrôle permanent, il cherche à corriger l'image d'excité anxiogène qui lui colle à la peau. Sur le terrain, il prend le temps de perdre avec des anonymes ces quelques minutes (ou secondes) censées montrer qu'il ne connaît pas le stress. Il n'a jamais autant posé en train de faire son jogging quotidien. Depuis trois mois, il répète à l'envi qu'il est «serein». En campagne hier dans le département de la Moselle, il est resté dans ce registre zen, confiant à la sortie d'une usine être «tranquille et toujours aussi concentré».
Mais en meeting dans la soirée à Metz, il a montré son visage de combattant, qui n'hésite pas à monter les gens les uns contre les autres : «On me dit qu'il ne faut pas créer de tensions, qu'il ne faut pas donner de prétexte aux casseurs, qu'il faut à tout prix éviter de créer les conditions de l'affrontement. Veut-on pour cela que la police se dérobe ? Qu'elle ferme les yeux ?» De même, il a moqué ceux qui lui reprochent d' «exciter la colère». «La colère de qui ? La colère des voyous ? Des trafiquants ?» a-t-il interrogé sous un tonnerre d'acclamations. Le doigt pointé vers le public, il donne tout sur scène, sautillant derrière son pupitre, martelant chacune de ses paroles par des gestes et remettant continuellement sa veste en place par des mouvements du cou ou des haussements d'épaules.

«Sanguin». Comme Chirac dans ses vertes années, Nicolas Sarkozy a une personnalité qui inquiète. Il a aussi le sang chaud et peut piquer des colères en donnant le sentiment d'avoir envie d'en découdre physiquement avec ceux qui le courroucent. Tous ceux qui ont eu à essuyer ses crises parlent d'un «sanguin». Ses conseillers ont eu la hantise durant toute cette campagne de premier tour d'un dérapage de sa part lors de ses rencontres sur le terrain. Par crainte de le voir tout gâcher, ils l'ont empêché de se rendre dans une chocolaterie à Lyon où l'attendaient des manifestants mais surtout de se rendre en banlieue sous l'oeil des caméras. Résultat : aucun incident notable ne s'est produit en trois mois. Il est vrai que tout a été fait pour qu'il se présente face à des auditoires triés sur le volet.
Masque. Dans toutes les villes et villages où il a pris des bains de foule, une même mise en scène était déployée avec des cars entiers de militants déversés sur son passage pour l'acclamer et distiller de lui une image d'homme tranquille. Tous les fauteurs de trouble potentiels étaient écartés de manière préventive comme ce fut, par exemple, le cas ce week-end dans le Vaucluse ( Libération du 16 avril) où des militants de gauche repérés par les gendarmes ont été interpellés le temps que le patron de l'UMP discourt sur le parvis de la mairie. Parfois, le masque tombe : excédé par ses discussions avec des viticulteurs, samedi à Châteauneuf-du-Pape, il leur a fait la leçon en commençant par cet aveu : «Moi je suis en campagne, je pourrais faire le gentil...»

Fin de l'article de Libération

Cet article donne un échantillon du comportement que Nicolas Sarkozy peut avoir une fois sorti des rails d'une communication extrêmement bien huilée. Or toute orchestrée qu'elle soit, la vie politique laisse une grande part à l'improvisation. Le naturel n'étant pas le meilleur atout de Nicolas Sarkozy, on craint pour la politique intérieure et surtout extérieure d'une France sous son régime.
Le récent couplet du candidat sur le déterminisme génétique, digne des thèses eugénistes n'est pas fait pour contrevenir à l'angoisse d'un avenir orwellien pour la France. Le même discours tenu par un certain borgne à l'humanité douteuse aurait provoqué les foudres sur lui.
Dans un entretien de Michel Onfray publié dans le numéro d'avril de "Phliosophie magazine", M. Sarkozy assurait "incliner (...) à penser qu'on naît pédophile". A la publication du mensuel, l'information n'a pas eu l'air de susciter un vent de révoltes dans l'opinion. Malgré les relents de néo-conservatisme, elle n'a pas à mon sens frappé les consciences comme de raison. J'ai moi même l'impression d'être passée à côté de l'information. Un très bon article publié par Rodolphe Adam dans les pages "Rebonds" de Libération le 12 avril 2007 revient sur le sujet, un texte très éclairant sur les maladresses du candidat de l'UMP. Des maladresses qui permettent de craqueler ses théories apparemment verrouillées.

S'agissant du suicide des jeunes, Nicolas Sarkozy affirme: "Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense." Une pensée très paradoxale pour un candidat qui veut tailler la part belle à ceux qui émergent par la seule force de leur volonté. Dans cette logique de pensée déterministe, l'acquis, la capitalisation des efforts, n'auraient alors pas de prises sur le déroulement de la vie de l'homme. Un telle opposition entre l'innée et l'acquis vient contrer la valeur du mérite dont M. Sarkozy saupoudre ses discours.
Suite aux propos de Nicolas Sarkozy, des généticiens ont été interviewés, l'avis des experts sur la question.


En publiant cet article, il a été abérant de constater que la catégorie "politique" a disparu des choix offerts par cette mEEEERRRRveilleuse plate-forme, sûrement dans une tentative de calmer les ardeurs militantes de chacun; un avant-goût de cinq années de présidence franco-hongroise....?



Currently listening:
Brazil
By Mel Collins
Release date: 31 January, 2006
Wednesday, April 11, 2007 
Serge Joncour dissèque sur son blog
ce que nous avons vécu, ou vivons lorsque nous enfourchons notre cheval imaginaire qui se cache sous les traits de Myspace. Clics d'attente de mail "lu" puis "répondu", impression de connaître cet inconnu, envie de le découvrir mais peur que la pudeur prenne le pas sur la parole débridée épistolairement et puis recherches à la Narcissse dans cet amas de nouveaux visages de 42x28.

Un article à consulter pour découvrir et ouvrir les yeux sur le procédé de recherche narcissique qu'est Myspace ou le contre-principe de l'auto-suffisance...Peut-être que c'est ça, la nouvelle future arme de destruction massive, un reliquat de sentiment de quelqu'un pour soi...Le XXIème siècle devait être spirituel ou ne serait pas selon le mot de Malraux; on se dit qu'il pourrait prendre un virage peu marqué par une pensée réflechie mais par la recherche d'un reflet dans l'autre...
Vos commentaires seront les bienvenus pour approfondir cette reflexion.
Currently listening:
Me Myself I (1999 Film)
By Various Artists - Soundtracks
Release date: 04 April, 2000
Thursday, March 29, 2007 
Jay Jay Johanson était au Bataclan dimanche 25 mars mais un impondérable (qui se reconnaîtra héhé) m'a empêché d'assister à ce concert tant attendu. Personne n'étant décidé à prendre la place vacante et ne souhaitant pas ne pas pouvoir partager mon émotion par des regard en coins, j'ai vendu mes places le coeur lourd et l'oeil humide.




J'ai pu mettre du baume sur ce triste regret en écoutant la superbe white session de l'émission de Bernard Lenoir sur France inter. Les titres piano-voix en début du flux sont à pleurer, particulièrement "She's mine but I'm not her" (TC 11:08)..

Le lien étant amené à vite se périmer, cliquez sans attendre

Merci Isabelle, fidèle parmi les fidèles de l'ami Jay Jay, d'avoir signalé ce lien :-)
Pour ceux que ça intéresserait, Isabelle a mis des vidéos du concert sur sa page. De quoi me donner encore plus de regrets…
Friday, March 16, 2007 

Current mood:  irritated


Ce court-métrage en forme de sketch, écrit et interprété par Rémy Four et Eric Lefèvre, est à découvrir. On décèle un effort de rythme indéniable, l'écriture est soignée et adaptée au mode de la parodie. De plus, Rémy Four et Eric Lefèvre sont bons comédiens. On leur souhaite de se faire repérer par une société de production...

Une fois de plus, avec des idées et peu de moyen, on peut faire un travail vraiment intéressant. Merci le désormais conceptuel web 2.0 et la démocratisation des moyens de production. Une décennie plus tôt, il aurait été impossible à ces auteurs de se faire connaître à moins de faire une performance devant le siège de Canal....

L'élargissement du champ des possibles pour les artistes en devenir rend la compétition plus équitable c'est certain mais le landernau artistique parisien a tendance à ne faire entrer dans la danse que les amis des membres du club fermé. Celui dans lequel vont ceux qui n'ont pas peur de se damner, qui ne voient pas les méfaits de la médiatisation ou la soupe servie à Françoise et Gilbert en train d'achever leur dîner devant "On a tout essayé" du néanmoins cultivé Laurent Ruquier. L'esprit alternatif se réduit proportionnellement avec le poids des deniers investis de la bourse des producteurs qui n'ont qu'à se baisser pour décider de l'avenir d'un artiste mais aussi des dits artistes qui, poussés par leur envie d'être dans la poursuite, obéissent à la loi du marché. Cette loi impose le « Vu à la télé » qui permet de ratisser bien plus large que ne pourrait le faire un méritant bouche à oreille.

C'est peut-être dans une logique de s'adapter à la culture populaire que Rémy Four et Eric Lefèvre ont choisi de faire de la télé le sujet de leur sketch. Mettons qu'un producteur ait la motivation et donc le temps d'aller à la recherche de nouveaux talents autre que ceux qu'on lui présente. On espère qu'il verra dans la découverte de ces auteurs-comédiens autre chose qu'une mise en abyme sympathique coincée entre deux écrans de réclames avec date limite de péremption établie.
Thursday, March 01, 2007 

Current mood:  amused


Comme samedi 24 février 2007, j'avais d'autres projets que de regarder la cérémonie des César, présentée par ma maître de l'humour à moi, Valérie Lemercier, une petite recherche sur Dailymotion m'a prise…Mot clé : César, sans « s » je vous prie, le nom de cette cérémonie vient de l'artiste César qui conçue le trophée lors de la création de L'Académie des Arts et Techniques du Cinéma en 1975.


Résultats en dessous de mes espérances pour le dit objectif mais tout de même une très belle arrivée de Valérie Lemercier sur la scène du théâtre du Châtelet. Quel aplomb ! Et quel corps…A faire pâlir Elle Mc Pherson. Les jambes mais aussi la tête, Valérie Lemercier a un sens du rythme inimitable. J'aurais aimé trouver des extraits montrant la finesse d'écriture de ses textes mais personne ne s'y est attelé. Il aurait aussi été intéressant de la voir recevoir son prix de meilleur actrice pour son rôle éblouissant dans « Fauteuils d'orchestre » de Danièle Thompson.





Vous aurez noté les deux plans intégrés par le réalisateur à une minute d'intervalle d'un homme de couleur censé connaître cette chanson bien de chez lui einh…Le montage ou l'association d'idées parfois tellement acérébrales. Et j'invente des mots si je veux...


Au fil de ma recherche, je tombe sur le discours de Karl Zéro à la remise du César du meilleur documentaire pour « Dans la peau de Jacques Chirac » de Karl Zéro et Michel Royer qui n'aurait pas vu le jour sans l'aide des non frileux producteurs de Bonne Pioche qu'on connaît si bien depuis le transatlantique succès de « La marche de l'empereur » de Luc Jacquet.



Je n'ai pas vu ce documentaire mais j'aurais adoré que le grand documentariste qu'est William Karel soit récompensé pour « La fille du juge », la mise en scène de l'intelligent récit empreint d'émotion de Clémence Bouloque, la fille du juge antiterroriste Gilles Bouloque. Ce dernier fut traqué durant l'instruction du présumé coupable de l'attentat terroriste de Paris de 1986. Le récit « Mort d'un silence » est mis en scène à grand renfort de films extraits des archives familiales, et ce avec beaucoup de pudeur dans une mise en scène intelligente et soignée qui m'a fait verser de lourdes larmes. Le livre, comme le documentaire, sont à connaître.
Critique de "La fille du juge" sur lemonde.fr

Les autres réalisateurs nommés pour cette catégorie nouvellement créee cette année étaient :

Jean-Henri Meunier pour « Ici Najac, à vous la Terre »
Chantal Akerman pour « Là-bas »
Philippe Parreno et Douglas Gordon pour « Zidane, un portrait du XXIème siècle »
On aurait aimé que l'académie des César prenne plus de risque…


Il serait formidable de retrouver dans cette catégorie en 2008, Florent Marcie pour « Itchkeri Kenti » pour son documentaire plein d'humanité et de trouvailles visuelles sur le conflit Tchétchène, des rushes tournées en 1996, exhumées dix ans plus tard. « Itchkeri Kenti » est encore sur les écrans au Publicis Champs Elysées et au MK2 Beaubourg.
Critque d'"Itchkérie Kenti" sur lemonde.fr


Un petit tour par le moment où Johnny Depp sort son dictaphone à la remise d'un César d'honneur en 1999 pour l'ensemble de son travail. Une carrière qui fut riche en belles collaborations d'Emir Kusturica à Tim Burton, en passant par Roman Polanski, Terry Gilliam et Yvan Attal (pour le film « Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants » en guest). Selon le site américain Imdb.com, référence en matière de cinéma, Johnny Depp est vu comme l'un des acteurs les plus versatiles des temps à Hollywood. Accédez au joli discours en français à la remise de son César en avançant la mollette de la vidéo jusqu'au dernier quart.




Enfin, si vous avez 13 minutes et quelques, il y a ce montage des meilleurs moments des César, une sélection effectuée il y a deux ans, n'intégrant malheureusement pas les morceaux d'anthologie de Valérie Lemercier. On voit qu'à une cérémonie collet monté, on peut arriver à faire rire le petit landernau du cinéma. Heureusement que ce formidable outil de communication qu'est l'humour existe, sans lui, la vie serait aussi pâle que « Je vous trouve très beau », le film d'Isabelle Mergaut récompensé meilleur premier film.


Currently listening:
Ten New Songs
By Leonard Cohen
Release date: 09 October, 2001