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Last Updated: 2/20/2009

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Monday, October 13, 2008 

Le journal de bord d'un hyperacousique prisonnier entre quatre murs et qui rêve de hisser la grand-voile. En attendant il navigue à vue sur la toile.
http://www.coteblog.com/blog/yperblog_17364.html

Monday, July 14, 2008 
Fan de rock j'allais à de nombreux concerts. Conscient que le son était presque toujours trop fort. Je pensais que je risquais dans le pire des cas de perdre un peu d'audition.
Puis ce fut le concert de trop. Le son n'était pas particulièrement plus fort que d'habitude mais je suis sorti du concert avec un sifflement. Habitué à avoir un léger bourdonnement après les concerts, je me suis dit "c'est com d'hab, ça va passer". Puis après 4 jours j'ai décidé d'aller consulter.
L'ORL me dit alors que je suis surement venu trop tard que j'aurais du venir consulter de suite. Malgré le traitement pas d'amélioration, je plonge alors dans une grosse déprime. Puis 5 semaines plus tard je me fais hospitaliser. Mais là aussi pour que le traitement soit vraiment efficace il aurait fallu que je le fasse plus tôt.
Résultat je vis aujourd'hui avec un sifflement continu dans la tête 24h sur 24.

Conclusion; si vous savais que vous allez être exposé à du son (boite, concert, travail..) prévoyez des bouchons d'oreilles(attention ils ne représentent cependant pas une protection parfaite).
Si vous êtes exposé régulièrement à des sons faites vous faire des protections auditives sur mesure par un professionnel de l'audition.
Si vous êtes amené à être exposé à du son et que vous n'avez pas de protections, éloignez vous, sortez tous simplement.

Dans tous ces cas même si l'intensité sonore peut vous apparaitre comme étant acceptable sachez qu'il suffit de peu pour être victime d'un traumatisme auditif.

Malgré tout si vous êtes victime d'un traumatisme auditif, il faut consulter de suite. Exigez une prise en charge immédiate. Allez voir plusieurs spécialistes jusqu'à ce qu'on vous prenne au sérieux. Plus vous serez traité tôt plus les chances d'amélioration voire de guérison seront grandes.

Jean-Marc
Wednesday, February 06, 2008 
Je m'appelle Maddy, j'ai 25 ans et demi et je suis photographe musicale depuis plus de deux ans. Je me suis retrouvée dans les front stage des grandes scènes, grands festivals, et je me suis retrouvée à faire des photos au téléobjectif devant les enceintes ou attendre mon tour devant celles-ci. Je portais des boules Quiès, mais je pense que cela n'a pas été suffisant.
Quand je me couche le soir, quand je pense trouver le calme, j'ai les oreilles qui sifflent comme pour une baisse de tension, je mettais ça sous le compte du stress ou autre, mais c'est en en parlant avec un ami que j'ai compris ce que c'était : des acouphènes permanents.
Et l'histoire ne s'arrête pas là, il m'est presqu'impossible de dormir !!!!! Chaque bruit me reveille, j'ai le sommeil super léger, et j'ai passé au bas mot un an et demi à ne dormir qu'avec des boules quiès, sinon impossible de fermer l'oeil.
J'ai tenté de me déshabituer, mais la gène revient et ça finit par m'attaquer nerveusement lors de mes nuits qu'on peut dire 'merdiques' puisqu'elles sont considérées comme telles si on se reveille dans notre sommeil.
Je ne peux presque plus dormir avec quelqu'un dans le même lit, une amie était rester dormir à la maison, et rien que de l'entendre renifler car enrhumée, cela m'arrachait du sommeil qui me gagnait et me faisait sursauter etc ... Et chaque fois c'est pareil. Cela commence à faire des mois que je me dis que ça ne passe pas, que ce n'est pas ma depression ni la prise d'antidepresseurs qui a changé quoique ce soit. En écoutant mon ami parler de prévention sonore, j'ai appris que jamais ça ne partirai.

Je tiens à vous préciser, je suis musicienne et photographe musicale, j'ai toujour essayé de mettre le plus souvent possible de boules quiès en en ayant toujours sur moi, cela n'a pas suffit, les boules quiès ne protègent plus au dela de 90db... Il vous faut acheter des filtres voire se faire mouler des filtres sur mesures, qui reduisent considérablement les db en haut volume sonore, gardant tous les aigus et les graves (donc meilleur son que les boules quies). Ils protègent très bien les oreilles, ils coûtent 15 euros mais sont réutilisables... Concerts, technival ? Pensez aux FILTRES et non aux boules quiès. Autre précision, pour les concerts et autres en Allemagne, ils n'ont pas les même limite de volume sonore, mon ami m'a repporté un 115db au premier rang d'un concert (couvert dans une salle). Je vous laisse imaginer le massacre en plein air devant des dizaines de milliers de personnes.
Quelques heures de plaisir, intense peut-il être ne sont pas à la hauteur de la gène que ceux-ci procurent.
J'aimerais repasser de bonnes nuits, sans craindre le moindre bruit dans la rue ou des voisins... Dormir sans se reveiller jusqu'au lendemain.

Maddy

Friday, February 01, 2008 
J'ai débuté la batterie à l'âge de 14 ans, j'ai fait mon apprentissage de l'instrument à la maison mais très vite les voisins ont appelés les flics car mes boum bada boum boum devenaient un peu insupportables...j'ai décidé de fabriquer un caisson insonorisé pour travailler la batterie et celui-ci était guère plus grand que mon instrument...bref j'ai bossé dans ce truc durant 4 ans 5 heures par jour sans protections auditives...à côté de ça je répétais avec un groupe dans un local avec les amplis à donf, normal c'était du rock...

aujourd'hui j'ai 36 ans 20 ans de batterie dans les oreilles avec beaucoup de temps passé à jouer de l'instrument que ce soit en répèt ou sur scène...une de mes oreilles est en limite de début de surdité je me considère donc handicapé..je porte des bouchons moulé à mon oreille pour la scène et en répétitions ou lorsque j'enseigne..

Ce que je regrette, c'est que personne ne m'a jamais prévenu des dangers de la puissances des sons et pourtant j'ai bossé avec une dizaine de prof de batterie...je vous assure que aujourd'hui moi je fais de la prévention, mes élèves portent le casque en cours...
Wednesday, October 24, 2007 
j'avais 16 ans, et j'adorais danser comme tout le monde ou presque a cet age la.
Je suis donc allé en boite , au Lavandou,dans le sud, pendant les vacances d'été.
ce soir la je m'eclatais, il y avait une super ambiance,beaucoup de monde et je me suis retrouvé juste a coté des enceintes.

le son funky etait bon...mais trop fort ...sans m'en rendre compte, mes oreilles souffraient jusqu'au moment ou elles m'ont laché...

j'imagine que le DJ a du monter le son a ce moment la.

Tout ce dont je me rappelle c'est que je me suis senti sonné...j'avais d'enormes sifflements dans les oreilles, je me sentais pas bien , j'avais mal dans les oreilles...j'ai du sortir de la boite...la tete qui tournait aussi...

je suis rentré et c'est le lendemain que j'ai pu mesurer l'ampleur des dégats:
j'avais des sifflements ultra forts dans chaque oreille et le mointre bruit m'agressait , me faisais mal ... je découvrais ce que l'on appelle "l"hyperacousie"...ce mot désignant juste le fait que l'on entend tout plus fort que tout le monde.

je devais mettre le son au minimum sur la télé. mes parents n'entendaient rien et pour moi c'etait encore trop fort...
je ne supportaient pas que quelqu'un sifflotte un air, et plus généralement tous les bruits assez aigus...

non seulement on se sent physiquement mal, mais en plus on se sent psychologiquement seul, parce que personne n'entend ces sifflements a part nous, et personne ne nous comprend.
personne ne peut imaginer que ca rend completement dingue d'entendre ces sifflement 24/24h !!!

j'ai pris des medicaments...et j'ai appris a vivre avec...
ca s'est un peu tassé, mon hyper acousie s'est un peu resorbée...mais je supporte toujours assez mal les sons aigus et le son trop fort...et surtout c'est irreversible.
voila maintenant 12 ans que je n'ai pas entendu le silence et je ne l'entendrai plus jamais...quand je me couche, j'entend ces foutus sifflements...

je suis pianiste professionnel et pourtant je suis obligé de mettre des bouchons car mes oreilles se fatiguent tres vite.

si j'avais su le mal que ca engendre, j'aurais mis des bouchons...seulement il y a 12 ans personne ne parlait de ca...a présent tout est possible, protegez vous, parce qu'une fois atteint, c'est comme le sida, ca ne soigne pas ! ca se maintien mais ca ne s'en va jamais !
Saturday, October 13, 2007 

Je m'appelle Laurence et j'ai 34 ans. Il y a un an et demi je me suis portée volontaire pour accompagner la classe de ma fille (moyenne section de maternelle) à un spectacle musicale au théatre de Vénissieux. A un moment, il y a eu un violent coup de cymbale réalisé par une bruiteuse, et là j'ai eu mal aux oreilles. N'étant pas informée sur les méfaits du bruit, je suis restée dans la salle et j'ai eu du mal à supporter le duo de guitares électriques qui a suivi. Les enfants qui m'entouraient, ainsi que les artistes sur scène, se sont bouché les oreilles à plusieurs reprises.

En sortant, je souffrais de maux de tête et j'avais un sifflement dans les oreilles. J'ai cru que cela passerait, mais au bout de 5 jours, je ne supportais plus ce parasite sonore. De plus, il me semblait que j'entendais mal. J'ai donc consulté mon médecin qui m'a orientée vers un O.R.L.. Il constata une perte d'audition de l'oreille gauche (au niveau des 4000 hertz) et me mit immédiatement sous perfusion pendant sept jours.

Etant prothésiste dentaire, j'ai été arrêtée pendant plus d'un an. Grâce au traitement, j'ai récupéré mon audition, mais hélas, j'ai gardé les acouphènes dans chaque oreille, et de plus j'ai une hyperacousie qui me pourrit la vie. J'ai perdu mon travail.

J'ai consulté plusieurs O.R.L. à Lyon et dans l'Hérault, sans résultat.

Je viens de reprendre une activité à mi-temps dans un bureau, mais malgré la compréhension de mes collègues et supérieurs, je souffre du bruit qui m'entoure sur mon lieu de travail. Le ronronnement des ordinateurs est difficilement supportable.
Le médecin du travail m'a conseillé de demander une aide à la COTOREP afin que l'on puisse aménager mon poste. Ceci m'a été refusé car j'ai été reçue par un médecin qui ne connaissait pas ma maladie et s'est pratiquement moqué de moi quand je lui ai parlé du bruit des ordinateurs. Cet entretien m'a fait souffrir car cette personne n'a pas la moindre idée de ce qu'endure les personnes dans mon cas, au travail mais aussi dans la vie de tous les jours.

Mes enfants et mon mari ont très mal vécu les premiers mois aprés le traumatisme sonore. J'ai fait une dépression, vu un psy et pris anti-dépresseurs et anxiolythiques. A présent, je n'ai plus de traitement, je vis en essayant d'accepter ceci, et j'espère encore me réveiller un jour avec la possibilité de réentendre le SILENCE.

Depuis le début, j'ai entrepris des démarches pour que l'on m'aide. Ma protection juridique m'a laissée tomber. L'assurance des artistes déclare qu'ils ne sont pas responsables. Et quand je me suis renseignée auprès d'un avocat, il m'a dit de laisser tomber car je n'ai aucune preuve. Quand à l'assurance de l'école, elle me propose de rencontrer un expert, ce que je vais faire, mais je ne vois pas comment il peut démontrer le lien de cause à effet.

Thursday, October 04, 2007 

Véritable calvaire.

Dans les lieux clot, étroit, où le son ne circule pas, ici plus qu'ailleurs, tout bruit m'insupporte.

Chaque éclat de voix,

chaque crissement de pneu,

une quelconque sonorité aigüe,

un rien blesse mes oreilles.

Chaque cri, chaque sifflement, a une répercution douloureuse.

Comme si on frappait, de plus en plus fort, sur un petit pieu, contre mon cerveau.

A vif.

Pics fulgurantes.

Comme si quelque chose appuyait sur mon cerveau.

Comme si le bruit etait une pierre lancée contre les parois fragiles de mon cerveau.

D'autre fois,c'est lui qui semble trop volumineux, l'espace de 2 ou 3 secondes, pour la boite craniène qui l'habite.

Pulsation persistante, jusque derriere les yeux.

Migraine.

Nuque bloquée.

Impression de traverser la ville et la vie avec la tete dans un tambour.

..

Et toujours, en permanence, s'ajoute ce sifflement, récurrent, omnipresent, dans le bruit comme dans le silence.

Je ne sais pas ce qui est le pire...

Si ...

Je crois que je m'accomoderais de l'acouphène, ce sifflement , si il reste à son intensité actuelle.

Le plus difficile, c'est l'hyperacousie, l'amplification du moindre son.

Le plus difficile, c'est de se retenir de crier, c'est de réfrener ses gestes d'humeurs qui me viennent naturellement pour faire taire celui qui hausse, a peine, la voix.

C'est aussi, résister, m'isoler 5 minute, prétextant un passage au toilette, lorsque je suis entourée, entre amis ou en famille.

Brouhaha bruyant, abrutissant, à se taper la tete contre le mur le plus proche.

..

Et le soir, une fois le silence revenu, le sifflement est multiplié par deux ...

Contrairement à de nombreuses autres personnes affectées, je n'ai pas souvenir d'un "evenement traumatique" (concert, discotheque ect ...).

Le sifflement, je n'ai pas souvenir de ne pas l'avoir pas eu.

Par contre, l'hyperacousie, c'est plus récent, du moins cela s'est-il amplifié, hélas.

Comparé à d'autre dont j'ai lu les témoignages, je me rend compte que je ne suis pas à un stade "grave et sérieux".

Certain se cloitre pendant plusieurs jours, c'est parfois complément handicapant.

Je sais que je devrais prendre RDV avec un ORl, par exemple, je sais, ca fait plusieurs jours que je me le repete ...

Mais si c'est vraiment des acouphenes et de l' hyperacousie (ca va souvent ensemble) , il n'y a pas grand chose a faire !!

et vous, connaissez vous des personnes qui souffre de ca ?

..

Neige

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Thursday, October 04, 2007 

Je m'apelle adrien j'ai 25 ans
J'ai  moi aussi subi un traumatisme auditif il y a 5 ans apres une rave geante dans un dome en region parisienne. A cette epoque je ne savais meme pas ce qu'etait un traumatisme auditif et je n'ai d'ailleurs rien fait, ni traite, ni meme vu un medecin apres cela. Je suis aujourd'hui hyperacousique et ai des acouphenes. encore heureux pour moi ces symptomes sont tolerables et encore faibles aujourd'hui.
et j'apprends que meme la cotorep ne comprend pas genre de symptomes et ne prevoit rien pour amenager un espace de travaille convenable. Je cite laurence et ce médecin "qui ne connaissait pas ma maladie et s'est pratiquement moqué de moi quand je lui ai parlé du bruit des ordinateurs".
Je n'ai qu'une seule envie c'est de me lever de ma chaise et de tout detruire sur mon passage, je suis hors de moi, j'en rit nerveusement. C'est terrible ce que l'on apprends sur les traumatismes auditifs et je recite laurence qui le dit parfaitement: "personne n'a pas la moindre idée de ce qu'endure les personnes dans mon cas, au travail mais aussi dans la vie de tous les jours"
Il faut donc se battre et refaire ce discours devant les organisateurs d'evenements sonores, les medecins et les juristes. Nous sommes tous responsables mais certains sont plus responsables que d'autres.

Publié par adrien le 18 sept. 2007, 17:20
Thursday, September 06, 2007 

Bonjour,

Avant de commencer, je veux que vous sâchiez que mon message relève plus du conseil que de la plainte même sur mon état de santé.

Je suis un Disc-jockey rennais de 29 ans et cela fait maintenant 2 ans que je fais de l'hyperacousie. J'ai commencé à avoir mes premiers symptômes en janvier 2005. A l'époque, je mixais dans un bar de la ville 3 soirs par semaine, de 21h à 1h du matin. J'ai été résident de cet endroit de mars 2004 à mars 2007 totalisant environ 300 soirées. Le bar était (et est toujours!) tout le temps plein et l'ambiance du feu de Dieu. L'endroit s'apparente d'ailleurs plus à une discothèque en terme d'ambiance qu'à un bar. Musique très forte, cris, gens qui dansent...l'ambiance quoi!

Fidèle à mon poste, je prenais mon travail très au sérieux (bien que très mal payé) et ne ratait que très rarement une soirée en tant que Dj résident, passionné et motivé. J'ai commencé donc à me faire connaître petit à petit à l'échelle locale et par conséquent misé de plus en plus sur la musique pour me construire un avenir professionnel. Seulement voilà...je bossais avec du matériel de merde (casque notamment) et avec une enceinte de retour (Bose pour ceux qui connaissent) située à 60 cm de mon oreille droite. Un soir je me suis pris une "chataigne" au casque par mégarde, un choc sonore violent qui m'a littéralement explosé les oreilles. Premier choc qui fut sûrement l'élément déclencheur même si je ne m'en suis pas tout de suite rendu compte.

A côté de cela, m'entrainais beaucoup chez moi et passais donc régulièrement entre 8 et 10 heures par jour à mixer Jusque là ça allait....puis vint le jour où j'ai commencé à entendre un moustique voler dans l'appartement d'à côté le soir en me couchant...J'avais l'impression d'avoir développer mon audition à force de faire travailler mes oreilles! Mais quel con! Je continue sans me soucier à enchaîner les soirées et cette sensation étrange commençe à être accompagné de bourdonnements, comme si j'avais les oreilles constamment bouchées. Les mois passants, je me rends compte que quelque chose n'allait pas. Répondre au téléphone commençait à devenir problématique et je ne supportais plus tout un ensemble de bruits de la vie de tous les jours. Je vais voir un ORL, le type diagnostique de l'hyperacousie et des lésions auditives. Il ne me dit rien de plus et ne se montre pas très perspicace dans ses explications quand je lui demande de développer ma pathologie. S'en suit un mois d'arrêt. Je me dis que c'est comme une petite entorse et que dans un mois tout sera fini. C'était en janvier 2006. Je reprends les soirées, enchaine les extras et les concerts. Je commence à avoir sérieusement mal. J'investis dans des bouchons "pianissimo". Le prix : 150 euros les deux chewing gums percés et modelés à mon oreille, bien évidemment pas remboursé par la sécu et sûrement pas au frais de mes employeurs quand même...! C'est donc bibi qui racle mais peu importe le prix, il fallait me protéger.

Je reprends donc le mix avec mes pianissimos (bien que gênants) pensant que voilà, je ne pouvais plus avoir de problèmes...Erreur! Je réalise vite que mon temps de résistance à l'exposition sonore est de plus en plus court et que les bruits du bar et de la musique m'affectent de plus en plus. L'hyperacousie avait fait sa place dans ma vie.

En mars 2007, je tombe sur un article de journal effrayant où témoigne un Dj de ma région qui souffre d'hyperacousie sévère. Je prends immédiatement contact avec lui et constate les dégâts auxquels je m'expose si je continue. Il me conseille vivement de tout laisser tomber avant de devenir comme lui, chose que j'éxécute sur le champ...larmes aux yeux voyant tous mes rêves s'écrouler.

Cela fait presque 5 mois que je n'ai pas animé soirée. Cela me manque horriblement. Je ne peux plus aller en concert et fuis les ambiances bruyantes. Je suis sinon Assistant d'Education en Collège et vais devoir arrêter ce job également car les cris des enfants m'insupportent. Je cherche un lycée car plus tranquille. Beaucoup de gens pensent que je fabule et d'après ce que je lis sur les forums, je ne suis pas seul.

Jours après jours, je prends conscience que j'ai à présent un handicap et que je ne suis plus comme avant. Je pense à présent faire un dossier COTOREP. Je sais cependant que je ne suis pas encore trop atteint et que pleins de personnes souffrent dix fois plus que moi et rêverais d'être à ma place car il est vrai que quand je lis certains témoignages, j'ai l'impression d'être privilégié.

Ma peur maintenant est que ma situation s'aggrave même si je me suis arrêté à temps. Je continue pourtant à mixer dans ma chambre et à une émission radio, en studio, et en faisant très très attention avec le casque, et à volume peu élevé. De toutes façons, au bout d'une heure, j'en veux plus...moi qui mixais en live 7 heures d'affilées en faisant des pauses juste pour aller aux toilettes!!! Voilà ce que j'ai gagné me direz vous.
Enfin voilà, j'en ai terminé. Alors si tu es Dj ou que tu travailles dans la musique, fais bien attention. Respecte les temps de pause et surtout protège toi en soirée si tu veux pouvoir continuer à exercer ta passion assez longtemps et ne pas devenir handicapé...même léger!


Publié en juillet 2007


Thursday, September 06, 2007 

Cela fait maintenant trois ans que je suis atteint d'hyperacousie.

Je vivais dans le 13ème arrondissement, à Paris. Une amie m'invite à un concert de rock indépedant. Le concert avait lieu sur une péniche. C'était une soirée comme tant d'autres, un prétexte pour sortir. Or, nous ne pouvions nous parler car les groupes qui se succédaient sur scène rivalisaient en puissance sonore. Je me souviens qu'une lourde fatigue m'est tombée sur les épaule.
Puis, la nuit même, je me suis mis à entendre les travaux de métro qui se déroulaient dans mon quartier. Je ne trouvais pas le sommeil. Chaque nuit, mon corps vibrait au rythme des machines souterraines. En réalité je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Personne n'entendait ces bruits à part moi.

J'ai dû quitter Paris et abandonner mon travail pour trouver un peu de répit en Bretagne. Finalement, décidé par mes proches, j'ai consulté un O.R.L. Il m'a retiré un bouchon de cérumen. En sortant du cabinet médical, le bruit de mes pas sur l'asphalte m'enpêchait de marcher. Par la suite, on m'a fait passer une I.R.M. Ce fut la catastrophe...

Aujourd'hui je vis en rase campagne, dans un gîte. Malheureusement les machines agricoles s'arrêtent rarement de travailler, y compris la nuit à la saison des ramassages.
Je porte des bouchons d'oreilles, mais depuis l'I.R.M, je souffre également d'acouphènes stridents. . J'ai souvent essayé d'aller en ville mais cela relève de l'exploit.

Je ne me pose pas la question de l'avenir. J'essaye de vivre dans un présent permanent et de lutter chaque seconde contre le bruit.