Un droit à l'image très réglementé selon surtout :
le respect de la vie privée et le respect absolu sur son image pour toute personne
Remarque : ATTENTION : cela concerne également une photographie collective, dans la mesure où l'intéressé est identifiable.
Règles de bases :
Depuis la directive européenne du 24/10/1995, le droit à l’information préalable porte à la fois :
- sur l’usage de l’image (ou du son)
- et sur le type de traitement(s) qu’elle subit...
donc la personne concernée peut s’opposer à la diffusion et à
l’utilisation de son image... L’article 9 du Code Civil donne aux
individus le droit à la protection de leur image.
En ce qui concerne les mineurs, il est bien évident que la protection
est encore plus affirmée : de ce fait, mettre par exemple sur un site
web des images de mineurs pose de gros problèmes juridiques notamment
en milieu enseignant. L’autorisation préalable des tuteurs ou parents
est obligatoire.
Remarque : si ce site contient de nombreuses images, cela peut être
considéré comme fichier comportant des données nominatives, et donc
soumis à l'obligation de déclaration auprès de la CNIL.
Le respect à la vie privée est fortement protégé puisque l’article
226-1 du Code Pénal punit (de 1 an d’emprisonnement et de 300 000 Fr.
d’amende) toute personne qui, sans consentement, fixe, enregistre,
transmet... " l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé ".
Et l’article 226-8 condamne (jusqu’à 100 000 Fr.) tout montage
utilisant voix ou image d’une personne sans son consentement d’autant
qu’avec le numérique et les réalités virtuelles la lutte contre toute
manipulation ou détournement est devenue primordiale puisque ces
intentions sont techniquement facilitées et généralisées (le rapport du
Sénat sur l’image rappelle même " qu’avec le virtuel, tout est
manipulation " p.75-réf. en annexe).
Des droits en cascade...
pour une photographie, il y a deux protections qui s’affirment : celle
de l’auteur/créateur (le photographe) et celle du sujet (personne,
oeuvre architecturale récente, habitations privées ou paysage... sont
souvent eux-mêmes protégés).
ATTENTION donc à l’imbrication des droits : numériser la photographie
d’un individu est une action qui nécessite normalement un double accord
: l’autorisation de la personne concernée, et l’acquittement des droits
pour la photographie.
Cf. sur ces points la fiche d'EDUCNET :
http://www.educnet.education.fr/juri/photo.htm
Quelques tolérances discutables :
la tolérance permet d'assurer le droit de l’information : cela concerne
seulement les journalistes et les historiens, mais bien entendu dans un
cadre strict : une démarche honnête et selon le principe de stricte
nécessité, avec en plus obligation de contrôler ses sources !
ainsi on peut utiliser des photographies de personnalités publiques
(hommes politiques, artistes...), dans l’exercice de leur vie publique
et prises dans un lieu public... à condition que ce ne soit pas une
utilisation détournée ou dégradante...