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Le roman noir du papillon, un blog sous licence Art Libre.

Ce blog à pour sens de raconter un passage de ma vie qui fut pour moi un roman noir, j'espère qu'il plaira aux lecteurs.

Copyright 2006 Pierre Dupuis

Copyleft : cette oeuvre est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la
modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un
exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude
http://www.artlibre.org/ ainsi que sur d'autres sites.

Papillon



Last Updated: 12/7/2006

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Thursday, December 28, 2006 

Category: Writing and Poetry
    C'était l'année de la coupe de monde de football, l'année de la victoire de l'équipe de France, 1998. J'étais en vacances à Paris, le pays était euphorique, moi aussi, heureux de vivre un grand moment.
    Aprés fut le moment du départ, j'ai alors pris la décision de ne pas rentrer. J'ai accompagné mes amis sur le quai de la gare et j'ai annoncé à l'un d'entre eux que je restais à Paris, j'ai ressentis son inquiétude à ce moment là. Je me sentais coupable de ne pas y répondre mais ma famille était un panier de crabes, je préférais les fuir.
    J'ai commencé par me sentir seul face à ma décision, où dormir ?, comment manger ?, comment arriver à faire quelque chose ma vie ?, que faire de ma vie ?.
    Dehors c'est difficile. Le monde est froid. Dans la vie, il n'y a pas de cadeau, sans ressources c'est pas simple. J'ai alors envisagé de vivre d'un art, en l'occurence ce fut devenir musicien, j'estimais qu'un musicien de rue peut gagner de l'argent, et ce en fontion de ce qu'il joue, pour aprés se faire embaucher, travailler normalement, vivre normalement.
    Mon choix se porta vers les Etats-Unis, afin de fuir la culpabilité que je rensentais, fuir le regard de deux personnes, je portais deux fautes sur mon dos, ma faute d'enfant motivé par leur regard et celle de mes parents, fautif de ne pas voir placé un interdit qu'ils auraient dut mettre, ils étaient à la fois coupable et bourreau.
   
   
Saturday, December 23, 2006 

Category: Writing and Poetry

I. Paris

  • Au revoir sur le quai de la gare

  • Le petit magasin de livres anciens

II. Bordeaux

  • La plage

III. Retour à Paris

IV. Blaye

  • La gare désaffectée

  • L'alarme de la direction départementale de l'équipement

  • Le camping de la citadelle

  • Les vignes amères nourricières

V. Le pays Basque

  • Biarritz

    (les vagabonds, le secours populaire)

  • Guethary

    (le camping, le port et la pelote basque)

VI. Les Pyrénées

(l'escalade sans filet, les griffes d'ours)

VII. Madrid

  • Le parc zoologique

  • Refoulé sur le quai de la gare, sortir par ses propres moyens

VIII. Remontée vers la France

  • La quatrelle

VIII. Le train pour Lille

  • appeler mon père en vain

IX. Fin du voyage Arras



Thursday, December 14, 2006 

Category: Writing and Poetry
 

Je me suis demandé ce qui m'a motivé à partir de l'endroit où j'habitais, un endroit qui n'était plus chez moi. Je crois que je suis partis pour fuir ce qui m'angoissait.

    Mon environnement, mon père et sa femme,  n'étais pas d'accord pour que je continue mes démarches avec la psychologue que je voyais, cela remuait trop de chose difficiles pour eux, de la culpabilité qu'ils n'étaient pas prêt à gérer, ma mère se déchargeait en me disant que je serais mieux chez mon père, lorsque j'ai reçu une cigarette dans les yeux j'ai cru que j'allais devenir aveugle, à ce moment là elle était peut-être aveugle ... , c'est pas grave..., c'est de l'humour.

Ils m'ont lâché pour se protéger.

Moi j'étais perdu, j'ai fait un choix impossible, devenir musicien aux États-Unis, partir là-bas comme clandestin. Prendre le bateau en voyageant dans la cale et ce à partir du Portugal.


Je suis allé jusqu'à Madrid, j'ai traversé une petite partie des Pyrénées à pied,  j'ai eu peur pour ma vie alors que je voyais des grandes griffes d'ours sur le tronc d'un arbre, qu'un vagabond me racontait sans êtat d'âme qu'il avait tué quelqu'un, j'ai vu des paysages sublimes, un coin de paradis, le pays Basque, une petite ville Guéthary, une ville où j'aimerais bien retourner, y habiter, pourquoi pas.

Wednesday, December 06, 2006 

Current mood:  calm
Category: Writing and Poetry

Alors que j'étais en stop dans le sud de la France, quelqu'un me prit en route, je ne me souviens plus trés bien pourquoi mais il m'a donn un stylo, "Tenez ce sera pour signer les chèques (l'échec ... )" et ce à la fin du trajet alors qu'il me déposait dans une station service, il avait peut être envie que je le dédomage ... Je m'en fout.

Raconter ce roman noir m'est difficile, je vais essayer de le faire jusqu'au bout.

Saturday, December 02, 2006 

Current mood:  calm
Category: Writing and Poetry
J'étais partis de chez moi aprés m'être fait refuser le droit d'habiter chez mon père ou chez ma mère. Ma mère déchargeait sa culpabilité en me disant d'aller chez mon père. Mon père me savait dans la rue, alors que je lui ai exprimé mon désaroi à cette égard lors d'une rencontre dans une des rues principales d'Arras, il m'a donné 10 Francs afin que je puisse m'acheter un petits pains au chocolat . Je n'avais pas mangé depuis plusieurs jours, un ami m'a dit que mon père s'inquiétait pour moi ... Je trouve cet êtat d'âme étrange, pour quelqu'un d'inquiet il n'en avait pas le comportement, c'était comme s'il s'en foutait.
J'ai alors habité et me suis nourri chez un ami, je dormais en cachette dans la cabane de son jardin et j'allais la nuit chercher à manger, j'avais vraiment honte ...
Il habitait à côté d'un centre sportif, il y avait des lavabos et des douches, je pouvait ainsi me laver ...
Heureusement qu'il était là, Thibaut.
Je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis quelques temps, la dernière fois nous nous sommes chamaillés, c'est dommage ...
Saturday, December 02, 2006 

Current mood:  busy
Category: Writing and Poetry

J'avais appellé mon étale de vente de livre le Petit Magasin de livres ancien.

Il y avait des San Antonio qui se vendaient bien. Je ne connaissais Sa, que de nom. C'était un magasin de vente de livre nomade, je bougeais au fur et à mesure des interventions de la police et des ma peur de les voir arriver.

J'ai fais les quais de la Seine, le quartier des Buttes Chaumont ...

Mon commerce a duré une journée, en raison d'un manque d'approvisionnement ...

Monday, November 27, 2006 

Current mood:  calm
Category: Writing and Poetry

Pour Pierre, il n'y avait plus d'échappatoire, il fallait partir, s'enfuir. L'ambiance était trop insupportable, tous le monde devenait dingue, il fallait fuir les fous.

Je décidais alors de vivre ma bohème, j'ai commencé par jeter mes papiers, j'avais 19 ans, sans papiers, j'étais un vrai clandestin. Comme ceux que j'avais vus dans SOS-Bonheur, une bande dessinée de mon enfance, elle paraissait dans Tintin Magazine. Notre père nous les achetais en recueils, assemblage de plusieurs sorties du magazine, c'était pour les vacances, moi j'avais Spirou magazine, mon frère Tintin, j'aimais bien les deux, avec une préférence pour Spirou, je trouvais les dessins plus colorés.
Colorés comme aux antipodes de ce que je commençais à vivre à ce moment là.

19 ans, à la rue, avec des rêves en têtes, partir aux USA comme un clandestin, trouver du travail là-bas comme musicien de rue, joueur de basse. Des rêves et un quotidien qui freinait de plus en plus ce rêve. Comment manger ? Comment dormir ? Comment se protéger de la honte ?

J'étais passé d'une enfance sur le plan matériel aisé, avec de grands pics, une nuit dans une d'une chaîne d'hôtels que l'on appelle des palaces, à un quotidien sans argent, avec comme valeur de ne jamais faire la manche, peut-être pour conserver la dignité que j'avais, demander une cigarette ça se fait, demander de l'argent c'est être comme un moins que rien, tout du moins dans le coeur de la plupart des êtres qui me sont chers, mes amies et amis, ma mère.

J'ai dormi à Paris sur les bancs des Arènes de lutéces dans le quartier latin, récupéré des livres dans une poubelle pour les revendre sur les quais de la Sène, après je m'étais fait chassé par la police qui m'avait informé que le commerce non réglementé est illégal, j'ai vendu un livre qui a fait briller les yeux de ce que je supposait être un collectionneur. Il me l'a acheté 75 Francs, je n'avait rien pour moi c'était grand même si je suppose qu'il aurait put le vendre beaucoup plus, je l'avais questionné il m'avait indiqué une fourchette de 500 à 750 Francs. Peut-être plus. Je ne sais pas.
Je m'étais fait 150 FF ce jour là, ça m'avait permis de manger autre chose que les poubelles qui étaient mon quotidien, poubelles, je me cachait pour les fouiller, j'étais trop honteux, je mangeais les restes que j'estimais digeste pour l'organisme, à Paris il y a de quoi manger à Jour + 1. Ironie du sort, quelqu'un m'a demandé de l'argent, j'avais 140 FF, je lui ai prêté 100 FF, c'était pour aller chercher un de ses amis à sa sortie de prison, je lui ai prêté. Il m'avait promis de me les apporter, il n'est pas venu.