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Friday, May 04, 2007 
Sénégal: Printemps des poètes à Douta Seck, le slam, cette autre façon de parler à la muse



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Le Soleil (Dakar)
17 Mars 2007
Publié sur le web le 19 Mars 2007

Abdoulaye Diallo

L'hommage aux poètes, plus connus sous le nom de printemps des poètes, se poursuit à Douta Seck. Cette année, l'occasion est saisie par le Slameur Sénégalais, Mike Sylla, pour montrer le rôle important que peut jouer son mouvement pour le rayonnement de la poésie.

Partout, le constat est le même. La poésie a perdu de son lustre d'antan. Elle est désuète et n'attire plus les jeunes. Seulement, avec le slam né aux Etats-Unis, introduit en France il y a juste trois ans et qui fait son introduction au Sénégal avec cette 8e édition du printemps des poètes, une lueur d'espoir est permise pour ce genre littéraire. Pourquoi ? Parce que contrairement à l'enseignement classique formaté, le mouvement Slam a un côté très direct, très libre. " Par cet art, on peut amener les élèves à la pratique de l'écriture. Il est aussi une liberté de parole totale où tous les types de mots, pourvu qu'ils aient un sens sont permis sans restriction " explique le maître slameur français, Lionel Lerch.

C'est que le Slam est toute une technique, un travail d'élocution et de prononciation. " Une façon de dire la poésie, de dire le texte, comparable au Rap. Mais à la différence de ce style musical où la musique est aussi importante que les mots, dans le Slam, le texte poétique est premier. Il y a du rythme, il y a une façon de le dire et il y a un son musical en arrière-fond " souligne Véronique Petetin, du projet qualité du ministère de l'éducation, promoteur du printemps des poètes 2007. Mais que serait cette édition de Dakar sans le Slameur Sénégalais de renommée internationale, Mike Sylla ? Artiste Rappeur, styliste, concepteur, " diversiste " comme il aime s'appeler, Mike est la grande vedette à la maison de la culture où se poursuivent les festivités du printemps des poètes. Elèves, professeurs de français, de latin ou simples admirateurs de belles lettres, tous ont les yeux rivés sur cet homme multidimensionnel. Normal, parce qu'il est le concepteur de Slam Opéra c'est-à-dire plusieurs slameurs ensemble sur une scène. Depuis le lancement de la 8e édition de Dakar 2007,

M. Sylla qui vit à Paris, encadre des élèves qui " slameront " le 20 mars prochain, journée de la francophonie, des poèmes de René Char dont le centenaire de la naissance est fêté en ce moment en France. " A Paris, je travaille avec des artistes de différentes origines. Je suis venu au Sénégal pour apporter le slam. Nous allons saisir l'occasion qui nous est offerte avec ce printemps des poètes pour introduire le slam dans les collège et lycée " confie Mike Sylla qui ajoute avoir formé des rappeurs Sénégalais comme Farafina mousso.

Lancé en 1979 par l'ancien ministre français de la culture, le printemps des poètes est fêté par deux pays au sud du Sahara : le Togo et le Sénégal.
Friday, April 13, 2007 
Mike Sylla : "Le slam opéra, une passerelle entre les hommes, les cultures"
Music et Cinema

Installé à Paris depuis 1982, Mike Sylla est un artiste, musicien, créateur sénégalais connu dans le milieu de la mode grâce surtout à sa griffe baïfall dream. Une philosophie qui symbolise le métissage et la fusion des races qui se donne à lire dans ses créations. Il est aujourd'hui au cœur de spectacles intégrant musique, danse et théâtre. Le slam opéra. Il revient ici sur le concept et l'essence de cette expression artistique.

Comment est né le concept de Slam opéra ?

Il est venu tout simplement du fait que je suis créateur-rassembleur et surtout, j'ai beaucoup travaillé dans un esprit d'art total, c'est-à-dire mélanger les arts ensemble et leur donner une ouverture qui permet de profiter aussi bien de la mode, de la musique, de la peinture et des arts visuels en général. C'est vrai qu'au fil du temps, on a pu travailler avec des artistes de nationalités différentes, moi-même j'ai dépassé les frontières dans le concept du baïfall dream.


C'est très important pour moi car étant fils d'alchimiste, je n'ai jamais voulu me bloquer à ma culture ou me limiter à un concept seulement africain. J'ai toujours souhaité travailler sur la tonalité universelle. Je l'ai exprimé dans le concept de baïfall dream, donc le rêve des couleurs, à travers le tissu et de l'esprit du patchwork. C'est pour moi très important de pouvoir donner à la fois la possibilité de travailler aussi bien la mode que la musique et mélanger les arts. Une finalité quelque part d'aller vers la scène, de sortir du milieu de la mode et de l'amener beaucoup plus loin. On a atterri sur le concept qui est lié à la poésie et de mettre toujours en valeur le mot et surtout de donner la parole aux artistes avec qui je travaille. C'est bien beau de montrer les vêtements portés par des mannequins ou les danseurs, mais le plus important pour nous, c'est de transmettre le message qui puisse unir les artistes. C'est ce que j'appelle le concept de baïfall dream.

Le slam opéra est donc une continuité, une passerelle entre les hommes, les cultures. C'est pouvoir donner aux artistes l'opportunité de pouvoir converger sur un concept universaliste. Je n'ai jamais dissocié la musique ou la peinture ou la danse ou la poésie.

Alors quelle est la différence entre le slam tout court et le slam opéra ?

Le slam tout court c'est la poésie directe. C'est un concept qui est né aux Etats-Unis depuis le 13e siècle. Nous, à Paris, on a voulu apporter au slam plus de richesse, plus d'envergure en mettant tout autour d'autres disciplines pour l'enrichir. Donner la possibilité que la poésie soit à la fois chantée, dansée et scandée. Redonner aux poètes le sens des mots, le sens de comment ils aimeraient que ce soit vu, entendu, et lu. Le slam opéra est complètement dans un esprit d'art total qui réunit plusieurs disciplines artistiques, mais dont le message est toujours au centre.

Des valeurs montantes du slam comme Grand Corps Malade sont passées chez vous. Comment définissez-vous votre place dans cet univers ?

J'en suis le concepteur. Je suis le rassembleur. Celui qui essaie de tisser les liens entre les artistes. Je suis plus connu, c'est vrai en tant que styliste, mais je suis aussi musicien. Je suis celui qui veut donner à la poésie la chance et la force d'exister et d'être partagée. De sorte qu'on puisse la consommer tout de suite et que ça fasse du bien aux gens. C'est ce que j'essaie d'apporter à chaque événement du slam opéra. Où l'on sent à la fois la peinture, la mode, la danse. Que la poésie puisse converger d'un tableau à un autre, et qu'on la ressente à travers les différents instruments. Que les artistes travaillent dans un esprit d'«unitotalité».

Alors comment se porte le slam opéra en France ?

Naturellement bien. Après Grand Corps Malade, après John Banzaï et Souleymane Diamanka, on a eu quatre dates au Théâtre de l'Européen. Cela a permis encore à d'autres stars de sortir du concept du slam opéra. On trouve encore que le slam opéra a son rôle de pivot. Le plus intéressant, c'est de pouvoir donner la chance à ces poètes cachés qui retrouvent dans la slam opéra leur place et que ça leur donne l'envie de continuer. Que ça donne aussi au public le moyen de les apprécier et de leur donner une chance d'être aimé par d'autres. La poésie est vivante et à travers elle, on peut toucher plusieurs disciplines, aller d'un art à un autre sans complexe. Ce qui m'intéresse par exemple, c'est de donner à la mode sa place dans la poésie. Il s'agit donc de trouver cette harmonie entre les arts.

Quels sont vos projets avec les artistes sénégalais ?

Il y a un certain nombre avec qui j'ai déjà travaillé en décembre dernier. Ces artistes ont goûté et c'est parti pour de bon. Ce sera les premiers slammers qu'on a eu à former et je crois qu'on les verra sur le slam opéra qu'on fera bientôt sur René Char et Senghor. Mais le slam est présent ici. Le Sénégal est un pays de poésie. On a toujours eu de grands poètes. Il faut intéresser aussi ces artistes contemporains qui sont plus axés sur le rap. La poésie est en nous. Elle est partout. Sur les murs. Elle fait partie de nos cultures. On la vit chaque jour. C'est dans nos langues, nos traditions. A travers le slam, on peut soigner les gens. Je dis toujours qu'on a une belle chance de saisir ce concept qui est tout nouveau et qui nous permet d'enrichir notre répertoire et de hisser plus haut la barre, donner aux artistes sénégalais qui sont en France la chance de s'exprimer, parce qu'ils sont talentueux.

Vous n'en doutez donc pas, le slam va accrocher les Sénégalais ?

Absolument !

Revenons à vous, qui est Mike Sylla ?

Je suis sénégalais natif de la Médina (rue 6), où j'ai eu la chance, dès ma tendre enfance, de grandir dans la rue entre deux grandes familles de griots, de poètes donc : la maison Doudou Ndiaye Rose et la maison Ngewel. Derrière Caravansérail qui était une maison de la culture où j'ai souvent assisté à des manifestations. Médina c'est quand même un vivier d'artistes. Et j'ai eu l'occasion de baigner dans ce cadre. A Paris, j'ai travaillé dans le milieu de la mode et j'ai senti que la mode ne me suffisait pas. Alors j'ai créé un lieu culturel qui s'appelle le Téranga. On est en train de voir comment transférer nos expériences de Dakar à Paris et de Paris à Dakar et à travers le monde.

En dehors de cet environnement est-ce que vous avez connu une autre formation classique ?

Je suis un autodidacte. Je suis arrivé à la mode d'une façon intéressante, car j'ai toujours voulu travailler dans un esprit de recyclage. Valoriser la matière en lui donnant une seconde vie. Ma mode en elle-même est tradi-moderne, mais surtout vivante, car je ne veux pas la cataloguer, la fermer ou la cantonner. J'aime bien travailler dans un esprit «diversitaire» et continuer à m'enrichir par le partage d'expériences.

Vous répétez que vous êtes fils d'alchimiste. Cela signifie quoi pour vous ?

Que je suis fils d'orfèvre, de bijoutier. J'ai baigné dans cet univers de rencontre, de fusion, d'ouverture. Ce qui a peut-être amené le concept sur lequel je travaille aujourd'hui.


Maxime Déthié SENE @ LE QUOTIDIEN
Posté le Vendredi, 16 mars 2007 @ 00:30:28 CDT par moizaa
Friday, April 13, 2007 
Sénégal: Journee internationale de la francophonie, Mike Sylla et le Slam Opéra au menu

Sud Quotidien (Dakar)

19 Mars 2007
Publié sur le web le 19 Mars 2007

Felix Nzale

La Journée internationale de la Francophonie c'est demain, mardi 20 mars. A cet effet, l'Institut Français Léopold Sédar Senghor et le Projet Qualité de la Coopération Française donnent rendez-vous au public au Théâtre national Daniel Sorano pour, ensemble, fêter l'événement.

Littérature, poésie, slam et théâtre seront au menu de cet événement. Point d'orgue de la « Semaine de la Francophonie à Dakar » sur le thème : « Vivre ensemble, différents », la Journée internationale de la Francophonie réunira de nombreux écrivains lors du « Salon du Livre Francophone », suivi de la « Soirée Francophone » avec la participation de l'artiste Mike Sylla et de la troupe lauréate du Festival Interscolaire de Théâtre 2006.

Le « Salon du Livre Francophone », ouvert à tous, se tiendra dans le Hall du Théâtre à partir de 10h. Seront présents à ce salon de nombreux écrivains dont Fatou Diome, Cheikh Hamidou Kane, Louis Camara, Amadou Lamine Sall, Hamidou Dia et Marouba Fall. « Les écrivains dédicaceront leurs dernières à "uvres et échangeront avec le grand public, les enseignants et les élèves », assurent les organisateurs. Par ailleurs, le « Salon du Livre Francophone » réunira également des exposants-libraires (ClairAfrique, Quatre Vents et Athéna), et des exposants-éditeurs (Nouvelles Editions Africaines du Sénégal-Neas, Presses Universitaires de Dakar, Editions Tamalys et Feu de Brousse), pour ce « rendez-vous littéraire inédit ».

Ce « Salon du Livre » sera suivi, ce même mardi à partir de 16h, de la « Soirée Francophone ». Invitée d'honneur, Fatou Diome. Elle sera conjointement présidée, cette soirée, par Mame Fatim Guèye, Ambassadeur, Secrétaire général de la Commission nationale pour la Francophonie, et André Parant, Ambassadeur de France à Dakar. Au programme de cette « Soirée Francophone », le spectacle de Slam Opéra de Mike Sylla, « initiateur du mouvement qui a lancé des artistes de renom tels que Grand Corps Malade et Abd Al Malik », rappelle-t-on. Véritable mode d'expression artistique pluridisciplinaire, le Slam Opéra est d'abord un esprit à la fois d'ouverture et d'unité autour du slam-poésie chanté. « La poésie donne un sens à la parole et nous rappelle que nous sommes de la culture de l'oralité », affirme Mike en pleine séance de répétition depuis quelque temps à la Maison de la culture Douta Seck.

Accompagné des élèves de Dakar, il rendra hommage aux poèmes de Senghor et de René Char, dont le « Printemps des Poètes » célèbre cette année le centenaire. Sur scène également lors de cette Soirée, la troupe du Lycée Blaise Diagne, lauréate au dernier Festival Interscolaire de Théâtre, qui présentera un extrait de la pièce L'Ecrivain public de Bernard Badié, mise en scène par Matar Diouf.
Friday, April 13, 2007 
journée de la francophonie

Les mots et le slam à l'honneur de la Journée de la Francophonie
AFP
Mis en ligne le 20/03/2007
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La musique, la poésie et notamment le slam ont rythmé mardi la Journée internationale de la Francophonie sur les cinq continents qui comptent désormais 200 millions de francophones, alors que plusieurs voix s'élèvent pour critiquer le fonctionnement de ce réseau.

Petit clin d'oeil du moteur de recherche Google.fr, la page d'accueil était pavoisée de bleu-blanc-rouge avec la phrase "Parlez-vous français" et un lien qui renvoie vers le site dédié.

Côté institutionnel, le secrétaire général Abdou Diouf célébrait cette journée dédiée notamment aux "mots migrateurs" dans la principauté d'Andorre, devenue membre de plein droit de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors du sommet de la Francophonie de Bucarest en septembre.

Point d'orgue de la fête: un concert d'Ismaël Lô, membre de la famille des grands chanteurs populaires du Sénégal, dont Abdou Diouf est l'ancien président.

En France, le président Jacques Chirac, sur le départ après douze ans de pouvoir, a offert une réception lundi sous les ors du Palais de l'Elysée.

M. Chirac inaugurait également la Maison de la Francophonie qui regroupera en 2008 à Paris toutes les institutions de la Francophonie. La France finance déjà 80% du budget de cette organisation, soit 136 millions d'euros par an. Les francophones ont franchi la barre des 200 millions dans le monde en 2006 contre 175 millions deux ans plus tôt, selon un rapport publié à l'occasion de cette journée par l'OIF.

A Washington, des concerts de musiciens venus de divers horizons (Cameroun, Corse, Québec, Burkina Faso) ont été organisés tout au long du mois de mars et une "Grande Fête de la Francophonie" est prévue vendredi.

A Québec, qui accueillera le prochain sommet en 2008, comme dans le reste du Canada majoritairement anglophone, les rendez-vous de la Francophonie du 9 au 25 mars étaient centrées sur la "Reconnaissance de l'apport autochtone". La radio publique de Radio-Canada devait primer l'expression la plus "colorée, bizarre et originale".

En Syrie aussi comme ailleurs, le programme s'étendait sur deux semaines, durant lesquelles conférence, pièces de théâtre, concours se sont succédé.

En Belgique, Liège s'est muée en "ville des mots" dans le cadre de la semaine de la langue française. En vedette, le slam, "courant novateur en Belgique", disent les organisateurs, qui rappellent que, "né en 1987 à Chicago, le slam se situe aux confins de la poésie, de l'improvisation et de la joute oratoire". Le slam était également à l'honneur au Sénégal avec un "slam opéra" de Mike Sylla.

En Europe de l'Est, où la Francophonie tente de se développer, quelques expositions et rencontres étaient prévues. Toutefois, à Bucarest, près de six mois après le sommet, la Francophonie n'est plus vraiment d'actualité et les médias font peu état des quelques manifestations organisées. Le bâtiment qui hébergeait le commissariat à la Francophonie lors du sommet affiche la pancarte "to let" ("à louer").

Certains ont également élevé la voix pour critiquer l'OIF, en pleine réorganisation. Le poète sénégalais Amadou Lamine Sall, considéré comme le fils spirituel de Léopold Sédar Senghor, l'un des fondateurs de l'actuelle OIF, a notamment fustigé "la francophonie des bureaux", alors que les oeuvres d'artistes francophones du Sud ont du mal à circuler au Nord.

Quarante-quatre écrivains dont Tahar Ben Jelloun, Nancy Huston, Alain Mabanckou, Edouard Glissant et JMG Le Clézio ont publié un manifeste à Paris pour la "fin de la Francophonie" héritière de l'empire colonial français. Ce qui a provoqué la colère d'Abdou Diouf qui les a qualifiés de "fossoyeurs de la Francophonie".

La Journée internationale de la Francophonie est célébrée depuis 1990. L'OIF compte aujourd'hui 68 Etats et gouvernements membres dont treize pays observateurs.
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Thursday, April 12, 2007 
Au Sénégal, des jeunes "slament" l'amour, pour la Francophonie
17 mars 10:24 - DAKAR (AFP) - Avec leurs mots ou ceux d'auteurs connus, des dizaines d'élèves du Sénégal apprennent à faire du slam - poésie urbaine - sur le thème de l'amour, dans le cadre du Printemps des poètes organisé pour la première fois dans le pays, en prélude à la Journée de la Francophonie.
L'artiste Mike Sylla (g) le 15 mars 2007 au lycée Limamoulaye dans la banlieue de Dakar
AFP - Seyllou
Depuis lundi et jusqu'à vendredi, ces jeunes de cinq établissements de Dakar, sa banlieue et Gorée ont participé aux ateliers de "mise en slam" dirigés par Mike Sylla.
Cet artiste sénégalais basé à Paris est à l'origine du "slam opéra", concept de spectacle pluridisciplinaire mêlant notamment slam, chant, danse et peinture.
"Ne te presse pas. On respire, on fait comme si on était à la maison, on prend le temps de lire son texte ou de le dire, sans gêne", dit-il à un jeune qui s'exprime à toute vitesse pendant qu'un guitariste égrène quelques notes.
Certains murmurent de timidité, d'autres oublient leurs vers. Tout yeux et tout oreilles, ils ralentissent leur débit ou l'accélèrent, enchaînent leur texte ou rajustent leur port de tête, suivant le geste du maître-slameur aux longues dreadlocks.
C'est le tour d'Emilie Mendy, des Parcelles Assainies (banlieue). "Allégeance. Dans les rues de la ville, il y a mon amour / Peu importe où il va dans le temps divisé / Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler / Il ne se souvient plus ; qui au juste l'aima ?", déclame-t-elle.
"C'est super!", lance Mike Sylla. "C'est elle qui va représenter sa classe" pour le spectacle de slam opéra prévu le 20 mars au Théâtre national Daniel Sorano pour la célébration officielle de la Journée de la Francophonie.
Emilie est la seule parmi ses camarades à avoir choisi un texte du Français René Char (1907-1988), dont le Printemps des poètes fête cette année le centenaire de la naissance, renseigne son professeur, Malèye Barro.
"L'année dernière, c'était Léopold Sédar Senghor qui était fêté. Cette année, c'est René Char" sur le thème général de l'amour, explique Véronique Petetin, une responsable du projet de coopération franco-sénégalais "Qualité", dépendant du ministère sénégalais de l'Education, qui organise le Printemps des poètes-Sénégal.
Cet apprentissage du slam représente "un très beau travail sur la prononciation, l'élocution, l'amour des mots, de l'écriture, du texte. Avec ces approches (...) péri-scolaires, nous sommes au coeur même de l'enseignement et du désir d'apprendre", estime-t-elle.
Organisés à la Maison de la Culture Douta Seck de Dakar, les ateliers se tiennent en même temps qu'une exposition de textes poétiques produits par les élèves des cinq établissements concernés. "Presque trois mois de travail, pour arriver au 20 mars", précise Mme Petetin.
Certains de ces poèmes ont aussi servi à confectionner des "cartes postales poétiques" distribuées gratuitement dans le cadre du Printemps des poètes.
Des bouts de papiers manuscrits avec des dessins, esquisses ou coloriages sont fixés sur de grands panneaux à l'entrée de la salle des répétitions.
"(...) L'amour est l'addition des coeurs / La soustraction des soucis / La multiplication des baisers / Et la division des bonheurs", écrit Ndèye Fatim Sène, en 5e au collège Silèye Guissé des Parcelles Assainies.
Amy Sané, en 3e à l'école Abbé Pierre Sock de Sandaga (centre-ville), avait sans doute une meilleure muse, puisque son poème a été choisi pour la confection de l'affiche de l'évènement. "Tu es aimé / Pendant les meilleures heures et / Tes pires moments / (...) Mais tu ne pourras jamais / En douter / C'est la garantie et ton devoir / Parce que tant que tu respires / Tu es aimé."
© 2007 AFP
Thursday, April 12, 2007 
18-03-2007 15:29:14

DESIGN


Afrique -Culture

Mike Sylla et le slam : un designer sénégalais au cœur de la poésie

APA - Dakar (Sénégal) Le slam opéra ou poésie de la musique des mots est un concept nouveau, que Mike Sylla, artiste sénégalais plus connu dans le design, commence à diffuser dans le monde des arts.


Il suffit de regarder cet artiste qui se veut « pluridisciplinaire » donner le ton à des élèves dans la lecture de poèmes. Au même moment, il dirige les musiciens, violoniste, guitariste et saxophoniste qui accompagnent cette lecture. Voila qui illustre la passion de Mike pour son « bébé ».

Le slam opéra lui est venu « par inspiration », confie-t-il, expliquant dans un entretien à APA, à Dakar, que « des artistes de tous bords peuvent s'identifier » à ce concept, qui tourne principalement autour de la poésie avec la musique des mots.

Pour ce désigner de métier, tout a commencé avec ses créations exclusives travaillées dans du cuir. Les artistes habillés par Mike sont mis en scène dans un spectacle de lecture de poésies africaines ou d'ailleurs, au son d'une musique, tout aussi universelle.

Pour cet enfant de la Médina (quartier populaire de Dakar), qui a déposé ses valises à Paris depuis plus de 20ans, le fait de diversifier son art qu'il ne cantonne pas seulement au stylisme, lui a ouvert beaucoup de portes.

C'est ainsi que les plus grands couturiers de la capitale (française) de la mode, lui passent des commandes et estampillent leur collection de son label.

Marithé et François Girbaud, la marque chevignon, Lee cooper ou Francesco Smalto ont reconnu l'esprit talentueux et avant-gardiste, de l'homme qui revendique, sans fausse modestie, son statut de « premier artiste sénégalais pluridisciplinaire ».

« Touche-à-tout », Mike Sylla pratique son art « sans complexe », en puisant sa créativité débordante dans ses origines à la Médina. Il est aussi bien à l'aise dans la mode que dans les arts plastiques, la danse et la musique.

C'est à Mike que l'on devrait la création du « le koralya » , instrument exclusif qui allie les sonorités de la kora, du violon, de la guitare et du cithare.

Habilleur de beaucoup de célébrités du monde du cinéma ou de la musique, dont les chanteurs MC Solaar, Carlos Santana, Yannick Noah, les Touré Kunda, les actrices françaises Fiona Gélin ou Clémentine Célarié entre autres, Mike dit « ne pas faire dans du chiffon » et ses modèles sont des pièces uniques.

La mode Mike, « créateur rassembleur », est une collection d'œuvres d'art exclusives ambulantes qui investit la rue comme hall d'exposition.

Respectueux de l'écologie, il est adepte du recyclage et travaille sur du matériau authentique comme le cuir à 90%, le jean, le bogolan mais aussi, le coton noble africain pour soutenir la cause des cotonculteurs du continent, victimes de la mondialisation.

Ses projets à venir le ramènent de plus en plus en Afrique où il compte organiser « de plus en plus de défilés ».

Les manifestations prévues en Côte d'Ivoire et en Libye sont presque ficelées, a-t-il confié, ajoutant que ce qui lui tient le plus à cœur demeure le « comptoir des arts du Sénégal et d'Afrique »qu'il voudrait initier « sous peu ».

Mike Sylla séjourne actuellement à Dakar dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la francophonie.

Mardi, il présente un grand spectacle de slam opéra, au Théâtre national Daniel Sorano.

ATS/ib/APA
18-03-2007 15:29:14
Thursday, April 12, 2007 
Printemps des poètes à Douta Seck : Le Slam, cette autre façon de parler à la muse


L'hommage aux poètes, plus connus sous le nom de printemps des poètes, se poursuit à Douta Seck. Cette année, l'occasion est saisie par le Slameur Sénégalais, Mike Sylla, pour montrer le rôle important que peut jouer son mouvement pour le rayonnement de la poésie.

Partout, le constat est le même. La poésie a perdu de son lustre d'antan. Elle est désuète et n'attire plus les jeunes. Seulement, avec le slam né aux Etats-Unis, introduit en France il y a juste trois ans et qui fait son introduction au Sénégal avec cette 8e édition du printemps des poètes, une lueur d'espoir est permise pour ce genre littéraire. Pourquoi ? Parce que contrairement à l'enseignement classique formaté, le mouvement Slam a un côté très direct, très libre. " Par cet art, on peut amener les élèves à la pratique de l'écriture. Il est aussi une liberté de parole totale où tous les types de mots, pourvu qu'ils aient un sens sont permis sans restriction " explique le maître slameur français, Lionel Lerch.

C'est que le Slam est toute une technique, un travail d'élocution et de prononciation. " Une façon de dire la poésie, de dire le texte, comparable au Rap. Mais à la différence de ce style musical où la musique est aussi importante que les mots, dans le Slam, le texte poétique est premier. Il y a du rythme, il y a une façon de le dire et il y a un son musical en arrière-fond " souligne Véronique Petetin, du projet qualité du ministère de l'éducation, promoteur du printemps des poètes 2007. Mais que serait cette édition de Dakar sans le Slameur Sénégalais de renommée internationale, Mike Sylla ? Artiste Rappeur, styliste, concepteur, " diversiste " comme il aime s'appeler, Mike est la grande vedette à la maison de la culture où se poursuivent les festivités du printemps des poètes. Elèves, professeurs de français, de latin ou simples admirateurs de belles lettres, tous ont les yeux rivés sur cet homme multidimensionnel. Normal, parce qu'il est le concepteur de Slam Opéra c'est-à-dire plusieurs slameurs ensemble sur une scène. Depuis le lancement de la 8e édition de Dakar 2007,

M. Sylla qui vit à Paris, encadre des élèves qui " slameront " le 20 mars prochain, journée de la francophonie, des poèmes de René Char dont le centenaire de la naissance est fêté en ce moment en France. " A Paris, je travaille avec des artistes de différentes origines. Je suis venu au Sénégal pour apporter le slam. Nous allons saisir l'occasion qui nous est offerte avec ce printemps des poètes pour introduire le slam dans les collège et lycée " confie Mike Sylla qui ajoute avoir formé des rappeurs Sénégalais comme Farafina mousso.

Lancé en 1979 par l'ancien ministre français de la culture, le printemps des poètes est fêté par deux pays au sud du Sahara : le Togo et le Sénégal.

Abdoulaye Diallo
Thursday, April 12, 2007 
Printemps des poètes à Douta Seck : Le Slam, cette autre façon de parler à la muse


L'hommage aux poètes, plus connus sous le nom de printemps des poètes, se poursuit à Douta Seck. Cette année, l'occasion est saisie par le Slameur Sénégalais, Mike Sylla, pour montrer le rôle important que peut jouer son mouvement pour le rayonnement de la poésie.

Partout, le constat est le même. La poésie a perdu de son lustre d'antan. Elle est désuète et n'attire plus les jeunes. Seulement, avec le slam né aux Etats-Unis, introduit en France il y a juste trois ans et qui fait son introduction au Sénégal avec cette 8e édition du printemps des poètes, une lueur d'espoir est permise pour ce genre littéraire. Pourquoi ? Parce que contrairement à l'enseignement classique formaté, le mouvement Slam a un côté très direct, très libre. " Par cet art, on peut amener les élèves à la pratique de l'écriture. Il est aussi une liberté de parole totale où tous les types de mots, pourvu qu'ils aient un sens sont permis sans restriction " explique le maître slameur français, Lionel Lerch.

C'est que le Slam est toute une technique, un travail d'élocution et de prononciation. " Une façon de dire la poésie, de dire le texte, comparable au Rap. Mais à la différence de ce style musical où la musique est aussi importante que les mots, dans le Slam, le texte poétique est premier. Il y a du rythme, il y a une façon de le dire et il y a un son musical en arrière-fond " souligne Véronique Petetin, du projet qualité du ministère de l'éducation, promoteur du printemps des poètes 2007. Mais que serait cette édition de Dakar sans le Slameur Sénégalais de renommée internationale, Mike Sylla ? Artiste Rappeur, styliste, concepteur, " diversiste " comme il aime s'appeler, Mike est la grande vedette à la maison de la culture où se poursuivent les festivités du printemps des poètes. Elèves, professeurs de français, de latin ou simples admirateurs de belles lettres, tous ont les yeux rivés sur cet homme multidimensionnel. Normal, parce qu'il est le concepteur de Slam Opéra c'est-à-dire plusieurs slameurs ensemble sur une scène. Depuis le lancement de la 8e édition de Dakar 2007,

M. Sylla qui vit à Paris, encadre des élèves qui " slameront " le 20 mars prochain, journée de la francophonie, des poèmes de René Char dont le centenaire de la naissance est fêté en ce moment en France. " A Paris, je travaille avec des artistes de différentes origines. Je suis venu au Sénégal pour apporter le slam. Nous allons saisir l'occasion qui nous est offerte avec ce printemps des poètes pour introduire le slam dans les collège et lycée " confie Mike Sylla qui ajoute avoir formé des rappeurs Sénégalais comme Farafina mousso.

Lancé en 1979 par l'ancien ministre français de la culture, le printemps des poètes est fêté par deux pays au sud du Sahara : le Togo et le Sénégal.

Abdoulaye Diallo
Wednesday, December 06, 2006 

Category: Music
::: Le Slam Opéra de baifall dream :::


Mike Sylla de Baïfall Dream et l'Européen vous proposent de venir assister à la

dernière représentation de cette riche année 2006
ce dimanche 10 décembre, à 18h.


C'est toujours à L'Européen
5, rue Biot, Paris 17e
Métro : Place Clichy
http://www.leuropeen.info/

Tarifs : 18 ¤ - 13 ¤ (tarif réduit)
Achetez votre place sur www.fnac.com

Contact Production :
06.60.68.89.54
mailto:slamopera@free.fr
http://www.slamopera.com/

Diaporama photos de celle du 12 nov. 06

Saturday, November 18, 2006 

Category: Music

samedi 18 November 2006

 texte: SistahMigail et foto by Sistah

 

Slam Opera by Baïfall dream

"Dépi tan épi tan" (depuis le temps des temps), l'Oralité est "Verbe" de l'Afrique. Il y a eut les "Griots", les "conteurs" et les" arbres à palabres" pour dire les maux du Péyi Africa. Ce ne sont pas les "civilisations colonisatrices et bien pensantes" qui y changeront grand chose, même si aujourd'hui le Prix Renaudot est attribué au talentueux "marqueur de paroles" Alain Bamanckou pour Mémoire de porc-épic. L' Oralité est dite et entendue. En cela, le styliste Sénégalais Mike Sylla a trouvé le moyen le plus insolite et généreux pour montrer ses créations "textiles" . La création Baïfall dream est une fusion entre la peinture et la mode. Des vêtements de cuir sur lesquels sont dessiné de véritables "tableaux vivants" qui reflètent la vie urbaine. « Mes créations sont des toiles ambulantes", affirme Mike Sylla. C'est en 1990 qu'il créé sa griffe Baïfall dream :Les Baye fall, au Sénégal, forment une communauté religieuse de moines- soldats, fondée par Cheikh Ibra Fall en même temps que la confrérie mouride. Leur fonction est de contribuer, par leur travail, au bonheur de l'ensemble du groupe. Ils sont connus pour leurs valeurs de travail, de solidarité et de partage. C'est également pour cela que l'artiste Mike Sylla initie le "Slam Opéra", un spectacle mis en scène pour garder la tradition orale et l'art de dire. Voilà les nouveaux héritiers de Senghor, Césaire, Damas, cheikh Anta Diop et autres chantres des littératures Noires. Les "slameurs" disent, content, déclament, réclament pour aboutir à leurs inspirations et leurs aspirations. Le Slam Opéra nous fait vivre des moments "instantanés" que l'on ne peut "écrire". Il faut le voire pour y croire et il faut y croire pour entendre. De Nëggus, Clara Plume, Lanatah, Kimi Khan, Sun Sooley, Prudanse,  et tous les autres, il reste l'instant de magie du verbe annoncé, des mots dénoncés. Ne ratez pas le dernier RdV du Slam Opéra du 10 décembre à l'Européen à partir de 18 heures.
Site Mike sylla :

www.baifalldream.com

 www.slamopera.com

www.diversitaire.com

http://theranga.free.fr

www.diversitaire.com