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Technikart_Mademoiselle



Last Updated: 6/2/2008

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Sunday, October 07, 2007 
Le live, tout de suite
Tout le monde semble s'accorder pour dire que la résurgence intensive du LIVE correspond à un besoin culturel lié à la performance artistique, le besoin d'être témoin, la sociabilité inhérente au concert, l'envie de se retrouver entre amis, les jolies lumières, bref, le fait de sortir. D'autres phénomènes plus idiots y contribuent : le karaoké, "La nouvelle Star", la télé réalité en général, le quart d'heure warholien, la fascination pour le ridicule en public. Mais tout ceci est presque secondaire. Un mouvement de masse apparaît et s'organise rarement seul, il faut le piloter.

Le LIVE est donc une poussée artistique voulue et imposée par l'industrie. Depuis dix ans, les maisons de disques imposent à chacun (nouvelles signatures comme vieilles célébrités) de jouer sur scène. De nombreux artistes s'y plient par obligation, même si les risques financiers d'une tournée leur sont directement imputés. L'artiste paye en effet son concert, avant le public. Le "spectacle vivant", comme on l'appelle, nourrit les intermittents – et ça, on sait ce que ça veut dire. Les majors, qui ont toutes combattu la musique électronique, ont forcé cette dernière à s'orchestrer, à reproduire des comportements traditionnels face au public. Le producteur anonyme doit affronter la foule. Le DJ doit être singe. Le singe doit produire des disques qui copient artificiellement le son LIVE. L'alcool coule à flots, les sponsors de fête font vivre les médias de culture. Les fans croient vivre une passion spontanée. Les villes croient animer le centre-ville, souvent au détriment des quartiers, d'ailleurs. Paris vit au rythme des expositions sur Dalida. Au sommet de la chaîne alimentaire, les maisons de disques et les télés. Il suffit qu'un patron de major s'associe à un directeur de programmes, à un tourneur, un éditeur et à deux radios pour qu'un phénomène s'impose à l'ensemble du pays. Qu'ont en commun ces cognoscenti culturels ? Je ne sais pas. Le succès peut-être. Les pleins pouvoirs, sûrement. Il est souvent dit, aux États-Unis, que la ville de St-Louis est dirigée par une poignée de personnes. Dans le domaine culturel, la France l'est assurément.

Didier Lestrade
Sunday, October 07, 2007 
Alors que notre rapport à la musique s'hybride et se dématérialise de plus en plus via internet et les nano-supports type Ipod© & co, l'essence du LIVE s'obstine à flamber dans le réel. Car aujourd'hui il existe un JUNK-LIVE high-tech, sorte de doublure du LIVE, qui ludiquement, nous permet de le singer. À la façon d'un mime Marceau pop-moderne, on joue virtuellement à "partir en LIVE" : concours d'Air Guitar ou Guitar Hero sur Wii© jusqu'à l'aire du "Gonzo Cocooning" nous faisant transpirer ou couiner sur MySpace© ou YouTube©…

En contrepartie de cette pâle copie clinique du spectacle, la flambée LIVE a toujours ses supporters en chair et en os grâce à une scène musicale bien active qui ne désemplit pas. On se frotte au LIVE comme on se cogne au réel en réaction à un environnement qui s'aseptise. Car le LIVE, mieux qu'une machine reproduisant des scènes cinétiques, célèbre une communion fortuite et humaine qu'on ne saurait imiter. Une alchimie du présent qui devient aujourd'hui le manifeste de cette capacité à improviser sans les filets du virtuel et à s'incarner en LIVE. Des instants de vérité à partager directement entre la scène musicale et le public vibrant des aspérités du réel, car c'est bien cela l'âme du LIVE.

Marjolaine Sirieix


Sunday, October 07, 2007 

//////////// EDITO TECHNIKART MADEMOISELLE 11

LE CULTE. Célébrons-le en ce mois de l'ascension... FUCK !!! /It's Alive./ ALIVE !!! Du monstre sacré Marylin en passant par le serial gourou Manson ou par le dernier Jésus grunge grand public, voilà autant d'idoles un peu /culte-culte-la-praline/ d'une époque POP qui participe à l'évaporation de l'essence des mythes. Et oui cette pratique religieuse un rien scolaire ne nous lache jamais. Nous n'échappons pas à ce péché peu original de vouer un culte à quelqu'un ou même quelque chose. Cependant ce que l'on labelise « culte » aurait/ tendance/ à se banaliser car médiatiser quelque chose « culte » aujourd'hui c'est juste vendre encore sa dernière marchandise réincarnée. Disons qu'il perd un peu de sa superbe ce mot sacré au profit d'un cliché sans histoire qui ne fait même plus trop de vagues. Le culte aujourd'hui, c'est un peu psalmodier à la carterie des Halles... Ici-bas gît effigies en tout genre et tous supports : T-shirts à messes-sages, sac Che de luxe, Saint-Suaire pop rock JC/DC after JC/DCD pour les plus fanatiques, dvd's "canapé" de séries cultes pour roupiller avec en prime la couv' de l'album variet' des Sex Pistols "Never Mind the Bollocks" en taie d'oreiller... "C'est culte je te dis !!!" Signe de croix † Amen et au lit ! En tant que Mad-moi-zèle Technikart parfois "IN" et déjà "CULT" ! INCULT en un seul mot. Il va falloir s'offrir la révision des 5000 kilomètres, la totale, la bible, l'inté-Graal du culte pour parader jusqu'à lui sans honte ou impiété ou bien autre solution : ne faudrait-il pas définitivement l'achever, l'euthanasier ce mot intergénérationel un peu modasse, vidé de son sens, l'occulter quoi... NO FUN / NO FUTUR / NO CULT.


Marjolaine Sirieix

Sunday, October 07, 2007 

//////////// EDITO TECHNIKART MADEMOISELLE 10

LA JEUNE FILLE CHEAP OU L'APPARURE DU VIDE.

Le CHEAP AND CHIC c'est quoi ? Le nom d'un parfum lambda ou un site d'escort girls londoniennes habillées en contre-façon Dior sautillant à moitié nues autour d'un sex-toy en forme de sac à main monogrammé ?  NON. Ce qui est sur c'est que le CHIC, comme un fantôme, une incarnation lointaine et oubliée, nous échappe bien plus que le CHEAP. Aujourd'hui, le Monde est programmé pour le fake et le CHIC devient CHEAP. Regarder la jauge digitale de vos portables se décharger de leur énergie vitale comme une éjaculation précoce. Coco Chanel disait que "Le luxe ce n'est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité". Cette idée, belle et surannée, sonne doux comme un rêve glamour fifties dans une époque NIP & TUCK car depuis un certain temps "Le Chic c'est cheap et vice-Versace."*. Les trafiquants d'organes photoshopisés, les pipoles en passant par les enfants du Boudoir cherchant plus à être élégants qu'humains sont à claquer. Mon grand regret c'est que l'on ne verra jamais le vrai visage de Paris Hilton comme celui que cachait Dorian Gray dans son grenier bien que désormais le latex et le silicone aient remplacé la peinture à l'huile. Ces âmes mal élevées, préoccupées par une vanité conformiste, ont le pouvoir médiatique d'être CHIC sans l'Etre. Relisez les manifestes dandies ! Courbez-vous, le Monde est un mensonge qui vous fait croire à sa surface. Et j'aimerai bien qu'on s'en tamponne.

* Thierry Théolier          texte: Marjolaine Sirieix

Sunday, October 07, 2007 
Le soleil se lève à l'ouest

De Bercy jusqu'à d'insolites festivals de surf féminin, Pravda lance un pavé noir dans la mare Fluo Tendance. Au programme : gaffeur noir, guitar/bass et boîte à rythmes. On est tous "addict" du duo Punk Electro Pop incarné par Sue [chanteuse-chatterton] et Mac [guitariste-pro PC]... Autant dire que dans l'hexagonal cheptel de la variété French Touch et Rock Muteen, ces deux-là dénotent. En russe Pravda veut dire justice, on est mort2rire. Album définitivement "à l'Ouest" et tant mieux.
/////////////////////////Pravda. Dernier album "A l'Ouest" (Le Chinois - PIAS )