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shantala



Last Updated: 4/12/2009

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Wednesday, January 23, 2008 

Current mood:  creative
Et bien voilà, me voici passé d'anthropologue en recherche d'emploi à anthropologue couturière... C'est une nouvelle corporation à créer, pour sûr...
Alors vous trouverez mes prochaines créations de sarouels, tuniques, chapeaux, vestes, mitaines et tutti quanti sur le shop de chapline Voilou, viendez donc faire un ptit tour, pour l'instant il se crée tranquille, mais bientôt il sera plein à "croquer"...
Et si vous voulez voir mes créas du moment, il reste toujours l'incontournable site de fifi brin de folie fifi brin de folie
Saturday, November 24, 2007 

Current mood:Toujours morte de rire
Je collectionne avec un plaisir non feint tous les articles mêlant fashioning et développement durable. Bien que comme la plupart d'entre vous, je me dis, mais quel rapport entre ces deux bêbêtes là, ne vous inquiétez pas. L'industrie de la grande consommation sait très bien faire un amalgame entre des idées du monde aussi opposées. C'est ce qu'on appelle couramment le " greenwashing ", littéralement "se refaire la façade en vert ", et ça marche depuis les années soixante-dix...
(je vous conseille à ce propos le livre de Phillippe Paraire, l'utopie verte, écologie des riches, écologie des pauvres, qui est assez édifiant)
Mais revenons donc à nos moutons, et laissez moi vous livrer mon dernier bijou en la matière...

L'agricooooool attitude arrive dans nos ménages :

"es-vous «agricool»? Une fois de plus, j'oscille entre consternation et rigolade. Faudrait inventer un mot : «consternalade»?

C'est Little Fashion Gallery, un «site de vente en ligne de vêtements et de produits de luxe pour enfants de 0 à 8 ans», qui nous livre cette nouvelle salade.

A destination des «trendy mummies» («mamans tendance») et des «citadines en mal de nature», Little Fashion Gallery formule une bien belle injonction :
«On optimise son capital campagne.»

Ainsi, côté vêture enfantine, «on mise tout sur le look farmer chic». La photo d'une tenue à carreaux est légendée ainsi : «Le mini fermier moderne se la joue rock&roll.»
Pour les bébés, appelés en l'espèce «agri-poupons», est proposé un «joli tartan chocolat».

Rien de plus que le look gentleman farmer appliqué aux gamins ?
Non, c'est bien mieux.
Little Fashion Gallery se prévaut d'une nouvelle tendance : l'«Urban Farming». Celle-ci suppose de «cultiver jalousement son bout de jardin les mains —manucurées— glissées dans deux vilains gants. Et oui, "l'agriculture attitude" est en vogue. On est "agricool" ou on ne l'est pas. La tendance fait fureur à NY et à Los Angeles».

Cette tendance, Little fashion Gallery ne l'a pas déterrée tout seul.
C'est le très chic mensuel britannique Wallpaper, spécialisé dans le design et l'architecture branchissimes, qui a élaboré le concept dans son édition de septembre:
«le Farm Project Uncovered» («le projet Ferme dévoilé»).

Je résume. Récupérant et dévoyant l'idée de sustainability (développement durable), le magazine proclame : «Sustainable living is cool» («vivre en se souciant du développement durable c'est cool»).

Wallpaper propose une vidéo du tournage des photos réalisées tout spécialement. Atterrant et hilarant. Même si vous ne comprenez pas l'anglais, vous pourrez vous «consternalader» à voir une top-model, les jambes plus ou moins écartées, plumer un gallinacée.
Voilà donc «l'agriculture attitude». Pas un mot évidemment sur les modes de production des meubles, animaux ou fringues. Voir la video ici.

Les agriculteurs, les vrais, vraiment crottés, eux qui n'ont pas tous les «mains manucurées», qu'en pensent-ils ?
Et ma copine Emma W., qui vit désormais à la campagne, qu'est-ce qu'elle en dit ?

Doivent être terrassés, non ?
Par Marie-Dominique Arrighi, in http://consottisier.blogs.liberation.fr/marie_dominique_arrighi/, vendredi 23 novembre 2007 "

Si jamais vous posséder des perles de ce genre dans vos fichiers, n'hésiter pas à faire tourner... Une vraie drogue dure pour une franche partie de rire... parfois un peu acide...
Saturday, November 24, 2007 

Current mood:mort de rire ;)
Si hier je m'esclaffais devant l'imminence d'une arrivée extra-terrestre, je crois que j'ai aujourd'hui trouvé encore plus hilarant...

Voici un petit article trouvé sur libération, et qui nous change un peu des nouvelles moroses de notre quotidien bien-aimé...

" Guide de survie en milieu zombie. Les astuces pour bien réagir en cas d'attaque de morts-vivants. Par ERWAN CARIO et ASTRID GIRARDEAU, samedi 24 novembre 2007

Les zombies, qui forment, comme chacun sait, le lumpenproletariat des morts-vivants, ont rarement été pris au sérieux. Pourtant, en cas d'invasion, sûr que ça rigolerait moins dans les chaumières. Heureusement, Internet fournit quantité d'informations cruciales. Pour survivre à une attaque, bien sûr, mais aussi pour s'en sortir en cas d'infection.

Avant tout, comprendre les risques. Le webzine Cracked a ainsi identifié cinq raisons scientifiques pouvant aboutir à une apocalypse zombie, de l'infection cérébrale à au dérèglement généralisé des nanorobots (cas le plus désespéré). Et pour se convaincre des dangers d'une épidémie zombiesque, si besoin est, il suffit d'essayer Zombie Infection Simulation. Dans une ville de 8 000 habitants, ce programme lâche un mort-vivant. A partir de règles comportementales basiques (contagion, déplacements, panique), on peut alors observer la propagation du phénomène. Invariablement, les points roses (les vivants) se font anéantir par les verts (les zombies). Maintenant que tout le monde est convaincu, on peut passer aux choses sérieuses ?

Tronçonneuse. Pour commencer, on ne conseillera jamais assez de visionner le court-métrage de Lone Bannana, Que faire lors d'une attaque de zombies ? Reprenant les codes des films de propagande américains des années 50, il passe en revue les gestes simples mais efficaces pour faire face à ce «produit du communisme, mélange de science interdite et de démocratie bafouée». Plutôt rassurant, le narrateur explique qu'une «rencontre avec un zombie peut être facilement gérée par n'importe qui possédant une tronçonneuse». Autre film, le Guide Common Craft de la survie face au zombie, que l'on peut trouver sur l'indispensable Zombie Survival Wiki. Très didactique, il apprend, grâce à des dessins enfantins, à reconnaître si votre oncle Dan est devenu un zombie. Bouche tordue, épaules de travers et peau blafarde, les symptômes sont sans appel. Le même site regorge de conseils, comme «quels sont les premiers signes qui distinguent une simple morsure d'une morsure de zombie». Pour les francophones, le Centre européen de protection contre les attaques de morts-vivants (Cepcam) s'intéresse à la pérennité de notre réseau électrique en cas d'invasion.

En cas de rencontre inopinée (sans tronçonneuse), vous pouvez opter pour le combat à main nue. Le guide de la Federal Zombie and Vampire Agency en rappelle les «cinq piliers» : ne pas les sous-estimer, ne pas les laisser vous agripper, etc. Mais la solution la plus radicale est quand même d'avoir un arsenal conséquent à portée. Et quelques petits jeux peuvent servir d'entraînement. De-Animator vous laisse ainsi seul face à des mort-vivants lents, mais de plus en plus nombreux. Son design en ombres chinoises, magnifique, en a fait une référence du genre. Plus récent, The Last Stand demande de survivre plusieurs nuits, derrière une barricade, aux assauts de zombies véloces. Il faut récupérer des armes et des survivants pour vous assister dans la tâche.

Cerveau. Malgré tout, l'accident peut arriver et la transformation en «personne à vitalité limitée» ne doit pas être vécue comme un traumatisme. Encore une fois, le Net est là pour simplifier la vie (la mort ?) des zombies. Première étape : se choisir un nom approprié. Petit tour, donc, sur le Zombie Name Generator. Il suffit de saisir son ancien nom et on obtient un patronyme du genre : «Garaaghhaah Nnnraaaaarrgh Goooarargh !»

En cas de petite faim, le site Brains4Zombies permet de commander des cerveaux «meilleurs, plus juteux et plus intelligents» que la concurrence. Les plus gourmets choisiront un cerveau de célébrité. Pour les vêtements, rien ne vaut shopzombie.com et son t-shirt phare «I love Brains» (j'aime les cerveaux). Et parce qu'il ne faut pas oublier les enfants, Hannah Simpson leur a tricoté de magnifiques poupées zombies. Enfin, le zombie seul risquant la déprime post-mortem, il doit soigner sa vie sociale. Pour retrouver ses congénères, il peut participer aux conventions qui ont lieu de par le monde. Par exemple à New York, lors de la ZombieCon annuelle. Sur le Net, on en voit même certains promouvoir le yoga zombie lors de rassemblements en plein air. Plus tendance, tu meurs. "

Ce que j'aime le plus chez les zombies ?
ET vous ?
Saturday, November 24, 2007 

Current mood:  quixotic
Suite à la diffusion d'une interview de l'ancien secrétaire à la défense du Canada, il y a quelques mois, qui affirmait l'existence d'une vie extra-terrestre, et même de l'imminence d'une guerre intergalactique, après l'espoir américain de voir le monde s'unifier autour d'une invasion extraterrestre (toujours), voici les dernières news venues d'outre atlantique...

Tenez-vous bien, il s'agit d'une réunion sur les E.T. Voici l'article recueilli sur lycos, et qui résume assez bien les nouvelles tendances à l'ouverture sur la possibilité d'une venue de visiteurs venu d'ailleurs... Entre X-files et science-fiction, le monde pré-apocalyptique n'en finira pas de nous étonner...

" Les Ovni : un phénomène pris au sérieux et des enquêtes réouvertes...
Et si les extra-terrestres existaient vraiment ? Une réunion sur les Ovni s'est tenue à Washington le 12 novembre dernier. Et il ne s'agissait pas d'une blague puisque étaient présents une vingtaine de pilotes militaires et civils accompagnés d'hommes politiques et de scientifiques. But de l'opération ? Echanger des témoignages tout ce qu'il y a de plus sérieux concernant les Ovni.

Ils les ont vus !

Parmi les témoins d'apparitions d'Ovni les plus connus et les plus crédibles, on pouvait entre autres compter la présence de Parviz Jafari, ce pilote de chasse iranien qui, en 1976, a tenté d'abattre (sans succès) un objet volant non identifié. Que dire aussi de James Penniston, officier retraité de l'armée de l'Air américaine qui a assuré avoir touché « un vaisseau triangulaire, illuminé de bleu et de jaune », qui était posé dans une forêt attenante à une base aérienne britannique à Woodbridge (Grande Bretagne) en 1980 ? Ces témoignages, loin d'être farfelus, sont enfin pris très au sérieux par la non moins sérieuse FAA, l'autorité américaine de l'aviation civile. Fife Symington, ex-gouverneur de l'Arizona, a même précisé qu'il y avait un tabou généralisé dans l'administration américaine sur ces sujets d'Ovni. « Que le gouvernement américain arrête de perpétuer le mythe selon lequel il existe une explication conventionnelle à tous les phénomènes d'Ovni. Notre pays doit rouvrir l'enquête ».

Le cas Duboc

Jean-Charles Duboc, ancien commandant de bord d'Air France, avoue lui avoir observé « un Ovni près de Paris, pendant un vol Nice-Londres, qui ressemblait à un énorme disque, d'environ 300 mètres de diamètre » et qui a laissé une signature radar… De ce cas français bien connu, aucune enquête poussée, et des interrogations laissées en suspens par les autorités censées les comprendre… Mystère. « Comme toutes les compagnies aériennes, Air France est soucieuse de son image. C'était très dur d'aborder le sujet.. », a ajouté l'ancien pilote français.

La politique de l'autruche

John Callahan, ancien membre haut placé à la FAA est aujourd'hui un peu désabusé, voire amer, dès qu'on aborde l'épineux sujet de la possibilité de vrais Ovni… Il avait enquêté sur un ovni repéré au dessus de l'Alaska en 1987, mais dans cette affaire, peu de moyens lui avaient été confiés, comme pour tuer l'investigation dans l'--uf. « Quand j'ai demandé au responsable de la CIA ce qu'il en pensait, il m'a dit « C'est bien un Ovni, mais on ne peut pas le dire au public américain, il paniquerait » », avoue-t-il.

Depuis 1950 en Grande Bretagne, on a recensé pas moins de 10.000 signalements d'apparitions suspectes dans le ciel. Nick Pope, ancien du ministère britannique de la Défense raconte que sur ces 10.000 cas, « la plupart des Ovni se sont révélés être des avions, des satellites et des météorites, mais dans 5% des cas, aucune explication n'a pu être établie".

Arnaud de Vaubicourt (mercredi 14 novembre 2007) "

Personnellement, je me dis qu'au point où on en est, si les extraterrestres veulent vraiment venir sur terre, je leur suggérerai d'attendre encore un peu avant de passer me voir, y'a déjà tellement de choses à régler la tout de suite que je suis pas sûre d'avoir l'esprit à ça... Ou qu'au moins ils attendent le jour... :)
Wednesday, November 07, 2007 

Current mood:  giggly
Aujourd'hui, petit mémo d'actualité…

C'est une période riche en événements, ces temps-ci…
Les facs recommencent à être en grève, et Fillon a conseillers à ses députés "d'attacher leurs ceintures et de rester solidaires". On s'attend presque à un raz de marée avec des instructions pareilles, espérons que nous serons à la hauteur.

Ingrid Bétancourt serai apparemment encore en vie, et Chavez essaie de nouer le dialogue avec les FARC pour sa liberté.

Sarko est parti rencontrer Bush. Allez, je vous met un bout de l'article, rien que pour l'histoire:

« Nicolas Sarkozy a entamé, mardi 6 novembre, à Washington 24 heures d'une visite officielle qui devrait avoir tout de la câlinothérapie. "On sera des amis et des alliés loyaux", a promis d'emblée celui qui entend incarner une "France nouvelle" et tourner la page des divisions nées de la guerre en Irak en 2003.
"Je viens à Washington avec un message très simple (...) je veux reconquérir le c--ur de l'Amérique", et ce "de façon durable", a affirmé le président français devant George W. Bush lors d'un dîner à la Maison blanche. "Je suis venu vous dire qu'on peut être l'ami de l'Amérique et gagner les élections en France. Ce n'est pas un miracle, c'est une réalité".

"Le peuple français n'oubliera jamais"

Intervenant plus tôt devant le French american business council, qui réunit des hommes d'affaires français et américains, le président français a multiplié les déclarations d'amour à l'égard des Etats-Unis.
"J'ai jamais compris pourquoi il fallait se fâcher avec les Etats-Unis", a-t-il lancé. "C'est vos parents (...) qui sont venus nous aider" lors des deux conflits mondiaux. "Je suis venu vous dire que le peuple français n'oubliera jamais. Jamais".
Et "chaque fois qu'il y a un soldat américain, où que ce soit dans le monde, qui meurt, je ne peux pas m'empêcher de penser à ce que les Américains ont fait pour nous", a ajouté le président français.
Le "désaccord" de 2003 sur l'Irak "ne doit pas remettre en cause l'amitié, l'alliance et la solidarité entre nous". D'ailleurs, l'époque du "French bashing" et des tensions "est révolu", a-t-il assuré peu après devant des représentants de la communauté française réunis à l'ambassade de France. (Nouvel Obs, mercredi 7 novembre 2007) »

Beurk….

Sinon, il semblerait que l'affaire de l'arche de zoé était connue de la France depuis fin août, et que du coup ça sent un peu le traquenard, toute cette affaire. D'autant que d'autres enjeux sont à prendre en considération, lisez plutôt, c'est édifiant :

« «Parler d'un génocide au Darfour, c'était offrir un terreau à l'Arche de Zoé :
Nicolas Sarkozy est allé au Tchad parce que l'Arche de Zoé plombait sa propre opération " militaro humanitaire " explique Antoine Glaser, directeur de la rédaction de la lettre du Continent, qui révèle sur son site l'existence d'un courrier du secrétariat d'Etat aux droits de l'homme à Rachida Dati dénonçant « l'illégalité de l'opération de l'arche de Zoé». Ce courrier est en ligne sur Africa intelligence (lire "la preuve de Rama Yade")

Antoine Glaser dirige la Lettre du continent - l'une des publications du groupe Indigo, éditeur d'Intelligence online et de la Lettre A et il est, entre autres, l'auteur de Ces messieurs Afrique (1992 et 1997) et Comment la France a perdu l'Afrique (en 2003) avec Stephen Smith.

Vous venez de révéler à vos abonnés que le ministère français de la justice a effectivement été alerté, début août de l'illégalité, et de l'imminence de l'opération l'arche de Zoé. Vous en avez une preuve?

C'est une lettre de Brigitte Collet [directrice de cabinet de Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme] qui s'adresse au directeur de cabinet de Rachida Dati en lui expliquant, en deux paragraphes extrêmement précis, qu'il va y avoir de trois cent à mille enfants qui vont être sortis illégalement du Tchad. C'est étonnant qu'à la suite de cette lettre il n'y ait eu aucune intervention. Bien sûr, les autorités tchadiennes sont maîtres de décider quelles sont les ONG qui doivent opérer ou pas chez elles. C'est étonnant qu'en France, il n'y ait pas eu de suites judiciaires. Puisque des démarches avaient été engagées auprès du procureur. Cette lettre montre bien les dysfonctionnements survenus en France et sur le terrain dans l'affaire de l'Arche de Zoé".

Pourquoi l'Etat n'a pas empêché l'opération?
On sous-estime la situation sur le terrain et la perte d'influence et le manque de moyens de la France en Afrique. A l'ambassade de France, il doit y avoir une dizaine de personnes. Sur le terrain, l'on voit bien que les militaires ne parlent pas aux diplomates et vice-versa. Ce genre de problème peut arriver, parce que chacun reste sur son pré carré. Mais il y avait la possibilité de faire, ici, des pressions sur cette association. Ne serait-ce que de convoquer Eric Breteau qui s'apprêtait à commettre un acte illégal.

Que pensez-vous des questions posées par Rony Brauman sur la responsabilité de l'Etat, et la surdramatisation de la situation au Darfour?
Depuis plusieurs mois, une partie des French doctors sont sur cette ligne des néoconservateurs américains et des évangélistes américains qui ont soutenu les rébellions du Sud Soudan, consistant à dire qu'on était en présence d'un génocide au Darfour et d'une inaction de l'Etat. Le candidat Sarkozy avait dit qu'il fallait intervenir immédiatement. L'arche de Zoé, ce sont deux personnes, qui semblent sortis d'une secte qui entendent ça, mobilisent quatre personnes et partent en mission au Tchad se sentant investis d'une mission. Lors d'un colloque qui s'était tenu à la Mutualité, Bernard Kouchner n'avait qu'une motivation: ne pas laisser tomber le Darfour, il s'y déroule un génocide. Certains parlaient même de Shoah. La réalité, c'est que s'il y a eu des crimes de commis, s'il y a eu effectivement 200.000 personnes qui ont été tuées, on est plutôt dans un phase descendante. Même si le président Omar El Béchir veut garder le pouvoir et utiliser le Darfour dans les négociations futures au Sud Soudan pour des enjeux pétroliers, personne ne croit qu'il y a un processus d'extermination de toutes les populations noires du Darfour. C'est une situation géopolitique extrêmement compliquée avec des antagonismes séculaires. La simplifier en disant qu'il y a un génocide et qu'il faut parachuter toute les ONG du monde, c'est un terreau favorable aux opérations du type Arche de Zoé.

Les enjeux politico-militaires ont joué un rôle?
Ces enjeux sont importants du coté de Paris, puisque Bernard Kouchner a persuadé Nicolas Sarkozy qu'il fallait qu'il s'investisse personnellement sur le dossier du Darfour pour peser dans le monde. Le Darfour intéresse les Etats-Unis, qui exploitent deux cent mille barils de pétrole dans le Sud du Tchad. Les Chinois exploitent 500.000 barils dans le Sud Soudan. Vous avez des enjeux pétroliers importants. C'est un pays qui est à la charnière du monde arabe et du monde africain. C'est aussi la charnière du monde anglo-saxon où les Français ont été obligés de baisser pavillon devant les Anglais du temps de la colonisation. C'est un pays clé. Stratégique. L'investissement de Nicolas Sarkozy ce n'est pas seulement d'aller chercher trois journalistes et quatre hôtesses de l'air espagnoles. C'est aussi parce que cette affaire de l'Arche de Zoé est en train de lui plomber sa propre opération militaro humanitaire, qui va se déployer ces prochaines semaines à la frontière du Tchad. C'est une opération européenne mais portée par la France. Trois mille soldats, mille cinq cent soldats français. Le quartier général sera au Mont Valérien. C'est une opération importante pour Nicolas Sarkozy, destinée à sécuriser les camps de réfugiés, à la frontière du pré carré français, du Tchad et de Centrafrique, avant l'arrivée de l'appareillage lourd des Nations Unies, qui va se déployer, début 2008, avec 26.000 hommes.
Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy veulent faire une opération pour montrer que la France s'intéresse à nouveau à l'Afrique et draine ses partenaires européens. Seul problème, dramatique, c'est que les Allemands ont refusé d'y aller, et le cabinet de Bernard Kouchner a le plus grand mal à monter cette force européenne.

Le Soudan fait partie de l'axe du mal…
Cette opération va se dérouler en territoire tchadien et centrafricain. Mais l'idée derrière tout ça est de neutraliser à terme le pouvoir d'Omar El Béchir. Sur ce plan, la France joue un double jeu. Au dernier sommet de Cannes, Jacques Chirac avait invité lui même Omar El béchir. Total est actuellement en train de récupérer un immense gisement de pétrole qui fera aussi 500.000 barils jours au Sud Soudan. Donc les intérêts économiques de la France sont plutôt au Soudan qu'au Tchad. Si l'on suit la politique américaine, le méchant c'est Omar El Béchir. Soit on se met avec les Chinois avec Omar El Béchir. Soit avec les Américains, contre lui."

Propos recueillis par Karl Laske, Nouvel Obs, mercredi 7 novembre 2007 »

Allez, une ptite info marrante, entre deux. Vous savez que Pasqua est en procès pour financement présumé illégal de sa campagne lors des européennes de 1999 de son parti, le RPF. Alors figurez vous que monsieur refuse de parler lors de son audition au tribunal correctionnel de Paris, estimant qu'en se qualité d'ex-ministre, il ne devrait s'exprimer qu'a la cour de justice de la République. Rien que ça, monsieur est bon prince! « D'un léger signe de tête et avec un petit sourire, l'ancien ministre a refusé de parler »

Dernière nouvelle marquante de la journée, l'irresponsabilité pénale est en passe d'être abrogée : « Le gouvernement a transmis au Conseil d'Etat son avant-projet de loi attendu sur l'irresponsabilité pénale des malades mentaux, a rapporté mercredi 7 novembre, un texte qui entend désormais interdire tout non-lieu dans les affaires de crimes perpétrés par des malades mentaux, conformément à ce que demandait Nicolas Sarkozy. Selon Le Monde daté de jeudi, le texte prévoit à la place une nouvelle procédure aboutissant à un "arrêt de culpabilité civile » (Nouvel Obs, mercredi 7 novembre 2007)

C'est un coup dur porté au secteur de la psychiatrie et de l'aide apportée au personnes souffrant de maladies mentales. Qui sait, cela peut aussi nous arriver un jour... nul n'est à l'abri de la folie.

Quant à l'article portant sur la consommation et sa critique (celui du dernier post), je lui ai trouvé un répondant, exprimant une nouvelle manière de récupérer les intello-bobo en questionnement que nous sommes. En voici quelques passages, résumant l'essentiel (oui, je sais, aujourd'hui j'ai un peu la flemme de synthétiser, mais en même temps, je préfère aussi donner les info brutes, et que chacun en fasse ce qu'il veulent) :

« Après l'innovation à tous les étages de l'entreprise (cycle des années 1990), voici peut-être venu le temps où les portes de l'entreprise volent en éclats pour convier les clients dans la cuisine de la conception de nouvelles initiatives. Bienvenue à une économie Ikea où c'est nous qui faisons le boulot !
Toutes les études le confirment : le client final devient de plus en plus expert marketing ; il s'implique dans sa relation avec les émetteurs d'offres que sont les marques, n'hésite plus à contester quand il estime que cette relation est insatisfaisante, se met à résister (cf. l'attrait à l'égard du hard discount ou du gratuit...), voire boycotte (cf. la propagation virale sur Internet).
Côté entreprises, la gestion des ressources humaines devient de plus en plus problématique du fait d'une démotivation croissante. D'autre part, les marchés sont de plus en plus poreux, rendant les marques potentiellement concurrentes les unes des autres. Ce phénomène trouve son pendant au travers de la transparence grandissante des frontières entre l'entreprise et les clients.

Référendum permanent

Pour garantir le succès, désormais, impliquons collaborateurs et clients pour en faire des auteurs, concepteurs et ambassadeurs des offres dont ils seront, demain, consommateurs. Et entrons de plain-pied dans la nouvelle économie de l'imagination collective.
2006 a vu émerger le Web 2.0 ; l'innovation a son réseau, il est désormais mondial. Et surtout il est copiloté par vous et nous. En une sorte de marketing démocratique par référendum permanent. Cette plate-forme d'échanges, d'interactivité, de créativité et de conception s'inscrit dans un mouvement qui voit les citoyens, les consommateurs et les usagers prendre une part active dans leurs échanges avec les pouvoirs, les marques ou les médias. Ce phénomène, Jeff Howe du magazine Wired l'a nommé le «crowdsourcing », principe qui fait appel à la sagesse de la foule (wisdom of crowd) pour inventer. Le meilleur exemple de crowdsourcing est Innocentive , un site initié par Elli Lilly où des chercheurs de tous bords (différents pays, différentes entreprises, différentes expertises...) peuvent contribuer - et être rémunérés pour cela - à identifier ensemble des solutions à des problèmes soumis on line... par d'autres entreprises.

Pas un jour sans une nouvelle initiative de conception collective. Quel regard critique pourrait-on y porter au travers de quelques cas concrets ?
Pour que le résultat d'une démarche de conception collective soit meilleur que si elle n'existait pas, et afin que le bazar collectif créatif n'explose pas en vol, il faut respecter cinq conditions : 1/ la confiance mutuelle (un client qui doute de la sincérité de la démarche ne s'impliquera pas) ; 2/ un problème clairement identifié, qu'une communauté créative serait plus à même de solutionner qu'un chercheur isolé ; 3/ un modérateur agitateur (souvent un consultant, gardien du temple et de l'exigence mutuelle) ; 4/ un cruise control fin pour piloter le processus. Et, enfin ; 5/ un mode de rémunération cohérent avec l'enjeu (ainsi, récemment, YouTube s'est résigné à payer les gens qui lui envoient des vidéos). Quand la communauté créative est pilotée sans arrière-pensées, quand elle invite les collaborateurs, les clients et les citoyens à mettre la main à la pâte en leur expliquant clairement les véritables enjeux et les règles du jeu, alors, oui, le résultat pourra être probant. Et renforcera, n'ayons pas peur des mots, la fierté d'avoir acheté un bien ou un service vraiment particuliers, puisque ces créatifs d'un nouveau genre auront contribué à le concevoir.

Un nouveau système nerveux est en train de se créer qui changera la façon dont nous percevons le monde. Mais aussi la façon dont le monde change. Ses conséquences sont à la fois difficiles à connaître et impossibles à estimer. Beaucoup de rêveurs créatifs vont arriver, vont-ils réussir à apprendre à jouer avec d'autres ?

De BRICE AUKENTHALER Associé d'Experts Consulting, management de l'innovation, enseignant et auteur de «L'imagination collective » (éd. Liaisons, 2007). (Libération, mercredi 7 novembre 2007)

Voili, voilou, je trouvais les infos de la journée bien denses, et je me suis dit que ça valait la peine de s'y arrêter un peu (y'a d'autres infos, pour sûr, mais bon, ça prendrait trop de temps de toutes les aborder, et ça reviendrait à réécrire un journal, ce que d'autres font très bien)… Bien sûr, que cela ne vous empêche pas de lire le journal…

Ah, et j'ai aussi trouvé un site d'info intéressant comme tout : http://contrejournal.blogs.liberation.fr/

Je vous conseille vivement sa lecture…

Bonne journée à tous, et que le bon vent vous mène…
Monday, November 05, 2007 

Current mood:  thoughtful
Artcile extrait de Libération « Le supercapitalisme a infesté le processus démocratique. Entreprises. Les sociétés peuvent-elles nier leurs obligations sociales ? "
Entretien avec Robert Reich, recueilli par la correspondante à New York ISABELLE DURIEZ : lundi 5 novembre 2007

Robert Reich est clairement classé à gauche aux Etats-Unis. Il a combattu les délocalisations et défendu le salaire minimum et la responsabilité sociale des entreprises. Mais dans son dernier livre, Supercapitalism, il en a surpris plus d'un. Le capitalisme ne va pas forcément de pair avec la démocratie, alerte-t-il. Il la mine. Selon lui, les coupables ne sont pas seulement les grandes entreprises. Ce sont les individus.

- Avons-nous vendu notre âme au capitalisme ?

- Pas en tant que citoyens, mais en tant que consommateurs et investisseurs, oui. Sans le savoir, à chaque fois que nous cherchons la bonne affaire, en faisant nos courses ou en investissant à la Bourse, nous affaiblissons indirectement le contrat social et sacrifions une partie des valeurs auxquelles nous sommes attachés en tant que citoyens. Car d'où viennent ces bonnes affaires ? D'entreprises en très forte concurrence qui, pour répondre à notre demande, baissent les coûts salariaux, délocalisent et polluent l'environnement. Si nous voulons réduire les inégalités, retrouver la stabilité de l'emploi et de meilleurs salaires, ainsi que combattre le réchauffement climatique, nous devons accepter de faire de moins bonnes affaires.

- Nous n'avons pourtant pas le sentiment d'avoir été achetés. Que s'est-il passé ?

- L'affaiblissement de la démocratie face au capitalisme commence dans nos têtes. Par exemple, mon cerveau de consommateur commande des livres en ligne, parce que c'est moins cher et plus pratique, mais mon cerveau de citoyen défend par principe les petites librairies indépendantes. J'achète les billets d'avion les moins chers, et pourtant je soutiens les revendications des travailleurs aériens syndiqués. D'autres font leurs courses à Wal-Mart tout en diabolisant cette entreprise comme le pire des employeurs. Le problème, c'est que nous ne faisons pas attention à cette dissonance.

- Et qui gagne ?

- Dans ma tête, comme dans le monde entier, c'est le consommateur. Traditionnellement, nous utilisons le processus démocratique pour régler cette dissonance. Si nous voulons augmenter le salaire minimum, soutenir les syndicats, défendre le petit commerce, protéger l'environnement, nous votons des lois. Nous décidons des règles du jeu pour les entreprises. Le problème est que le supercapitalisme a réussi à infester le processus démocratique à travers les lobbyistes. Les entreprises se livrent une bataille sans merci pour gagner des avantages compétitifs sur leurs rivaux à travers les politiques publiques. Une vraie course à l'armement.

- Est-ce vraiment nouveau ?

- Ce n'était pas le cas dans les trente années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale : nous avions des oligopoles de trois ou quatre entreprises. Que ce soit dans l'automobile, la téléphonie ou la banque. Elles n'avaient pas à se battre pour s'arracher les consommateurs et les investisseurs. A partir des années 70, et ça s'est accéléré dans les années 80 et 90, les télécommunications et les transports ont globalisé les marchés et exacerbé la concurrence. A Washington, les lobbyistes sont passés d'une poignée à 35 000 aujourd'hui et dominent le processus politique. Même Google a ses lobbyistes. Les citoyens n'arrivent plus à se faire entendre par-dessus cette cacophonie.

- Pourtant, vous dites que les entreprises ne sont pas les premières responsables…

- Nous sommes les responsables. En tant que société, nous avons mis les entreprises sur le même plan que les citoyens, comme si elles avaient les mêmes droits et mêmes devoirs, le droit d'être représentées politiquement et le devoir d'être responsables socialement. N'importe quoi ! Les entreprises ne peuvent pas être responsables socialement et ne le seront pas. Elles prétendent l'être parce que c'est bon pour leur image. Mais l'idée qu'elles vont sacrifier des dividendes ou de bonnes affaires pour leurs clients, au nom d'un «bien public» abstrait, est abusive, voire dangereuse, car elle détourne le public de sa responsabilité d'établir les règles. Cela le conduit à croire que, grâce à la bonne volonté et à la moralité des PDG, les entreprises agissent dans l'intérêt du public, alors qu'elles ne le font pas. C'est un écran de fumée.

- Vous avez été un ardent défenseur de la responsabilité sociétale des entreprises. Que s'est-il passé ?

- Sous Clinton, je me suis battu pour un système des impôts qui récompenserait les entreprises qui, par exemple, versent des indemnités importantes quand elles licencient ou dont les PDG sont payés de manière proportionnée par rapport à leurs employés. Je pensais que, sur le long terme, ces entreprises s'en sortiraient mieux, attireraient davantage les consommateurs et les investisseurs. Mais ce n'était qu'un souhait. Et le long terme dure toujours. Et leurs efforts sont souvent ridiculement modestes. C'est le cas pour les entreprises «vertes». Prenons BP, qui a changé son nom pour Beyond Petroleum et s'est vanté d'être pro-environnement. Il n'a, dans le même temps, investi ni dans ses pipelines pour prévenir les fuites ni dans les énergies alternatives. Ce n'est que de la communication. Et nous ne passons pas les lois qui la contraindraient à respecter l'environnement.

- Que devrions-nous faire en tant que citoyens ?

- En en prenant conscience, nous pouvons être plus efficaces, influencer le processus politique. Par exemple, les ONG qui font pression sur les entreprises pour qu'elles soient plus responsables feraient mieux de travailler pour faire passer des lois et des régulations contraignantes. Ce n'est que comme ça que les entreprises changeront.

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A vos commentaires...
Thursday, November 01, 2007 

Current mood:  quixotic
C'est halloween les amis, la fête des morts et des citrouilles....
TRemblez pauvres humains, car les disparus vont revenir vous hanter, brrrrrrrrrrrrrrrrrrrr...
Du fond de leur tanière puante, les morts-vivants se préparent à reprendre la place qu'ils avaient jadis à nos côtés, mais on ne les laissera pas faire. Heureusement, tout cela ne dure que 24 heures, après quoi tout le monde rentre gentiment chez soi, et on n'en parle plus. C'est la magie des fêtes programées. D'ailleurs, on a essayé de me débaucher hier soir, de m'enmener dans les ruelles sombres et bryantes de Brest pour fêter cette drôle de célébration, mais je n'avais guère l'humeur dansante. Ils faut dire que les vieilles citrouilles n'ont guère de quoi faire envie.
Mais ce qui est sûr, c'est qu'une fois halloween passé, on est bel et bien entré dans la phase hivernale de cette année 2007.
Et j'en profite pour souhaiter un happy birthday à mon ptit frère qui a fêté hier en fanfare ses 18 ans... ça me rajeunit pas, tout ça...
Sinon, l'autre nouvelle extraordinaire, c'est que le tome 7 de Harry Potter est ENFIN sorti en français... Harry Potter et les reliques de la mort, que ça s'appelle, même. Et c'est terrible. Non seulement parce que c'est le dernier tome et qu'après, et bien il ne nous restera plus qu'à les relire tous, en faisant une pression sans nom sur l'auteure pour qu'elle nous concocte une petite suite sans prétention (hé! je sais qu'elle a dit qu'elle le fera pas, mais bon, je l'aime bien moi son ptit monde, et un bouquin ça se lit trop vite...). Bon, toujours est-il que du coup j'ai dévoré ce dernier tome à une vitesse prodigieuse (si mes bouquins de fac pouvaient être aussi passionnant), et je suis super contente de connaître (enfin) la fin... Mais chut, promis, je dirai rien, parce qu'il y en a plein qui l'ont pas encore lu. Déjà que ça a été super dur de se taire quand Dumbledore est mort au tome 6, mais je ferai un effort.
Allez, courrez tous l'achetez ou faites-le vous prêter par ceux qui ont déjà craqué, comme ça après tout le monde connaîtra la fin et on pourra en papoter autour d'un bon feu. Bon, Ju et Goul, y'a plus qu'à vous mettre d'accord pour savoir à qui je le passe en premier.

Voilou, sinon, j'essaie tant bien que mal de rédiger un article sur l'aspect sauvage des habitants d'écovillage. C'est un article qui peut être intéressant, je vous dirai ça quand je l'aurai écrit. D'ailleurs, si quelqu'un a des idées ou des suggestions, c'est un peu la panne sèche en ce moment.... Bon, d'accord, je vais y bosser... Mais c'est pas ma faute. Y'a une brume pas possible depuis quelques jours (jsuis en plein dans l'ambiance), et internet me dévore le cerveau. Je pense aux fringues que je veux fabriquer, je m'occupe de tricot, de couture, de machine à coudre, de rêve de voyage au Japon, de ce que peut bien faire mon amoureux qui est tout malade et si loin de moi, de trouver des sous pour vivre, de ce que je veux faire de mon avenir, de quand je vais choisir de partir d'ici, de où je vais bien pouvoir aller, ....
Alors au milieu de tout ça, vous pensez bien que j'ai du mal à me concentrer.
Bon, en même temps, il suffirait que j'arrête de rêvasser comme une andouille et que je m'occupe un peu plus de ce qui est important, seulement voilà, tout ce que je viens d'énumérer me paraît aussi important que mon article.
ET en passan,t, y'a d'autres bouquins qu'il faut absolument que vous lisiez :

1) Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes, de Robert M. Pirsig. Un magnifique bouquin sur le sens de la vie et de la pensée, et que tout étudiant qui a un tant soit peu persévéré dans les études devrait adorer pour son approche du savoir et de la transmission...
2) Utopie et primitivisme, de Christian Marouby. C'est mon autre livre de chevet du moment, et je le conseille à tout ceux qui se questionnent sur les utopistes d'avant... pour mieux comprendre les utopistes d'aujourd'hui. J'en dis pas plus, lisez-le...
3) Un ptit bouquin toujours utile à avoir à portée de main, c'est Le réel et son double, de Clément Rosset. Une approche simple et concise de la difficulté, que dis-je, de la quasi-impossibilité d'avoir accès à ce fameux Réel, le pourquoi du comment que ça marche (pas), et surtout une bonne méthode pour comprendre comment relativiser à tout instant son jugement, qu'on est tout petit et que l'intention ne fait pas tout. Si vous l'avez pas déjà dans votre bibliothèque, courrez, pauvres fous...
4) (je m'arrête plus, tant pis)... POlitiques de la nature de Bruno Latour. Alors lui, je l'aime vraiment bien, même si à la fac mes profs me disent : "oui mais voyez-vous, ce monsieur Latour, il n'a fait qu'inventer l'eau tiède. C'est un penseur mou, et dont vous ne saisissez pas toute l'ambiguïté"... Bon, peut-être, va savoir, mais en tout cas, je l'ai vu en séminaire, le monsieur, et il pète tout (bon, faut dire que j'approuve ses théories car elles sont très proches des miennes, ce qui est plutôt pratique). Une intelligence affutée comme un poignard, et un humeur et une pétillance qui le rendent bonhome et jovial. Mais c'est à lire en complément d'un autre ouvrage, que je gardais pour la fin :
5) Philippe Descola, Par delà nature et culture... ALors voilà Le livre qu'il faut lire. Pas d'excuse, ni de faux-fuyant. Lui là, il a quasi tout dit, même si c'est en fin de compte tout simple. Ce qu'il dit, ce grand ponte de l'anthropologie française, c'est que toutes les cultures ont leur part de pertinence, et qu'elles valeent bien la nôtre. Ah, merci infiniment monsieur Descola, car grâce à vous, je peux enfin dire à mes profs : et oui, chaque culture (quel que soit l'échelle) à des codes et des valeurs qui ont leur part de pertinence, donc les écovillageois ne osnt pas des marginaux mais des créateurs de mondes, tout comme les autres. L'expérimentation est au coeur de la vie, et ils ont su lui redonner une nouvelle forme à l'aube de ce siècle consumériste et ultra libéral.

Bref, je m'arrête là, mais en tout cas, si après Harry Potter 7 vous avez encore envie de lire, voici quelques idées pas mal...

Bonne lecture, et que le bon vent vous porte. Namasté et pleins de mouchous à la citrouille.
Tuesday, October 16, 2007 

Current mood:  determined
Au fil des jours,
Périphéries explore quelques pistes -
chroniques, critiques, citations, liens pointus...
[03/02/07] « La vie est un manège »
Etre femme sans être mère - Le choix de ne pas avoir d'enfant, d'Emilie Devienne

(JPG)Voilà un livre que devraient accueillir avec soulagement les femmes qui ne souhaitent pas avoir d'enfant, et dont la décision, même lorsqu'elle est aussi solidement enracinée qu'un baobab, doit essuyer le typhon permanent de la pression sociale. Même si on ne partage pas toutes les références de l'auteure, on n'a pas trop les moyens de faire la fine bouche, tant la littérature sur ce sujet est rare. Et puis, l'essentiel y est : elle met noir sur blanc les arguments de simple bon sens qu'on avait en tête - ce qui fait du bien - et y ajoute quelques autres. Petite, Emilie Devienne avait rendu visite avec sa mère à une amie de la famille qui venait d'accoucher, et qui lui avait demandé : « Et toi, quand tu seras grande, tu veux beaucoup d'enfants ? » « Sans penser mal me comporter, je répondis que je ne voulais pas d'enfant du tout. » L'amie avait alors suggéré à sa mère de la montrer au pédiatre - conseil qui, heureusement, n'avait pas été écouté... Elle répertorie les diverses réactions auxquelles elle a eu droit au fil du temps ; à vingt ans : « Oh ! tu es jeune, tu peux encore changer d'avis. C'est normal, pour le moment tu as tes études. » A trente ans : « Si tu rencontres vraiment l'homme de ta vie, tu changeras d'avis. » A quarante : « Oh, avec les progrès de la médecine, tu peux attendre encore un peu. Mais pas trop longtemps, non plus... »

(JPG)Et encore : c'est sans parler de la pression médiatique. Prenons ne serait-ce que les hebdomadaires de cette semaine. Prolongeant les cocoricos suscités par les bonnes performances françaises en matière de natalité, qui, en janvier, ont retenti sur toutes les antennes, Paris-Match réunit sur une photo, posant devant la mairie avec leur bébé dans les bras, les 19 femmes d'un petit village de Mayenne ayant accouché au cours de l'année 2006. Gala constelle sa couverture de vignettes représentant des femmes célèbres avec leur enfant, sous le titre : « Leurs enfants d'abord : elles veulent être des mères parfaites ! » On s'interroge d'ailleurs sur l'utilité d'en faire un dossier, tant les propos du genre « Ma famille avant tout », ou « Je suis une actrice, mais je suis avant tout une mère », sont le discours obligé de toutes les célébrités interviewées dans la presse féminine et people, où le mot « mère » appelle immanquablement l'adjectif « épanouie » - à croire que, dans ces rédactions, on dispose de logiciels de traitement de texte spéciaux, qui font l'association automatiquement. Ainsi, quand on tourne la page, en sortant du dossier « mères parfaites », c'est pour changer radicalement de registre, avec une grande interview de Lorie, titrée : « Je commence à songer à la maternité » (à 24 ans, il serait temps, en effet). On notera au passage que l'idole des cours de récréation n'a pas convoqué la presse pour lui annoncer la nouvelle en grande pompe : ce sont les journalistes qui lui demandent si, comme ses cons--urs, elle ne compte pas bientôt « mettre sa carrière entre parenthèses pour devenir maman »...

Les seuls intermèdes répertoriés par nos soins dans ce matraquage remontent à... 2001. Marie Claire avait alors publié un dossier tout à fait honnête intitulé « Je ne veux pas d'enfant, et alors ? » (octobre 2001). Traitant du même sujet au même moment, mon magazine favori, Elle, sans doute le plus fanatique parmi les féminins « haut de gamme » dans l'injonction à la maternité, produisait un article (« Sans enfants et contents de l'être », 10 septembre 2001) bien plus tendancieux, présentant les couples concernés comme des aigris immatures et intolérants qui ne supportaient pas le bruit et le désordre. Histoire d'enfoncer le clou, un encadré répertoriait les propos les plus odieux (« âmes sensibles s'abstenir ! ») tenus à propos des enfants sur les forums Internet des associations de « childfree ». Bref, une vision des choses d'une hénaurme subtilité, et pas du tout idéologique.
Il ne s'agit pas d'un jugement de valeur,
mais plutôt d'honnêteté et de lucidité
par rapport à ses propres
priorités et dispositions

Que tous les gens qui n'ont pas d'enfant soient soupçonnés de ne pas les aimer, « cela signifie-t-il que tous les gens qui ont des enfants les aiment ? » interroge Emilie Devienne, que son expérience de journaliste, et la simple attention à l'actualité, ont confrontée à de nombreux témoignages du contraire. Surtout, elle rappelle cette évidence : on peut très bien aimer les enfants, s'aimer soi-même, se réjouir pour ses proches quand ils deviennent parents, s'attendrir devant les bébés de son entourage, sans pour autant avoir envie d'en concevoir et d'en élever soi-même. Il ne s'agit pas d'un jugement de valeur, mais plutôt d'honnêteté et de lucidité par rapport à ses propres priorités et dispositions - le contraire, d'ailleurs, de l'« immaturité » si souvent reprochée aux réfractaires à la maternité... En outre, il faut avoir une vision bien indigente de la vie et des relations humaines pour s'imaginer que l'enfantement serait la seule manière de nouer des liens forts, de laisser une trace ou d'assurer une transmission - sans pour autant se croire obligée de remporter trois prix Nobel pour racheter ce refus coupable : autre piège que l'auteure pointe à raison. Elle-même est la belle-mère de deux adolescentes dont elle est très proche, et avec qui elle a établi des rapports qui lui conviennent à merveille : elle n'aurait pas aimé, dit-elle, s'occuper d'enfants à plein temps, et le fait avec d'autant plus de bonheur qu'elle n'y est pas obligée.

On se souvient aussi de ce récit, lu dans un magazine (Cosmopolitan, septembre 2006), d'une jeune femme qui, enfant, était partie en vacances avec une amie chez la tante de celle-ci. A la descente d'avion, elle avait découvert que la tante en question était Sabine Azéma - l'une des rares actrices qui, lorsqu'on l'interroge à ce sujet dans les interviews, assume sereinement son choix de ne pas être devenue mère. La jeune femme se souvenait de l'influence que la comédienne avait eue dans sa vie, au cours de ces vacances qui s'étaient répétées plusieurs années de suite : « Sabine nous a loué une petite caméra et nous a poussées à écrire des scénarios qu'on tournait après. On passe des heures à chercher des déguisements au marché. Sabine a réservé une petite voiture, mais, comme elle déteste rouler, elle reste des heures derrière un camion et on hurle de rire. On n'est pas des enfants, elle n'est pas une adulte, c'est de la magie. Des vacances à la Monsieur Hulot, surtout pas de McDo, mais des salons de thé ambiance "Arsenic et vieilles dentelles", un jardin d'hôtel plutôt que le square bondé. Sabine nous offre des objets extraordinaires, des toupies de New York, des crayons d'Angleterre. Et surtout, elle nous insuffle son sens du bonheur. »
Le « destin biologique »
est à deux embranchements

Utile distinction à laquelle procède Emilie Devienne : ne pas être mère et ne pas avoir l'intention de le devenir ne revient pas forcément à être une « anti-mère ». Cela n'empêche pas, par exemple, de s'élever contre l'ambivalence que témoigne la société à l'égard des mères, à la fois glorifiées et méprisées, par exemple quand on leur dénie toute capacité intellectuelle ou créatrice, jugée incompatible avec la fonction reproductrice. Cela n'implique pas non plus que l'on souhaite passer toute sa vie dans l'éther des idées - même si on s'y trouve bien et qu'on souhaite se réserver un temps suffisant pour y séjourner - et que l'on méprise les basses tâches matérielles : on peut prendre plaisir à soigner son intérieur, et partager la révolte d'une Annie Leclerc devant la dévalorisation dont font l'objet les tâches domestiques, tout en sachant qu'elles perdraient tout attrait à nos yeux si elles devenaient des nécessités tyranniques, et s'il fallait s'y consacrer dans une urgence permanente. Sans compter que le travail ménager continue de peser avant tout sur les femmes - les statistiques sur les parts de temps respectives qui y sont consacrées dans le couple sont impitoyables à ce sujet. Et que, de ce côté-là, l'arrivée d'un enfant peut créer un déséquilibre inattendu entre le père et la mère : comme le fait remarquer une sociologue spécialiste de ces questions, on tombe rarement amoureuse d'un homme parce que son art de passer l'aspirateur nous a éblouie...

La cohorte de procès d'intention et de préjugés auxquels s'expose une femme qui ne souhaite pas « passer par la case maternité », la réprobation ou le harcèlement plus ou moins déguisés qu'elle s'attire - et devant lesquels elle a intérêt à garder son calme, tout accès de colère risquant d'être interprété comme une confirmation des soupçons qui pèsent sur elle ! - révèlent un refus persistant, dans des sociétés pourtant considérées comme modernes, d'admettre que féminité et maternité puissent ne pas se confondre. « Pourquoi estime-t-on qu'une femme n'est jamais tout à fait une femme si elle n'a pas eu d'enfant, tandis que l'on ne dira jamais d'un homme qu'il n'est pas tout à fait un homme s'il n'est jamais devenu père ? » interroge Emilie Devienne. Un jeune père de mon entourage, que, par curiosité, j'interrogeais avec tact et discrétion (enfin... j'espère) sur l'origine de leur désir d'enfant, à lui et à sa compagne, invoqua son désir à elle, et me fit avec le plus grand naturel cette réponse sidérante : « Chez les femmes, je crois que ça vient du ventre. » Etrange... Parce que, si on veut se lancer dans cet exercice périlleux qui consiste à faire parler la biologie, la réponse ne me semble pas du tout aussi évidente que cela. Après tout, la capacité de porter un enfant n'est pas la seule caractéristique qui distingue les femmes des hommes : il y a aussi le clitoris, seul organe du corps humain qui n'ait pas d'autre utilité que le plaisir - et qui suscite d'ailleurs dans toutes les régions du monde une vindicte remarquable, allant de la simple réprobation ou répression à la mutilation plus ou moins sanglante. Si les femmes ont un « destin biologique », il serait donc plutôt à deux embranchements. Et si on voulait faire un peu de mauvais esprit, on pourrait dire que ce sont plutôt les hommes qui sont assignés à la procréation, puisqu'ils peuvent rarement jouir sans émettre de la semence, ces lourdauds...
« C'est tellement plus simple
de faire ce qu'on attend de nous »

Que, pour la plupart des femmes qui font le choix de s'engager dans cette expérience, le fait de porter un enfant dans leur ventre pendant neuf mois crée avec lui un lien d'une nature particulière - pas forcément plus fort, mais peut-être plus viscéral que celui du père -, c'est plausible. Mais pourquoi celles qui n'ont pas envie de réaliser cette possibilité devraient-elles en être affectées ? Emilie Devienne cite un article de Geneviève Serre paru dans la revue L'Autre ; s'étant penchées, avec un préjugé défavorable que son enquête avait démenti, sur les femmes qui refusaient la maternité, la psychiatre remarquait : « Un élément marquant est qu'il n'y a jamais eu de regret face à ce choix. Celui-ci a été fait très tôt, à l'adolescence, et même s'il a été interrogé au cours de leur vie, il donne le sentiment d'une décision très forte sans ambivalence, sans souffrance. » De quoi dissiper un peu la terreur que m'avait laissée le film de Woody Allen Une autre femme, dans lequel une intellectuelle sans enfants voyait sa vie s'écrouler la cinquantaine venue, et prenait conscience du manque que lui avait laissé son refus de la maternité. Tout compte fait, ce n'était peut-être pas là le reflet d'une implacable réalité, mais seulement de la légère tendance à la misogynie que laisse parfois transparaître ce cher vieux Woody...

Pour expliquer cette conviction, si répandue chez nos contemporains, qu'on ne peut être pleinement femme que si on est mère, Emilie Devienne suggère de ne pas négliger des explications qui, au premier abord, feraient sourire, comme cette croyance archaïque, encore bien ancrée d'après elle dans l'inconscient collectif, selon laquelle « en étant mère, la femme se nettoie de ce corps impur qui ne serait que sexe sans cette mission céleste ». Oui - parce qu'il y a aussi ça : ne pas vouloir être mère, c'est prendre le risque de passer pour une nymphomane à la vie pathologiquement dissolue. Ou alors, pour une frigide inapte aux plaisirs de la chair. Charmante alternative, non ? Malgré tout, Emilie Devienne invite, une fois qu'on est sûre d'avoir bien réfléchi, à faire confiance à son intime conviction, et à résister aux pressions, même si, parfois, « c'est tellement plus simple de faire ce qu'on attend de nous ».

Elle déplore que le choix de ne pas être mère soit toujours perçu négativement, alors qu'il est le plus souvent vécu par les intéressées de façon positive. Une vie sans enfants, dit-elle, offre tout autant de moments intenses qu'une vie avec enfants. Elle ne fragilise pas les couples, pas plus qu'elle ne rend leur existence ennuyeuse (au contraire, parfois) : « Si l'amour était une science exacte, ça se saurait. » Mais, en même temps, elle plaide pour que l'on prenne au sérieux la part de pessimisme qui peut aussi entrer dans ce choix. Ainsi, si elle est consciente que d'autres femmes et hommes ont une vision avant tout confiante et optimiste de la vie, elle doit reconnaître que ce n'est pas son cas : « Quand je vois des nouveau-nés attendrissants dormir à poings fermés dans leur cosy, je ne peux m'empêcher de songer à ce qui les attend : études, boulot, chômage, santé, maladie, amour, désamour... » Alors que la plupart des gens, quand on invoque la dureté des temps, balaient cet argument d'un revers de main (« et la première guerre mondiale, tu crois que c'était marrant ? »), elle affirme que, oui, il est légitime, si c'est ainsi que l'on perçoit les choses, de ne pas vouloir projeter un enfant dans un monde où le climat se déglingue, où la violence sociale grandit, où le racisme et l'intolérance se répandent et se banalisent, où des salariés dorment sous les ponts : « Nous ne sommes pas égaux devant notre ressenti face à l'incertitude du lendemain. » Elle-même confie sa difficulté à dénouer le paradoxe qui consiste à « trouver la vie dure tout en la donnant par amour ». Etant donné son enchevêtrement d'horreur et de beauté, qui pourrait prétendre trancher pour les autres le débat sur le sens de la vie, et leur imposer un optimisme forcé ? Ce qui n'empêche pas, d'ailleurs, chez ceux qui refusent d'être parents, un certain hédonisme au quotidien, ni même une passion de la vie, un refus absolu de se sacrifier ou de forcer leur nature, qui motivent tout autant leur choix : « La vie est un manège et nous ne sommes pas obligés d'enfourcher tous les chevaux. »
Mona Chollet
Emilie Devienne, Etre femme sans être mère - Le choix de ne pas avoir d'enfant, Robert Laffont, 2007, 190 pages, 18 euros.
Sur le(s) même(s) sujet(s) dans Périphéries :

Femmes
* Sexes - janvier 2007
* « Culte du corps », ou haine du corps ? - Normes de beauté - 4 octobre 2006
* Les pièges du pragmatisme - Prostitution - 8 juillet 2006
* L'Occident ou la phobie de la différence ? - La femme, l'étranger - 23 octobre 2005
* La femme est une personne - A propos d'un entretien avec Patrice Maniglier paru dans Libération - 18 octobre 2005
* Sortir du « harem de la taille 38 » - Le harem et l'Occident, de Fatema Mernissi
The Good Body, d'Eve Ensler - octobre 2005
* Une femme de ressources - Séverine Auffret, philosophe et essayiste - septembre 2005
* Fausse route II - Le féminisme ne se divise pas - 20 juillet 2005
* Un féminisme mercenaire - A propos de Pour en finir avec la femme, de Valérie Toranian, et de L'islam, la République et le monde, d'Alain Gresh - 8 novembre 2004
* « Une femme en lever d'interdit » - Thérèse en mille morceaux, de Lyonel Trouillot - septembre 2004
* La pyramide posée sur sa pointe - Après le Forum social européen de Saint-Denis - 21 novembre 2003
* Aïcha et les « gros tas » - Fortune médiatique des Ni putes ni soumises
et des filles voilées - 30 octobre 2003
* Penser sans entraves - Annie Leclerc, écrivaine - octobre 2003
* Demain, Frankenstein enlève le bas - Comment Elle vend la chirurgie esthétique à ses lectrices - 30 juillet 2003
* « Je suis, donc je pense » : la révolution copernicienne de Nancy Huston - Journal de la création et autres essais - décembre 2001
* Femmes « encarcannées » - La femme gelée, d'Annie Ernaux - 14 juillet 2000
* Catherine Breillat cherche les problèmes - Une vraie jeune fille - juin 2000
Monday, October 08, 2007 

Current mood:  enthralled
Chronique du bout du monde…

En ces jours étranges arrivent d'innatendues rencontres. Au détour d'un sentier, un sourire se profile. Des énergies purent virevoltent. Les rencontres sont belles. De la douceur de ces esprits se dégage une lumière de chaleur. Elle nous réchauffe l'âme.
Du monde magique provient une douce musique. De la lumière scintille. C'est le moment où les étoiles dansent.
Cette musique frêle s'élève au loin. Les chants nous parle d'un monde caché. Un monde où les peuples des terres oubliés vivraient une vie merveilleuse. C'est j'histoire que l'on nous conte au coin du feu les soirs d'hiver. Celle qui emplit nos rêves depuis la plus tendre enfance.

Je virevolte, je me sens vivante. J'ai retrouvé le sens du chemin…
Tuesday, September 18, 2007 

Current mood:  blank
Les principales déclarations de Nicolas Sarkozy au Sénat devant les journalistes de l'information sociale.
Par Liberation.fr, mardi 18 septembre 20
Cet après-midi au Sénat, Nicolas Sarkozy a tracé les premiers contours de sa France sociale, devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis). Au menu : retraites, régimes spéciaux, contrat de travail... Il poursuivra l'exercice demain à Nantes, se concentrant sur la fonction publique.
Le système social à la français
«Il faut en changer»
«Il y a aujourd'hui trois certitudes : le système n'est pas tenable financièrement, il décourage le travail (…); enfin, il n'assure pas l'égalité des chances.» Le chef de l'Etat a estimé que l'organisation sociale française produisait aujourd'hui «plus d'injustice que de justice (...). Il faut en changer.» «C'est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble», fondé sur «le travail, le mérite et l'égalité des chances» et renouant «avec les principes de justice et d'efficacité».

Dialogue social
Oui, à condition
Sarkozy s'est efforcé de rassurer les partenaires sociaux, en particulier les syndicats, sur sa volonté de réformer dans la concertation. «Les réformes doivent conjuguer les nécessités de l'action et la pratique du dialogue social», précisant : «Le dialogue social ne doit pas être un alibi à l'inaction; mais l'urgence de l'action ne saurait justifier qu'on méprise le dialogue social.»

35 heures
L'assouplissement «incontournable»
Le chef d'Etat a annoncé son intention d'«aller plus loin» dans l'assouplissement «incontournable» des 35 heures et de «donner une place plus importante à la négociation d'entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail».

Le Smic
«Sortir d'une contradiction insupportable»
Une conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat se tiendra dans la seconde quinzaine du mois d'octobre avec notamment pour objectif de «dépassionner le débat» sur la fixation du Smic. «L'idée, c'est de nous sortir de la contradiction insupportable que connaissent les salariés et les entreprises de notre pays: d'un côté un smic qui progresse fortement, sans lien avec les fondamentaux économiques, ce qui fragilise les entreprises à forte intensité en main d'--uvre; de l'autre un nivellement des salaires par le bas, avec une négociation salariale anémiée et des minima de branches parfois inférieurs au smic.»

«Ce qu'il faut faire, c'est jouer sur toutes les dimensions du problème. Sur la fixation du smic, nous avons besoin de dépassionner le débat. Une commission indépendante fera chaque année des recommandations aux partenaires sociaux et au gouvernement. Cette recommandation, le gouvernement sera libre de la suivre ou non.»

Fusion ANPE-Unedic
Une feuille de route pour Lagarde
Il a annoncé avoir demandé à sa ministre de l'Economie Christine Lagarde de lui faire «dans les quinze jours des propositions sur le processus de fusion de l'ANPE et de l'Unedic», une fusion «qui aura lieu», car «c'est l'intérêt des demandeurs d'emploi».

Contrat de travail
Vers «la rupture négociée» employeur-salarié
Nicolas Sarkozy a confirmé mardi son intention de réformer le contrat de travail, évoquant la possibilité de «modes de rupture négociée» entre un employeur et son salarié. «Nous ne pouvons plus tenir sur cette ligne Maginot juridique (…) Tout le monde a compris qu'un pays où les ruptures de contrat de travail sont soumises à des procédures longues et incertaines est un pays qui encourage les délocalisations, qui crée peu d'emplois et peu de richesses. (...) La solution passe par différentes pistes (…), la promotion de modes de rupture négociée en fait partie, de même que des procédures simplifiées devant les prud'hommes.»

Chômage
Des sanctions «plus fermes et plus justes»
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi son intention de définir «avant la fin de l'année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes» à appliquer lorsqu'un demandeur d'emploi refuse deux offres valables d'emploi ou une formation.

Santé
La franchise justifiée
Il a confirmé mardi que le système des franchises médicales serait inclus dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 et qu'il ne constituait que «l'amorce d'autres mesures fortes et structurantes». «Concilier responsabilité et solidarité, c'est aussi prendre en charge nos nouveaux besoins de santé (maladie d'Alzheimer, plan cancer, soins palliatifs) sans grever les comptes de l'assurance maladie ni peser sur les générations futures. C'est tout l'objet de la franchise qui sera présentée au Parlement dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008.»

«Mais je veux être clair, pour moi, ce n'est que l'amorce d'autres mesures fortes et structurantes», a-t-il souligné. «L'assurance maladie n'a pas vocation à tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler. C'est pourquoi j'ouvre également un grand débat sur le financement de la santé. (…) Nous en tirerons les conclusions au premier semestre de l'année prochaine.»

Régimes spéciaux de retraite
«Je demande au gouvernement de les réformer sans tarder.»
Le Président a déclaré qu'il voulait «réformer sans tarder» les régimes spéciaux de retraite et a donné deux semaines au ministre du Travail pour en préciser les principes communs avec les partenaires sociaux.
Pour le chef de l'Etat, «l'objectif doit consister, à tout le moins, à harmoniser les régimes spéciaux avec celui de la fonction publique».
«La priorité, c'est de traiter la question des régimes spéciaux de retraite. Je demande au gouvernement de les réformer sans tarder.»
«Dès demain, Xavier Bertrand à qui j'ai demandé de conduire cette réforme, va engager des discussions avec les acteurs concernés (…). A l'issue de ces entretiens, qui ne devront pas excéder deux semaines, Xavier Bertrand [ministre du Travail, ndlr] précisera les principes communs de l'harmonisation», a souligné le président. Ils seront ensuite «déclinés par la négociation, entreprise par entreprise, pour tenir compte des spécificités de chaque régime».