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Saturday, November 21, 2009
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Wednesday, October 07, 2009
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Hi everyone! My new release LOST, featuring the wonderfull singer Steevens Gassin, is available on online stores. Enjoy!
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Tuesday, August 25, 2009
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Pet Shop Boys - Best Of (1 heure 48 minutes)Ça a commencé avec le tube mondial West End Girls. Tous les ingrédients de la pop british inimitable des Pet Shop Boys étaient déjà là : dire des choses graves sur de la musique légère, accorder une grande importance à l’image, se foutre pas mal des modes et pratiquer l’humour (anglais, of course).
Neil Tennant a toujours eu un faible pour le music-hall et la dramaturgie, tandis que Chris Lowe est plus amateur de dance music et de bidouilles électroniques. Ce mélange des compétences, ce côté à la fois théâtral et dancefloor fait tout le sel des PSB. Je regrette hélas de ne pas suffisament maitriser la langue de Shakespeare pour en plus savourer l’intelligence de leurs textes, tantôt ironiques, dramatiques, politiques ou les 3 à la fois.
La façon qu’ils ont de modeler leur image est fascinante. Depuis leur premier single jusqu’à aujourd’hui, tout leur artwork bénéficie du talent de Mark Farrow, designer d’une simplicité intemporelle, germanique, qui ne cherche jamais à jouer l’épate.
Les Pet Shop Boys appliquent cette même démarche sobre, austère diront certains. Et si Neil est le plus enclin à quelques débordements enthousiastes, comme sourire ou esquisser un pas de danse, on se souvient quand même d’un strip tease de Chris sur We All Feel Better In The Dark qui mit tous les mecs en mode hystérie.
Ah oui, les Pet Shop Boys sont gays. Ils ne l’ont jamais vraiment revendiqué dans la première partie de leur carrière. L’époque et les mentalités évoluant, ils ont peu à peu lâché du leste sur leur vie privée et leur travail a revêtu un peu plus de rainbow flag. L’aboutissement de cette affirmation a sans doute été la comédie musicale Closer To Heaven en 2001.
Prolifiques, les PSB sont capables du meilleur comme du pire, il faut bien le reconnaître... Mais ils sont toujours là ! Difficile de résumer 25 ans de carrière alors voici une sélection de mes titres préférés ou illustrant bien toute la richesse du travail des PSB.
01. West End Girls (Dance Mix) - 1986 La seule et unique version à retenir de West End Girls est celle de 86. Oublions la première produite par Bobby Orlando. Les nouveaux arrangements pour l’album Please sont sans comparaison : des nappes splendides, une basse qui groove, une trompette lointaine et une voix soul féminine donnent à l’ensemble un cachet autrement plus sophistiqué. Pas loin d’une dizaine de remixes ont vu le jour depuis 86 mais aucun n’égale l'extended originale, que j’ai ici corrigé (le master disponible sur l’édition spéciale de Please est épouvantable).
02. I Want A Dog (Frankie Knuckles Remix) - 1988Ce remix de la face B de Rent est une tuerie. La basse est la star de cette version, une boucle qui s’étend tout le long de cette transe hypnotique concoctée par un Frankie Knuckles en pleine forme et qui figure sur l’album Introspective. Quant au sens caché des paroles, je vous laisse apprécier...
03. Always On My Mind (Extended Mix) - 1987Voici la luxueuse version longue de cette improbable reprise d’Elvis Presley. Les Pet Shop Boys aiment reprendre des chansons totalement inattendues. Ils s’offrent pour cette occasion une production haut de gamme, flirtant déjà avec l’orchestration symphonique. La pochette du maxi, anti-commerciale au possible avec son microscopique artwork paumé sur une vaste surface blanche a du faire grincer les dents des responsables de leur maison de disque ! Le clip est composé d’extraits de leur méconnu long métrage musical It Couldn’t Happen Here qui servait de promotion à l’album Actually. Une rareté sortie confidentiellement en VHS et en Laserdisc...
04. Electronic - Getting Away With It... (Extended Mix) - 1989Première collaboration de Neil Tennant avec ce groupe anglais. Contrairement à ce que peut laisser penser le nom du groupe, ce premier single sonne pourtant comme une pop classique, avec même une orchestration symphonique. Une seconde collaboration avec Neil se fera pour le single Disappointed, plus connu en France.
05. Liza Minnelli - Don’t Drop Bombs - 1989 En pleine gloire, les Pet Shop Boys trouvent le temps de produire l’album Results pour Liza Minnelli. Issue du music-hall américain, le monstre sacré réussit admirablement son passage à la pop music (Herb Ritts s’occupe des photos). Ils lui concoctent des chansons sur mesure et imposent à Liza une retenue à laquelle elle n’est pas habituée : pas de démonstration vocale et pas de surjeu dans l’interprétation. Cet excellent album contient pas mal de bonnes chansons dont ce Don’t Drop Bombs, sorti après le tube Losing My Mind. A coup de grandes orgues, les arrangements épiques et la dramaturgie de ce titre énergique ont une sonorité qui ne déplairait pas aujourd’hui à la swedish house mafia.
06. Dusty Springfield - In Private (Extended Mix) - 1989 La même année, l’icône soul anglaise Dusty Springfield fait elle-aussi son come back avec l’album Reputation. Les Pet Shop Boys la bichonnent en produisant près de la moitié des chansons.
07. Left To My Own Devices (Album Version) - 1988 Cette fois, les Pet Shop Boys bénéficient d’un véritable orchestre symphonique pour gonfler cette chanson au rythme effreiné, en pleine explosion de house music. Le refrain jouissif et la ligne de basse composée de double-croches répétitives sont la recette PSB qui va donner lieu par la suite à d’autres tubes tout aussi speed.
08. Where The Streets Have No Name (Extended Mix) - 1991 Justement, dans le même genre hi-energy, voici la reprise pied de nez admirable d’un titre de U2. Comme l’expliquait Neil, le propre des rock stars est souvent de chercher à créer des chansons à messages qui vont s’inscrire dans le temps, voire dans l’histoire. Ce n’est absolument pas le propos de la pop music qui s’accommode très bien de l’instant et n’est pas forcément faite pour durer.
09. So Hard (Extended Mix) - 1990 Premier single de l’album Behaviour, toujours dans la veine hi-energy.
10. DJ Culture - 1991Hors album, voilà DJ Culture, l’un de mes titres favoris. Sa dramaturgie hollywoodienne et sa mélancolie me touchent particulièrement. Les arrangements de cette version single sont sans comparaison avec les tentatives d’extended et de remixes qui ont été produites en parallèle.
11. We All Feel Better In The Dark (After Hours Climax) - 1990 Le plus beau remix qui ait été fait pour les Pet Shop Boys. Les Brothers in Rhythm donnent à cette bizarre face B de Being Boring un chic instrumental et un jazzy clubbing somptueux. Cette version était notamment utilisée sur scène lors de leur tournée de 91.
12. Boy George - The Crying Game - 1992 Les Pet Shop Boys s’attaquent au cinéma avec la musique du film The Crying Game de Neil Jordan. Cette reprise planante d’un standard de 64 de Dave Berry, est l’un des 4 titres produits par le duo qui figurent sur l’album. Le score est composé par Anne Dudley, ex comparse de Trevor Horn avec qui elle forma The Art Of Noise.
13. One Thing Leads To Another - 1993 Very, le quatrième album des Pet Shop Boys, est délibérément conçu pour le dance floor. L’univers visuel choisi est complètement barré, fait de couleurs primaires, d’images de synthèse, de plastique, de gants de vaisselles, de bottes en caoutchouc et d’accessoires extravagants. C’est en édition très limitée que l’album sortira accompagné d’un second CD appelé Relentless, sur lequel figurent 6 morceaux supplémentaires dont ce One Thing Leads To Another.
14. Can You Forgive Her? (Rollo Remix) - 1993 Encore issu de Very, voici le remix house dépouillé mais efficace proposé par Rollo. Risqué, voire impossible, de remixer en 4/4 un vocal chanté en rythme shuffle, comme c’est le cas ici. Ecoutez les remixes qui ont massacré les derniers singles de Britney Spears et vous comprendrez ce que je veux dire.
15. Go West (Mings Gone West First And Second Movement) - 1993 Enfin, toujours issu de Very, la fameuse reprise des Village People (ici en revisitée par Brother in Rhythm). C’est un peu le chien qui se mord la queue, si je puis dire. Les prestations TV de ce titre étaient quand même hilarantes, avec en France les pompiers de Paris comme choristes, tout en débardeurs et fuseaux moulants. De la douce subversion pour cet hymne ultra queer qui fit même office de générique pour Téléfoot ! Un comble décidément inexpliquable, après déjà l’appropriation des stades du I Will Survive de Gloria Gaynor.
16. Somewhere - 1997 Pour moi à ce jour, c’est LE chef d’œuvre des Pet Shop Boys. Encore une reprise totalement délirante, magnifique chanson issue de la comédie musicale West Side Story. A bord de leur char d’assaut, les PSB mettent le paquet et surchargent le titre d’ornements symphoniques et d’effets électroniques qui donnent une époustouflante énergie dansante et rapide à cette chanson pourtant tragique. Un paradoxe typique du duo anglais. Bien que la version longue de 10 minutes soit excellente, je ne vous propose ici que la dernière partie chantée, faute de temps.
17. Frances Barber & Cast - My Night - 2001 En 2001, les PSB s’essaient à la comédie musicale on stage. Et le résultat est tout à fait réussi, en tout cas pour ce qui est de la BO. Car malheureusement, nous n’aurons pas eu la chance de voir le spectacle en France. Peut-être un jour en DVD ?
C’est par ces arpèges magiques et la gouaille de Billie Trix que démarre le show.
18. Paul Keating - For All Of Us - 2001 Le show Closer To Heaven se termine avec cette très belle chanson, une des plus belles ballades composées par PSB.
19. Live For Today (Orchestral) - 1992 Enfin, dans la même veine, la version instrumentale de Live For Today utilisée pour le film The Crying Game.
Pour plus d'infos, consulter le remarquable site officiel : Pet Shop Boys
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Wednesday, July 01, 2009
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Watch the FULL MOVIE
Directed by Loic Maes. Music by Witaz (featuring an exerpt of "Isolation" by Mikael Karlsson)
Parental Advisory: explicit nudity.
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Sunday, June 28, 2009
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A l'heure où j'écris ce blog, je n'arrive toujours pas à réaliser ce que la mort de Michael Jackson signifie pour moi. Cela fait longtemps que je m'étais déconnecté de son emprise dévorante sur ma personnalité et ma musique. En effet, les personnes qui me connaissent très bien savent jusqu'à quel point l'admiration que j'ai eu pour l'artiste des années 70,80 et 90 m'a poursuivi... C'est donc une part de ma vie qui s'éteint avec sa disparition. Je m'aperçois que c'est devenu une évidence de le dire puisque c'est la même sensation pour des millions de gens dans le monde.
Thriller Lorsque Billie Jean est sorti sur les radios en 1982, je n'ai pas accroché. L'engouement général pour le titre m'agaçait au plus haut point. Et puis un samedi soir, tout de même, par curiosité, j'ai décidé de regarder un Sex Machine spécial Thriller (un magazine soul des Enfants du Rock). Alors grand fan de films d'épouvante, je dois dire que le vidéo clip de Thriller a été un véritable coup de massue. La revisite du Loup Garou de Londres par le même réalisateur John Landis, le clin d'œil aux zombis de Romero, la restructuration de la musique (avec les refrains placés en toute fin) mixée avec le son live (on entend les pas de danse au sol, les claps, etc.), la chorégraphie, le montage, les maquillages, le costume et l'allure générale de Michael Jackson, les génériques... D'un seul coup, en 14 minutes, comme le dit très justement Manœuvre, Michael Jackson écrivait LE livre, bouleversait l'histoire de la pop musique et inventait les bases de tout ce qui suivrait désormais. C'est depuis ce soir très précis que je suis devenu fan. L'excitation que provoquait Michael Jackson provenait, en plus de son génie musical, de la rareté de ses apparitions. En france, à part dans Les Enfants du Rock, difficile de voir des vidéo clips. Il faudra attendre M6 pour enfin en découvrir avec Hit Hit Hit Hourra. C'est précisément ce manque et cette rareté qui faisait tout le sel. Chaque disque, chaque apparition, chaque article de magazine était un événement, parfois mondial quand il s'agissait des vidéo clips ! Ceux que j'ai enregistré sur VHS était diffusés dans leur version intégrale au journal de 20h, annoncés par PPD. A l'époque, point de téléphone mobile ni d'Internet pour toujours être au courant de tout et tout pirater de façon désinvolte. Reconstituer le parcours discographique de Michael Jackson m'a amené à dépenser beaucoup d'argent et d'énergie à la recherche des précédents disques qu'il avait enregistré avec ses frères, jusqu'au formidable "Off The Wall".
1. Michael Jackson Medley (VIVA Wettbewerb) 2. Wanna be Startin' Somethin' (Tommy D's Main Mix) 3. Say Say Say (Remixed by John "Jellybean" Benitez) - with Paul McCartney 4. Tell Me I'm Not Dreamin' (Too Good To Be True) - with Jermaine Jackson 5. Torture (Dance Mix) - with The Jacksons 6. State Of Shock (Dance Mix) - With The Jacksons feat. Mick Jagger
Bad / Captain EO L'album Bad a définitivement enfoncé le clou. Tout y était encore plus soigneusement chiadé que pour Thriller. Comment oublier les clips de "Bad", "The Way You Make Me Feel" et l'hallucinant moyen métrage "Smooth Criminal" inclus dans le pourtant foutraque Moonwalker ? En pleine Jacksonmania, le premier concert en France en 1988 au Parc des Princes était une sorte de pélerinage. L'accomplissement artistique total de Michael Jackson dans toutes les disciplines laissait pantois. Cette perfection dans tous les domaines était pour moi un exemple à suivre. Que ce soit son look, sa voix, sa musique, ses vidéos, sa façon de créer l'événement, rien n'était dû au hasard et chaque détail était rigoureusement étudié pour obtenir l'effet souhaité. Un showman hors-pair. Quand je pense à Michael Jackson, je pense aussi aussi à Disneyland. Dans cette amérique où le spectacle et le divertissement sont une industrie, je suis fasciné et admiratif de la machinerie marketing et du rêve organisé qu'ils ont en commun. La première fois où je me suis rendu à Disneyland Paris, j'y ai vu le film en relief "Captain EO". Formidable mélange de SF et de comédie musicale, aujourd'hui nanar d'une kitcherie insoutenable. Mais le film est si étroitement conditionné à son époque, à son lieu et sa technique de diffusion, que le voir aujourd'hui hors contexte pour la première fois est sans doute une expérience étrange. C'est sans doute pour cela qu'il n'est jamais sorti en vidéo. En sortant de la salle, quelle ne fut pas notre surprise en comprenant que l'agitation qui régnait à un endroit du parc était due à la présence de Michael, en balade avec Jordie Chandler. C'est ainsi que je me suis retrouvé physiquement à 3 m du King Of Pop, entouré d'une ronde de gardes du corps et d'une seconde constituée de membres du personnel Disney. C'est le genre de circonstance qui vous marque !
7. Eaten Alive (Extended Re-Mix) - Diana Ross 8. We Are Here To Change The World9. Another Part Of Me (Extended Dance Mix) 10. We Are The World - U.S.A. For Africa 11. Je Ne Veux Pas La Fin De Nous - With Siedah Garrett
Dangerous / HIStory C'est quelques temps plus tard qu'éclatait l'affaire Chandler. C'est à partir de cette période que j'ai sérieusement commencé à lâcher l'affaire... Avec tout ce que l'on sait depuis, il difficile de croire à cette innocence qui était le fond de commerce de Jackson. D'un seul coup, sa sympathie pour les enfants prenait un tout autre sens beaucoup moins glorieux. Cette frasque judiciaire s'est accompagnée d'un essoufflement artistique. Michael Jackson délaissait l'énergie dansante pour se perdre dans la guimauve sirupeuse ("You Are Not Alone","Childhood"...), et messiatique ("Heal The World", "Will You Be There", "Earth Song"...). Quelques bonnes surprises sont pourtant apparues avec par exemple le duo qu'il a fait avec sa sœur Janet sur "Scream". La vidéo possède une esthétique incroyable et reste l'une de mes préférées. Sa prestation scénique de Dangerous est aussi inoubliable, même si elle rappelle un peu trop "Smooth Criminal". Dommage que le reste n'ait pas suivi.
12. Black Or White (The Clivillés & Cole Radio Mix) 13. Remember The Time (12" Main Mix) 14. Scream Louder (Flyte Tyme Remix) - with Janet Jackson 15. Stranger In Moscow (Hani's Num Radio)
Invincible Invincible est l'album que je n'ai jamais acheté. L'auto-célébration permanente de MJ, son manque de remise en question, les ficelles marketing trop visibles de ses ennuyeuses remises de prix, ses perruques, ses horribles opérations à répétition du visage, ses paternités bidons, et pour courronner le tout, le terrible reportage "Living With Michael Jackson" ont finit de me désintéresser artistiquement du triste personnage qu'il est devenu. C'était insupportable de le voir aller mal, enchaîner les conneries et ne pas pouvoir l'en empêcher. Michael Jackson perdait pied avec la réalité à un degré qui selon moi était indécent et intolérable. Manifestement, personne dans son entourage complaisant n'a su le remettre en selle. Et quand bien même Michael Jackson serait innocent des accusations graves qui lui ont été portées, il n'a rien fait pour me convaincre. Dans une détresse terrible et malgré un état de santé précaire, il s'est forcé à remonter sur scène pour éponger ses dettes. Sans doute le mauvais choix de trop. Que c'est triste.
16. Elizabeth I Love You (Live) 17. Xscape (Unreleased) 18. What More Can I Give - United We Stand 19. Earth Song (Instrumental) - Vienna Symphonic Orchestra Project
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Friday, May 01, 2009
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En ces temps de sinistrose, rien de tel que de revenir aux bons vieux fondamentaux. Au temps flamboyant où la disco envahissait les dancefloors et les radios pour conquérir la planète. Toujours à la recherche de pépites oubliées, voici mes dernières trouvailles. Une sélection qui mise sur la fête à tout prix, une hystérie euphorique et bruyante, pleine d'excès et d'une bonne dose de mauvais goût. Enjoy ! .. The Disco Hysteria (84 minutes) Track listing :01. Gloria Gaynor - (If You Want It) Do It Yourself (Tom Moulton Mix) (1975) VideoGloria Gaynor, l'une des reines disco, n'a pas chanté que I Will Survive. D'autres titres comme ce Do It Yourself issu de son second album Experience, méritent d'être dépoussiérés. Simplement parce que les arrangements de ce morceau sont beaux à pleurer, avec une solide orchestration de cordes et de cuivres, mise en valeur ici par l'indispensable Tom Moulton. 02. Michael Zager Band - Love Express (1977)Bien sûr, tout le monde connait son tube interplanétaire Let's All Chant. Mais quand j'étais petit, j'adorais écouter la face B du 45 tours sur laquelle se trouvait Love Express. Avec son shaker entêtant et son groove exotique, le refrain absolument imparable est resté gravé dans ma mémoire. Il était pour moi la bande son idéale d'une attraction foraine, avec ses pics, ses creux, ses descentes et ses montées. 03. The Trammps - Body Contact Contract (1976)Les Trammps étaient très fort pour créer des phrases musicales accrocheuses (hook). C'est encore le cas ici avec ce Body Contact Contract, aussi puissant que leur raz de marée Disco Inferno. Des arrangements vocaux incroyables, des violons aiguisés comme des couteaux, mais surtout une basse répétitive, doublée de cuivres, qui donne une irresistible envie de bouger ses bras en l'air. 04. Kongas. - Africanism / Gimme Some Loving (1977)Kongas est un groupe français dont le producteur (et batteur) n'était autre que Marc Cerrone. C'est sur leur second album que figure donc ce marathon de plus de 15 minutes. Essentiellement construit sur le rythme (particulièrement sur les percussions), les chants hurleurs et une seule note de basse, ce titre chargé nous entraîne vers une sorte de transe hypnotique. Le duel guitares/cuivres du premier tiers est une vrai régal. À noter que Kongas reprendra plus tard en 1982 le formidable Why Can't We Live Together.05. The Salsoul Orchestra - Street Sense (1979)Le percussioniste Vince Montana Jr., leader du groupe, est capable du meilleur comme du pire. Capable de reprendre à la sauce disco à peu près n'importe quoi (par exemple du classique comme Ainsi Parla Zarathoustra, L'Oiseau de Feu) et cultivant la vulgarité comme art de vivre (les pochettes de leurs disques étaient souvent illustrées par des bimbos aguicheuses), le Salsoul Orchestra a pourtant réussi créer un son légendaire. Même s'il compte à son répertoire des divas comme Loleatta Holloway, Salsoul reste avant tout un énorme groupe instrumental réunissant jusqu'à parfois 80 musiciens. Fers de lance de la disco New-Yorkaise avec déjà une carrière bien remplie, le groupe sort Street Sense, avec une pochette plus sobre qu'à l'accoutumée. L'album, mixé par Tom Moulton (encore lui), démarre par son titre éponyme. Après une intro extatique, le titre tourne pendant 7 minutes autour d'une une ligne de basse ratrappée ça et là par les percussions, les violons ou les cuivres, telle une longue chevauchée sur une plage filmée par David Hamilton. 06. Loleatta Holloway - I May Not Be There When You Want Me (But I'm Right On Time) (12" Version) (1978)Attention, maman est de retour avec ce titre totalement déjanté. Gospel à gogo, Loleatta y braille qu'il serait temps pour son prétendant qu'il se décide avant qu'il ne soit trop tard. Le titre, complètement barré, fatiguera le plus hardi des danseurs pendant 10 bonnes minutes. Un rythme effrené mais un groove incroyable et un remix assuré encore une fois par un Tom Moulton au mieux de sa forme. 07. The Village People - Ready For The 80's (12" Version) (1979)J'ai beaucoup d'affection pour ce groupe, même s'il est souvent décrié ou moqué. Ça paraît pourtant incroyable qu'un groupe crypto gay comme Village People fut aussi populaire sur la durée. Plus mainstream que véritablement apprécié des gays, le groupe, produit par les français Henri Belolo et Jacques Morali (qui ont aussi produit The Ritchie Family), a quand même enchaîné tube sur tube. Mais quand je suis tombé sur l'émouvant Ready For The 80's, j'ai tout de suite accroché. Avec le recul d'aujourd'hui, il est amusant qu'un titre de 79 s'emballe à l'idée d'entamer la nouvelle décénnie, définitivement celle de mon enfance et qui allait sonner le glas de la disco. 08. ABBA - Voulez-Vous (Extended Remix) (1979) VideoLes suédois doivent avoir l'art de la musique dans leurs gènes. je ne vois pas d'autre explication. Que ce soit ABBA à l'époque, Ace of Base plus tard, ou aujourd'hui Axwell, Steve Angello, Sebastien Ingrosso ou Eric Prydz, 4 des plus gros producteurs de musique électronique du monde, la Suède compte énormément dans l'histoire de la musique pop. Les deux garçons d'ABBA sont pour moi les meilleurs mélodistes et arrangeurs qui soient. Ce qu'il font des vocaux et des sons reste pour moi une vraie référence. Aujourd'hui ABBA passe pour quelque chose de léger et de kitsch. Le musical Mamma Mia n'a fait qu'empirer les choses. Voulez-Vous, l'un de leurs tubes les plus disco avec Gimme Gimme Gimme, reste pourtant d'une efficacité redoutable. 09. Shirley Bassey - This Is My Life (12" Version) (1979) Live performanceShirley Bassey, inoubliable interprète du générique de Goldfinger, un peu comme Tom Jones, fait partie de ces chanteurs un peu fous, dont on ne sait jamais si la désuétude est feinte ou réelle. Difficile en effet de ne pas sourire en écoutant cette version disco de son standard This Is My Life. Plus drama queen que 10 Liza Minelli réunies, Shirley tente de nous refaire le coup de I Am What I Am. Mais l'orchestration, gros gateau à la crème écœurant, en fait des tonnes. Après une intro music hall, le rythme arrive et il est impossible à ce moment là de ne pas penser à Meryl Streep et sa descente d'escaliers au début de La Mort Vous Va Si bien. 10. Jackie Moore - This Time Baby (1979)Je ne connaissais pas Jackie Moore, mais bien sûr, je connaissais cette chanson puisqu'elle a été reprise récemment par les Freemasons (Love On My Mind). Percussions latines, claps, cuivres, voix, tout est chic et classe dans ce titre. 11. S. B. Devotion - No, No, No, No (Remix n°2) (1979)Plus méconnu que Spacer, Singing In the Rain ou Love Me Baby, ce titre est pourtant excellent. 3 versions longues différentes furent créées, et c'est la plus rare que je vous propose. Il est indéniable que Sheila a énormément contribué à la popularité de la disco en France. Se la jouant humilité (le titre est juste signé d'un enigmatique S. B. Devotion), Sheila sait qu'elle doit faire à nouveau ses preuves avec ce pari osé de carrière internationale. Sa période disco, qui l'aura amené à enregistrer 2 albums ( Singing In The Rain et King Of The World, produit par Chic) et quelques singles comme Hotel de la Plage, est celle qu'on retiendra, à juste titre. Compilations & sources : Discogs, Wikipedia, moi et tout ça : A voir et à lire : 
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Saturday, September 13, 2008
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Rien à faire, les commémorations récentes des 30 ans de la disco m'ont fait replonger dedans plus que jamais. Et comme je ne fais jamais les choses à moitié, c'est à coup de livre, de films et de documentaires que je me suis intéressé au phénomène disco dont j'ai connu l'époque. Hélas, j'étais beaucoup trop jeune pour aller en discothèque (comme on disait). C'est sans doute cette frustration qui me pousse encore aujourd'hui à faire de la dance music... En collectionneur frisant la schizophrénie, j'ai glané des centaines de titres durant ces derniers mois, chérissant particulièrement les versions 12 inches, extended, longues, club, etc. En effet, le maxi 45 tours est né dans les années 70 grâce à Tom Moulton, un technicien du disque devenu l'un des plus grands remixeurs de l'industrie disco. Ces versions spéciales allongées, pouvant parfois atteindre jusqu'à 17 minutes, figurent généralement sur les albums originaux (LP) des artistes. Ce sont ces versions LP que vous allez entendre dans le mix ci-dessous, sauf précision. Le catalogue disco est tellement immense, qu'il serait intéressant de faire des mix à thème. C'est pourquoi, pour cette session, j'ai eu envie de mettre en avant des pépites oubliées, et pourtant connues et extrèmement efficaces. Le genre de titre "Ah mais oui bien sûr" difficile à trouver sur une compilation commerciale. Dresscode pour les filles : robe de soirée mais pas trop longue, talons aiguilles, gloss, paillettes, et coupe de cheveux façon Farah Fawcett. Pour les garçons : costume 3 pièces mais sans cravate, chemise en soie, moustache et Ray-Ban Pilote (qui reviennent en force d'ailleurs !). Jeux de lumières, fumigènes, lasers et boule à facettes : let's dance. .. Disco Session Volume 2 (108 minutes)
Track listing :01. Rose Royce - Car Wash (Single Version) (1976) TrailerCe mix divisé en 3 chapitres commence par une partie d'inspiration soul. C'est le cas ici avec le groupe Rose Royce qui a enregistré le titre éponyme du film Car Wash, que je n'ai hélas toujours pas vu. Rose Royce a également créé 3 ans plus tard Is It Love You're After, qui par la suite a été samplé par S'Express pour leur fameux theme en 1988, le premier gros tube house. 02. Salsoul Orchestra - Getaway (1977)Getaway est aussi connu pour avoir été chanté par Earth, Wind & Fire. Mais j'avoue préférer nettement cette version instrumentale du Salsoul Orchestra, dont l'énergie n'a pas échappé à M6 qui l'a récemment utilisé comme générique d'émission. Salsoul Orchestra, monumental groupe de musiciens sous la direction de Vince Montana Jr., a imposé les bases de la disco new-yorkaise. Cuivres, violons, percussions latines, tout y est et tout y passe, des reprises improbables de musique classique à la variété la plus indigeste. Mais le kitsch fait partie du charme disco ! 03. Jimmy "Bo" Horne - Dance Across The Floor (1978)Plus connu pour son Spank, Jimmy "Bo" Horne a aussi créé ce tube. Normal qu'on y retrouve le son des KC & The Sunshine Band, étant donné que c'est le même producteur, Harry Wayne Casey, qui est aux commandes. 04. Boney M. - Dancing In The Streets (Single Version) (1978) Long VersionBoney M. a une discographie très difficile à maîtriser, tant il existe de versions en fonction des pays de sortie. D'abord face B du single Mary's Boy Child/Oh My Lord, Dancing In The Streets est pourtant sorti en maxi avec une version de 6:18. Leur maison de disque a eu la très bonne idée de rééditer cette année tous leurs albums remastérisés sur CD, agrémentés de bonus tracks rares, comme celui-ci sur leur 3e et excellent LP Nightflight To Venus. 05. Baccara - Yes Sir, I Can Boogie (1977) VideoBaccara introduit à merveille cette deuxième partie, avec une disco nettement plus féminine et glamour, voire parfois vulgaire... Donna Summer avait donné le ton avec son Love To Love You Baby. Les 2 espagnoles de Baccara remettent ça avec ce tube variétoche irrésistible, dont la mélodie triste des couplets me touche. Le texte à double sens est plus que coquin : l'homme à qui elle promettent de danser toute la nuit, se comprend autrement quand on sait que Boogie Woogie fait aussi allusion à des activités sexuelles... 06. Love & Kisses - Thank God It's Friday (12" Version) (1978) Soundtrack TV AdsDeux ans après La Fièvre du Samedi Soir, Hollywood sent le filon et produit l'OVNI Thank God It's Friday, toujours inédit en DVD en France. C'est la chanson du générique d'ouverture que je vous propose en version longue. En pleine vague disco, ce film choral se déroule presque en temps réel un vendredi soir dans une discothèque. Une galerie de personnages étranges et hétéroclites s'y bouscule : le DJ, les Commodores, une chanteuse ambitieuse (Donna Summer), le directeur de la boîte (Jeff Goldblum), un danseur clône de Giorgio Moroder, 2 adolescentes trop jeunes, une habituée accro aux ecstas, etc. Au final, un film ultra léger qui a superbement mal vieilli, mais qui dépeint à merveille toute une époque. Un régal kitsch. 07. The Three Degrees - Givin' Up Givin' In (1978) VideoDès la première écoute, ce titre est immédiatement rentré dans mon Top Ten. L'hystérie gospel qui s'en dégage est tout simplement énorme. Malgré le propos éperdu de la chanson ("j'abandonne, je capitule"), ce titre ultra festif, produit par le pape de l'électro-disco Giorgio Moroder, est calibré comme une virée en rollercoaster. Cette version album est très difficile à trouver en CD. Enjoy! 08. Donna Summer & Barbra Streisand - No More Tears (Enough is Enough) (1979)Ce titre figure sur l'album Wet de Barbra Streisand. Difficile de dire que c'était pour redorer son blason car alors en plein succès, elle n'avait pas besoin de Donna Summer pour booster sa carrière. Il semble plutôt que ce titre ait été fait simplement par affinité et pour le plaisir. Cette joie se ressent bien au cours de ces presque 12 minutes de braillements des deux stars. Saurez-vous les supporter ? 09. Amii Stewart - The Letter (1979)Extrait de son deuxième album, ce titre pourtant sorti en single n'a pas connu le même succès que Knock On Wood. Pourtant, il possède les mêmes arrangements et la même énergie folle avec son refrain jouissif, adapté d'un standard de Merit Hemmingson et repris par Ike & Tina Turner. Comme quoi. 10. David London - The Sound Of The City (1979)Encore un film musical, avec Can't Stop The Music racontant de façon romancée la formation des Village People. Il s'agit ici du générique d'ouverture, frais à souhait, outrageusement gay et optimiste, soulignant une balade de Steve Guttenberg en rollerskate dans New-York ! Il y incarne ce que fût Henri Belolo, l'un des 2 producteurs des Village People. Encore un film surréaliste, dont la naïveté finit par séduire, à la manière d'un film Bollywoodien. Aucune allusion ouvertement homosexuelle, bien qu'évidente, n'y est faite. Un exploit ! 11. Fern Kinney - Groove Me (1979) VideoDernière partie de ce mix, plus groovy, plus funky. Jamais entendu parler de Fern Kinney. Et je le regrette car ce titre est une véritable tuerie. Avec son rythme lent, il est construit comme une machine à danser. Après un début chanté plutôt gentillet, la suite électro instrumentale inspire une transe hypnotique. Son hook, une basse synthétique avec effet delay, rappelle le I Feel Love de Donna Summer. 12. First Choice - Love Thang (Tee Scott Remix) (1979)Très classe, ce remix de Tee Scott exploite bien chaque partie de ce titre signé chez Salsoul Records. A noter, la rythmique qui a été souvent utilisée par le remixeur David Morales ou accélérée par Mousse T pour son Peppermint Disco Mix de Sex Bomb par Tom Jones. 13. Salsoul Orchestra Feat. Loleatta Holloway - Run Away (1977)Diva discrète du label Salsoul, Loleatta Holloway est célèbre pour son titre Love Sensation, maintes fois samplé, notamment pour le Ride On Time de Black Box. elle y a le gospel si agressif qu'il inquiète presque (Il faut écouter l'accapella pour le comprendre) ! Sur Run Away, son chant est plus sage mais le titre n'en est que plus classe et élégant. 14. Candi Staton - Victim (1978)Encore une diva injustement méconnue. Malgré son hit Young Hurts Run Free, elle n'a pas eu tout le succès qu'elle mérite. Son grain de voix inimitable n'a pourtant pas échappé en 2002 à Paul Johnson. Sa mère, fan de Candi Staton lui a inspiré son Doo Doo Wop. Son sample m'a fait connaitre la version originale Victim. Ce titre figurant sur l'album House Of Love est difficile à trouver sur compilation. 15. Linda Clifford - Red Light (1980) TrailerAvant d'être une série TV, Fame a été un film. Un film intelligent qui parle très bien du besoin d'expression artistique. Red Light accompagne l'audition passé par la copine de Leroy, le beau danseur black rebelle issu de la rue. Un moment de danse drôle et sexy que personne n'a oublié ! 16. Ritchie Family - Sophistication (1980)A nouveau extrait du film Can't Stop The Music des Village People, je n'ai pas pu résister à ce morceau festif, qu'on entend au moment où l'on découvre le club dans lequel travaille le go-go dancer Felipe Rose (l'Indien). Dans la salle, on aperçoit David Hodo (l'Ouvrier), dans une danse érotique avec 2 filles. Une performance ! 17. Jermaine Jackson - Let's Get Serious (1980) VideoMotown n'est pas en reste et propose une disco fidèle à son héritage. Avec Let's Get Serious, Jermaine Jackson chante certainement l'un de ses meilleurs titres. Un groove funky de malade, une rythmique et des cuivres de luxe, un petit bijou concocté par Stevie Wonder (qui chante le pont) dont Michael doit être jaloux ! 18. Change - Oh What A Night (1982)A part un rare import japonais au prix exorbitant, impossible de mettre la main sur cette perle de Change en CD. Sauf que le dernier best of, The Final Collection, a eu la bonne idée de l'inclure enfin. En France on connaît bien cette chanson grâce à... Claude François ! Cette Année Là (1962 pour Claude François) est en fait une adaptation française de December 1963 "Oh What A Night" des Four Seasons. Ce standard repris par Change a quand même une autre allure. Tout aussi bondissante avec sa boucle de piano, cette version agrémentée de claps et d'effets électroniques est un implacable alibi pour danser sans complexe. Compilations & sources : Discogs, Wikipedia, iTunes Store, moi et tout ça : A voir en DVD :  A lire et écouter : 
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Saturday, January 05, 2008
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Le début des années 80 a vu l'apparition de plusieurs mouvements musicaux dont le hip hop. Certains puristes vont vous dire que ça date du début des années 70... Faut pas déconner, l'explosion, c'est en 1982-1983, en tout cas en France. A l'époque on parle de smurf (danse désarticulée proche du mime), de rap (parler en rythme et en rimes sur de la musique), de break dance (danse au sol), de scratching (faire du son en bougeant un disque vinyle avec les doigts) et de graffitis peints à la bombe. Affublés de survêtements, baskets et gants blancs, on dansait sous forme de battle indoor ou outdoor, sur des planchers improvisés en carton (ça glisse mieux), avec l'indispensable et massif poste de radio stéréo pour la musique. Tout ça, c'est pas du folklore, ça existait vraiment et partout, grâce à une émission de télévision mythique présentée par le demi-dieu Sidney : H.I.P. H.O.P. Une émission diffusée sur TF1 le dimanche à 14h, avec des cours de danse, des invités récurrents comme Afrika Bambaataa, roi des Zulu (!) ou des exclus comme Madonna. Autant de noirs à l'écran, à l'époque c'était une première ! Une émission tellement culte pour toute une génération qu'on se demande pourquoi elle n'est toujours pas éditée en DVD. Ce qui m'a plu, outre le smurf que j'ai pratiqué évidemment (si, si !), c'est le son et notamment l'utilisation du sample. Une véritable innovation musicale qui perdure aujourd'hui à travers la house et le R&B.
Hip Hop Session 04 (57 minutes)
Track listing :01. Frankie Smith - Double Dutch Bus (12" mix) 1980Toute ma jeunesse ! A mi chemin entre le funk et le hip hop, ce morceau est toujours aussi culte. Il parle de ce jeu de saut à 2 cordes prisé par les fillettes. Un jeu de gamines, aujourd'hui mixte, devenu un véritable sport de compétition (voir le film "Jump In" avec Corbin Bleu). À noter, dans ce titre l'utilisation d'un slang (argot) assez compliqué dans lequel "iz" est placé au mileu d'un mot ("place" devient "plizace") ou dans lequel les dernière lettres d'un mot sont remplacées par "izzle" ("sure" devient "shizzle"). Bon courage ! 02. Grandmaster Flash & The Furious Five - The Message (12" version) 1982 VideoUn grand classique, un des premiers tubes mondiaux du rap, qui parle du ghetto. Je le préfère carrément aux Rapper's Delight des Sugarhill's Gang, que je n'ai jamais vraiment aimé. La musique répétitive ne me lasse toujours pas, 25 ans après. 03. B-Side / Fab 5 Freddy - Change The Beat (12" Female French Rap) 1982Voilà un titre très difficile à trouver dans cette version. Il existe au moins 4 versions du titre (courte, longue, en français, en anglais, les deux), parfois appelé "Une Sale Histoire". Je ne connais pas l'histoire de ce titre (pourquoi le français ?). Fab 5 Freddy apparait dans le titre "Rapture" de Blondie. A noter aussi, le "Aah this stuff is really fresh", isolé à la fin de la version 45 tours, est sans doute la phrase la plus samplée et scratchée dans l'histoire du hip hop. Même Herbie Hancock s'en sert dans Rock It. 04. Malcolm McLaren - Buffalo Gals 1982 VideoVoilà un de mes titres préférés de cette époque, co-signé par deux futurs membres des Art of Noise, Trevor Horn et Anne Dudley, cette dernière étant aujourd'hui plus connue pour ses musiques de films. L'anglais Malcolm McLaren, ex-manager des Sex Pistols, sort son album "Duck Rock" (excellent) dans lequel il mélange les sonorités hip hop américaines à des sons africains. Double Dutch (décidément... voir titre 1) sera le second single. Dans "Buffalo Gals", il est clairement fait allusion au show radio américain "World's Famous Supreme Team Show" qui ne passait que du hip hop. Certaines auditrices, samplées, figurent d'ailleurs dans ce titre ! Il remettra le couvert avec la "Supreme Team" en 1990 pour l'album "Round The Outside, Round The Outside". Il a aussi "réussi" à faire chanter Deneuve dans l'album "Paris" (1994). À noter dans le clip, le tout premier moonwalk (vers la fin) que j'aie vu et qui m'avait époustouflé, bien avant que Michael Jackson ne se l'approprie... 05. West Street Mob - Break Dance (Electric Boogie) (12" Version) 1983Un tube entièrement construit à partir du Apache de Incredible Bongo Band de 1973. Toujours aussi sublime, samplé et resamplé depuis. La base. 06. Herbie Hancock - Rock It (12" Version) 1983 VideoLe plus commercial des titres hip hop 80 (si l'on oublie les Break Machine...), mais tellement réussi par ce musicien hors pair, que le respect s'imposait. Outre le scratching, ce morceau utilise le vocoder, qui digitalise la voix en harmonies, nouveau jouet de Herbie à cette époque. Le vidéo clip d'avant-garde est aussi à voir. 07. Bernard Wright - Funky Beat (12" Version) 1983Je ne sais absolument rien de cet artiste. J'avais acheté le disque uniquement à cause de la pochette sur laquelle on voit différentes photos de break dancers. Finalement, ce titre s'est avéré une bonne surprise ! 08. Mon Dino - La Danse Des Mots (12" Version) 1983 VideoLes français ne sont pas en reste mais font dans le grand public. On considère souvent le titre de 1981 de Chagrin d'Amour, "Chacun Fait (C'Qui Lui Plait)", comme le premier rap en français. Pourtant il y a eu Dee Nasty et B-Side, mais très peu les connaissent (moi y compris !). Deux ans plus tard, l'un des papes de la hype d'alors sort cet unique disque "La danse des mots". Derrière le pseudo à peine déguisé de Mon Dino se cache le célèbre photographe/vidéaste Jean-Baptiste Mondino. Au moins Mondino rappe sur un vrai son hip hop. Bien sûr, il a aussi signé le clip, à la Jean Paul Goude, dans lequel on reconnait Caroline Loeb, Ged Marlon et Farid Chopel. 09. The Art Of Noise - Beatbox (Diversion One Mix) 1984 VideoSur les traces de Malcolm McLaren, les Art Of Noise sortent ce titre, structuré comme un bon titre de hip hop : une boucle de batterie et des samples. Ces samples sont ici plus sonores que musicaux. Le Fairlight était le premier synthé échantillonneur 8 bit qui permettait d'attribuer un son samplé à chaque note, et jouer au clavier avec. On reconnait ainsi les sons d'un match de tennis français (la balle qui frappe, "Faute !" dit par l'arbitre), un moteur qui démarre, un dérapage et un riff de cuivres provenant du "Rosanna" de Toto. Les ah et oh des voix masculines et féminines justifient le titre, évoquant une autre discipline hip hop, le beatboxing, qui consiste à imiter le son d'une batterie ou même d'un arrangement complet avec juste la bouche et un micro. Bref, toute une innovation musicale avant-gardiste qui eut un gros succès auprès de la communauté hip hop. Plus tard, Les AON signeront des tubes mondiaux, comme "Moments In Love", "Peter Gunn" ou leur reprise du "Kiss" de Prince avec un featuring second degré de Tom Jones. La version "Diversion One" de "Beatbox" inclut beaucoup d'instruments qui n'apparaissent pas dans le 45 tours. Voir la vidéo. J'aime beaucoup la fin au piano, qui révèle un vrai sens musical à ce titre qui peut sembler trop "sec" pour certains. Compilations & sources : Discogs, Wikipedia et moi ;-).
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Saturday, September 01, 2007
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Tuesday, April 17, 2007
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Au tour de la New Wave de passer à ma moulinette. Voici une sélection des titres New Wave et dérivés qui m'ont le plus marqué.
New Wave Session 03 (1h56 avec commentaire / with french commentary)
New Wave Session 03 (1h56 sans commentaire / without commentary)
Track listing :01. Visage - Fade To Grey Video 02. Kraftwerk - Das Model Video 03. Taxi Girl - Cherchez Le Garçon 04. Depeche Mode - Just Can't Get Enough (Schizo Mix) Video 05. Soft Cell - Tainted Love/where Did Our Love Go Video 06. OMD - Annex 07. Ultravox - Vienna Video 08. A Flock Of Seagulls - Wishing (If I Had A Photograph Of You) 12" version Video 09. Yazoo - Don't Go (Re-Mix & Re-Re-Mix) Video 10. Sparks - When I'm With You Video 11. ABC - The Look Of Love (Parts 1 & 2) Video 12. The Human League - (Keep Feeling) Fascination (12" Version) Video 13. Heaven 17 - Temptation (12" Version) Video 14. Duran Duran - The Reflex (Dance Mix) Video 15. Propaganda - Duel (Bitter Sweet Mix) Video 16. Commateens - Don't Come back (Remix) 17. Goûts de Luxe - Les Yeux de Laura Video 18. Fake - Brick Video 19. Yello - Vicious Game (12" Version) Video 20. Do Piano - Again 21. Talk Talk - Life's What You Make It (12" Version) Video
Compilations & sources :
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