La jungle urbaine de Luanda...on dirait un Los Angeles version Afrique: ville ultrapeuplée, violente, concentrée, grouillante, trés bruyante, des défilés de Hummers et de tous les plus gros 4x4 du monde, frolant des toyotas rapiécées, créeant d'énormes embouteillages sans fin...le moindre déplacement est long et harrassant.

On passe devant des villas gardées par les kalachnikov, des dizaines de petits vendeurs qui profitent des embouteillages pour essayer de vendre des jouets, des planches à repasser, des costumes cravates, des disques, des téléphones et ainsi de suite...Le pétrole et l'argent sont ici omniprésent. Le coût de la vie est plus élevé qu'a Paris! On est un peu assomé.
Le concert a lieu au Miami Beach (!), bar/club sur la plage de Luanda, versant Ilha (presqu'île qui fait face à la ville et ou sont situés beaucoup de bars et boîtes).


La chaleur, le portugais, le foot et les maillots "ficelles" font penser au Brésil...

[les chaises Super Bock (biere portugaise) se massent à l'écoute du violoncelle]
On joue devant du monde, beaucoup de français de chez Total (!) d'ailleurs sponsor de ce spectacle (!!!). L'accueil est bon, curieux, mais pas d'hysterie, les gens boivent et mangent... on finit par en faire autant...

L'avion vers le Congo (pas de vol direct vers Brazzaville, escale à Pointe Noire, pétrole oblige...) part dans à peine quelques heures, juste le temps de plier le matos, prendre une douche et faire les bagages...on est bon pour une nuit blanche!